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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 21:34

IV - Les suites de couches.
A - Du point de vue du séjour.
4 – Les autres choix :

 

Dans cette partie, je vais revenir sur l'ensemble des choix que nous avons fait pour accueillir au mieux Rose.

 

D'abord un choix personnel du point de vue de la maman, celui de ne prendre aucun médicament pendant toute la durée de la grossesse. Bien que parfois, je l'encourageais à en prendre un ou deux pour soulager de la douleur ou des nausées, elle n'en a rien fait, même pas pour soulager un mal de tête.

 

Le choix de l'allaitement a été pris ensemble. Moi j'y étais à 100% favorable. Plus naturel, plus éthique, plus économique, si j'avais été mère cela n'aurait pas été un choix mais une évidence. Bien que j'ai conscience que c'est compliqué pour ma femme, je suis fier qu'elle ait fait ce choix. A plus de trois mois, nous sommes toujours en allaitement exclusif. Manon souhaite rester ainsi autant qu'elle le pourra.

 

Un autre choix est celui de l'accouchement. En principe, j'étais pour l'accouchement le plus naturel qui soit et Manon aussi. Mais la réalité nous rattrape vite et Manon s'est penchée sur le cas de la péridurale. Étant le mâle, ce n'est pas moi qui pouvais faire ce genre de choix, je ne donnais donc qu'un avis consultatif.

 

Pour la péridurale, j'étais mitigé. D'une part, je savais qu'elle pouvait soulager et qu'elle était « sans danger ». J'étais donc favorable pour la mère. Toutefois, elle n'est pas naturelle et le risque zéro n'existe pas. C'est pourquoi j'étais un peu contre.

 

La position classique n'avait pas fait l'objet de réflexion. Nous avions vu à la maternité qu'il existait d'autres positions mais l'équipe soignante me semble, avec le recul, peu formée sur la question. S'il devait y avoir un regret c'est de ne pas s'être davantage interrogé sur la question.

 

La césarienne, j'étais à 100% contre. Les raisons me paraissent évidentes. D'abord la césarienne est culturelle et non naturelle. Le bébé est prévu pour arriver à un terme. Laissons la nature faire. Pourquoi vouloir le faire sortir plutôt si ce n'est par égoïsme ? La peur qu'il devienne trop gros ? Une date qui a notre préférence ? La peur de souffrir ? Ensuite, c'est une opération chirurgicale qui comporte tout son lot de risques. Trop de fois confronté à l'ignorance médicale, je n'ai pas beaucoup confiance en la médecine occidentale. Enfin, c'est surtout pour le bébé que je suis inquiété. Si la nature prévoit la sortie à un instant donné, je suppose qu'il ne faut pas la contrarier. Les exemples sont légions des cas où l'homme contrarient la nature et jamais il n'a eu raison de le faire. Je soupçonne que la césarienne provoque un stress important au corps de la mère et au bébé. Vous me direz que la mère est anesthésiée. Ce n'est pas parce que l'on n'a pas conscience de la douleur que la mémoire cellulaire n'enregistre pas de traumas. De même, le bébé n'a pas achevé son évolution pour sortir. Déjà l'accouchement est une épreuve mais toute la magie de la nature est qu'elle accompagne le bébé vers la sortie grâce aux hormones, aux contractions … La césarienne le tire d'un état à un autre. Il n'y a pas de phase transitoire.

 

Le choix du prénom et de son secret. Nous avons choisi plusieurs prénoms et avions décidé de les garder pour nous. Pourquoi garder secret un prénom ? Pour moi il y a de nombreuses raisons. D'abord, c'est con à dire mais pour éviter qu'il ne fuite. Je crois que c'est profondément humain mais nous cherchons tous à rendre unique cet être. On ne veut donc pas voir un prénom choisi précautionneusement être donné à un nouveau-né de l'entourage juste parce qu'il sonne bien.

J'avais d'autres raisons plus personnelles. La première c'est que donner le prénom aurait pu amener les plus enthousiastes à acheter des objets personnalisés. « On ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué » de même on n'achète pas de futilité à un non-né. La deuxième concerne la crainte de la perte du bébé. Donner un nom à un être, c'est lui donner une identité. Il me semblait plus judicieux que nul autre personne ne connaisse le prénom. Je peux faire erreur mais il me paraît plus simple de faire le deuil de l'innommé. Enfin, une légende veut qu'au dernier moment les parents sont susceptibles de changer de prénoms.

 

Il y a eu d'autres choix mineurs qui ne feront pas l'objet d'article. Je reste toutefois à l'écoute si jamais une question vous vient.

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