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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 21:37

Plus subtile, notre troisième prison n’est pas visible. Il s’agit de notre esprit. (Là il faut s’accrocher)

L’esprit est fortement orienté par tout ce qui est précédemment dit (Voir partie 1). Par conséquent, on pourrait penser légitiment que cette prison se confond en les deux autres. C’est vrai, pour la majeure partie des gens : tous ceux et celles qui n’ont pas conscience où qui acceptent cette réalité comme une fatalité.

Il y a les autres, parmi lesquels moi. Tous ceux qui se sont défaits de leur mental (ou esprit), et qui ont fait des deux autres gardiens, des collaborateurs ou des alliés. Ils ne sont pas si libres qu’on peut le penser. Car tous leurs schèmes de penser et tout ce qui leur permet cette liberté, difficilement acquise, sont leur nouvelles barrières.

Permettez-moi deux analogies :

Au départ, nous sommes des poules par dizaines encagées puis, nous comprenons qu’il est possible de s’évader pour vivre dans le pré d’à côté. Certaines de ces poules l’osent et vivent plus heureuses. Elles n’en demeurent pas moins des poules limitées à ce pré. Et elles continuent de pondre pour un fermier.

 

Au Moyen-Age, nous avions 3 ordres : clergé, noblesse et paysans. Les paysans étaient subdivisés entre les serfs attachés à une terre et qui appartenaient au seigneur et les vilains (des paysans plus libres). Ils pouvaient être parfois des petits bourgeois. (Aujourd’hui, nous naissons tous plus ou moins vilains). Certains de ces bourgeois, rarement, pouvaient passer Nobles. Il n’en demeure pas moins qu’ils étaient tous vassaux de vassaux, sous la coupe d’un roi et d’une religion.

Il y a des forces supérieures qui nous contrôlent toujours. Ces forces supérieures sont parfois favorables, et parfois défavorables. Il est important d’en avoir conscience car c’est la première étape pour pouvoir toucher du doigt la liberté. 

 

Ainsi nous sommes prisonniers !

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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 21:23

Lorsque j’ai écrit mon premier article philosophique « Vision de vie » alors que je n’avais que seize ans, j’avais mis le doigt sur une vérité fondamentale : nous ne sommes pas libres.

Notre naissance est en soi un fait imposé. Nous n’avons pas eu le choix, nous y avons été contraints. Dès la naissance, nous sommes intégrés à des bases de données : registre de l’état civil, les impôts, au boulot, à la CAF, parfois à la banque et même dans les magasins (Ma fille née en novembre 2018 était connu du programme de fidélité KIABI en mars-avril 2018).

L’ensemble de ces registres forment le premier socle d’asservissement.

Les schémas éducatifs traditionnels (famille, école, amis) permettent d’enraciner l’emprise de la société sur notre être, par la communication de savoirs contrôlés et par la morale enseignée.

Ainsi, sommes-nous prisonniers !

Pourtant la société n’est pas notre première prison. Elle est celle qui se met en place grâce à la première. Notre première prison nous est offerte par notre naissance, il s’agit du corps. Bien qu’on puisse tout lui faire subir (percer, tatouer, augmenter, muscler..) nous ne pouvons-nous en défaire sans impacter notre existence. Et pourtant j’en rêve.

La prison qu’est le corps à une particularité : il grandit et nous laisse davantage d’espace nous obligeant à oublier qu’il est notre geôlier. Par « espace » et par « grandir » il faut comprendre qu’il nous offre des expériences sensorielles agréables. Les 5 sens, pourtant premiers supports d’apprentissage, sont les différentes salles de notre donjon. Et y trouvant de quoi nous réjouir, le corps semble apparaître comme un instrument des plaisirs et de félicité. Quelle n’est pas l’erreur de se perdre dans ce mensonge qui nous rattrape vite par la douleur, l’infirmité et la maladie ?

Ainsi, nous sommes prisonniers !

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 21:01

IV - Les suites de couches.
A - D'un point de vue du séjour.

3 - Les après-midis et choix pré-accouchement.

 

Il y a eu le premier, celui des visites. Nous avons reçu 6 personnes. La tradition veut que ce soit normal d'être visité, ne serait-ce que pour partager la joie et l'intérêt qu'ont nos proches pour ce nouveau membre. Mais, il faut reconnaître que ça fatigue aussi beaucoup.

Pendant la grossesse, nous avons suivi les cours offerts par la maternité. Nous avons appris qu'il était très très important pour un nouveau-né d'être dans le calme et seul avec ses parents (sauf l'équipe soignante).

En effet, le bébé qui découvre son nouveau monde se fatigue plus vite. Les odeurs et le bruit provoquent du stress qui peuvent déclencher des réactions hormonales. L'excès de monde fait varier la température ce qui n'est pas bon pour le bon développement de l'enfant. Nous avons fait le choix de l'allaitement. L'allaitement, c'est un peu différent du biberon car il n y a pas d'heure fixe. On donne le biberon une fois toutes les trois heures mais on donne le sein a la demande. De plus la montée de lait peut être perturbée par l’environnement. Enfin, nous avons pratiqué beaucoup le peau à peau, pratique hautement conseillée par les professionnels. En parlant avec une sage-femme, elle nous a dit que c'était la première fois que des parents respectaient aussi bien tous les conseils. Mais nous ne l'avons pas fait pour être de bons élèves. Nous l'avons fait en connaissance de cause et en adéquation avec nos valeurs (voir infra). Je suppose que nous avons fait les bons choix puisque nous sommes sortis avec un peu d'avance, elle n'a quasiment pas perdu de poids et elle a pris un rythme vachement intéressant. Rose a inversé sa courbe de poids le vendredi matin, elle n'avait même pas 48h ce qui est peu fréquent d'après les sages-femmes normalement c'est au 3e voire au 4e jour. 

 

Et puis il y a eu l'accouchement. Pénible, douloureux, fatigant, l'accouchement provoque un traumatisme pour le corps. L'utilisation de forceps s'ensuivit d'une déchirure qu'il a fallu soigner durant longtemps.

A ça s'ajoute, le rythme de maternité : la nuit, il faut se lever pour changer le bébé et le nourrir.

Le matin, il y a les va-et-vient incessants de 6h30 à 13h. L'après midi, il y a les examens complémentaires, nourrir et changer le bébé et tenter de se reposer, surtout pour la convalescence de la maman.

 

 

Voilà donc l'ensemble des raisons justifiant les choix de recevoir le minimum de visiteur. Je disais que les recommandations de la maternité étaient en adéquation avec nos valeurs :

Par nature, les mammifères qui mettent bas sont isolés les premiers temps de la progéniture. Dans d'autres cultures, on laisse la femme et l'enfant une semaine voire un mois, enfermés à la maison avec pour seul visiteur le papa. Le tout doit permettre à la famille de prendre un rythme en excluant toutes les causes exogènes de stress divers (bruits, odeurs, microbes..)

 

Pour moi, nous restons des animaux et de surcroît des mammifères et bien que tout le monde n'est pas prêt à l'entendre j'estime qu'il y a un temps nécessaire entre la naissance et la visite.

Pendant le dernier trimestre, j'ai essayé de faire véhiculer l'idée. Il fallait voir la tête des gens qui s'offusquaient, oubliant par la même occasion qu'il ne s'agit que d'un choix. Un peu comme l'achat d'une marque au lieu d'une autre, la pause de faux ongles, le choix de l'école privée ou publique … Les choix nous appartiennent et ne sont pas opposables.

Manon, quant à elle, voulait recevoir au moins les grands-parents. Sans doute parce qu'elle savait que les gens n'étaient pas prêts à vouloir comprendre. Ce que j ai accepté. 

Je ne considère pas l'enfant comme un trophée, ni une bête de foire et encore moins comme une possession. Beaucoup sont heureux de montrer leur enfant tout de suite. Je ne comprends pas cette pratique et pourtant je ne la condamne pas.

Si ça ne tenait qu'à moi, Rose ne serait pas sortie pendant ses six premiers mois puisque nous sommes en hiver. Manon voulait attendre au moins les premiers vaccins.

Le dialogue m'a amené à accepter mais la décision de la sortir n'émanera pas de moi.

 

On pourrait penser qu'il s'agit d'une sur-protection. Je vous assure qu'il n'en est rien, je vous invite juste à regarder les documentaires sur le règne animal et à comparer les petits des autres animaux avec les nôtres. Vous remarquerez qu'ils sont beaucoup plus précoces en ce qui concerne la sortie du terrier ou du nid.

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 19:51

Lorsque je publie un article relevant du développement personnel, j’associe sur mon blog l’image d’un tourbillon. Ce n’est pas anodin. Pour moi, le tourbillon représente l’évolution, qu’elle soit ascensionnelle ou régressive. C’est un symbole de puissance et un phénomène irrésistible. Ce caractère impérieux sous-entend que l’évolution n’est pas du fait de l’homme, il ne la contrôle pas. La force du mouvement tourbillonnaire est supérieure. C’est la spiritualité.

 

Le tourbillon (qu’il soit spirale simplement, cyclone ou maelstrom) peut être de deux types :

1 - les extrémités s’approprient l’environnement et se referme sur le moi (l’œil), ce que j’appelle le tourbillon intériorisant.

2 - le centre libère une énergie qui rayonne vers les extérieurs, ce que je nomme le tourbillon extériorisant.

 

Le tourbillon intériorisant, c’est l’expression du tumulte de votre intériorité. C’est l’égo et le flux de sentiments négatifs sans cesse circulant en vous. Une énergie négative qui amène la négativité. Il s’agit de tous ceux qui vivent ailleurs que l’ici et le maintenant. Ils attirent à eux ce qu’ils sèment. C’est peu ou prou la fameuse loi de l’attraction. Je reviendrais sur la notion.

Vous êtes l’œil de votre cyclone. C’est à vous de faire tourner cette énergie dans l’autre sens.

 

L’autre sens, c’est lorsque le centre est si énergétiquement puissant qu’il « contamine » son environnement. Lorsque l’on choisit d’inclure une dose de spiritualité dans sa vie, sans forcément se faire moine, l’œil du cyclone peut inverser la tendance et se mouvoir en tourbillon extériorisant.

Les préceptes du coaching agissent bien comme un ouragan, ils font tournoyer nos croyances et sentiments actuels, les font s’envoler pour laisser place à un terrain vierge ou pour planter les graines du changement.

 

J’ai choisi un tourbillon d’eau et pas n’importe lequel. Il peut se voir au Japon sous le pont Naruto. Ce tourbillon porte le même nom. Naruto, pour ceux et celles qui ne connaissent pas est aussi un manga. Selon moi, le meilleur depuis l’avènement du club Dorothée. Il fera également l’objet d’un article.

Ce manga a été l’une de mes sources d’influences et a été pour moi l'élément spirituel qui renforça l'oeil de mon cyclone.

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 23:25

Il y a déjà très longtemps que j’ai une idée fixe sur ce thème.

 

La réflexion est née en 2009. Le jour de la photo de classe. En plus c’était pendant le cours de philo. Ça m’a donc fait doublement chier.

 

Cependant, je n’avais pas le choix. Sur le trajet, entre la salle et la cours, j’ai eu le droit à un cours de sagesse gratuit suivant la méthode antique. Ça c’était fun. Et puis, me voyant contrarié, Didier, mon prof, m’interrogea. Et je lui expliquai en substance ceci :

 

Je n’aime pas la photographie. Je suis même contre la photo.

 

D’abord, parce que je trouve que j’ai une tête de con dessus. Mais surtout parce que je ne trouve pas ça naturel. Le principe de faire un arrêt sur image du temps alors qu’il est censé s’écouler sans cesse me semblait malsain, sans que je sache l’expliquer vraiment. Il me semble que c’est comme refuser l’écoulement du temps et le fait que tout prend fin. La photographie permet d’immortaliser et par là, elle peut, peut-être, rassurer les gens face à la mort.

Ensuite, parce que l’on attribue à la photo un rôle de sauvegarde de la mémoire. Or, justement capturer un instant, c’est permettre au cerveau de l’oublier, de le ranger quelque part et de ne s’en souvenir qu’au moment de retomber sur la dite photo. On se prive de se souvenir consciemment.   

 

D’ailleurs dans le jargon on dit « capturer un instant », capturer est liberticide. Quelle liberté tue-t-on ? Je ne mets pas encore de mot dessus.

 

Pourtant la photo artistique, ça j’aime. Je ne suis pas opposé à l’Art. La photo, qui nous permet de découvrir sous des angles différents la même chose, n’est qu’une poésie simplifiée.

 

En plus de ça, vous savez (lui dis-je), je pense que c’est très hypocrite. On se force à sourire alors que l’on ne le souhaite pas forcément. Aujourd’hui on vend la possibilité de se souvenir de sa classe mais combien d’entre nous resterons en contact ? Les relations, ça va ça vient. En fait, c’est surtout le moyen de tirer malhonnêtement de l’argent de ses élèves.

Les photos de famille, c’est un peu la même chose. Ça prend l’instant indépendamment de ce qui se passe avant et après. Comme ci, le bonheur n’était pas possible, et qu’il fallait à tout prix le capturer, pour qu’il existe au moins virtuellement.

 

Enfin, pour moi la photo, c’est aussi une cause de souffrance. Se souvenir d’un moment heureux, de manière instantané, sans cultiver la philosophie du souvenir, peut faire naître des sentiments de nostalgie voire de tristesse.

 

 

Voilà ce que je pensais jadis, à 17 – 18 ans.

 

 10 ans plus tard, je ne regrette pas le boycott de l’achat des photos de classe. Il faut dire qu’en plus j’avais raison. Entretenir des relations est un combat que nous perdons à coup sûr si l’on est seul. Pour le reste, ma position a effectivement évolué.

D’abord, bien que je sois toujours en phase avec ce que je pensais, je me fiche que ce ne soit pas naturel. Ça existe, alors faisons avec et tentons de la « moraliser ».

La photo est un bon moyen d’aider à développer le souvenir grâce aux détails. J’aime beaucoup les photos de l’instant, celle qui garde un sourire vrai, celle qui immortalise un moment non mis en scène. La vérité d’une photo c’est ce qu’il y a de plus beau.

Je n’ai plus rien à faire que le concept est de figer le temps car vous l’aurez compris maintenant : réfutant son existence, on ne peut pas figer ce qui n’existe pas. Le mouvement lui est perpétuel, et le cliché nous le rappelle.  

 

Je m’adonne parfois à des séances forcées de selfies : je me prends au jeu pour accepter de « capturer un instant » mais ça ne dure hélas que quelques minutes. Au bout de 5 tentatives, je ronchonne. Conscient que nous ne pensons pas tous pareil, j’accepte, sans mot dire, les photos et j’affiche un sourire travaillé que je peux garder le temps d’une vidéo.

J’utilise aussi Instagram, qui par essence se veut le réseau de partage d’images et photos. Je peine à l’alimenter.

Enfin, une nouvelle idée me vient au moment où j’écris. Cet engouement pour la photo a permis la création d’un marché. Ca a créé concomitamment un besoin chez certains, poussant à la consommation de bien onéreux. Je pense notamment au téléphone qui concurrence aujourd’hui certains appareils photos. Les consommateurs ne recherchent plus un téléphone mobile avec caméra/appareil photo, mais un appareil photo avec l’option appel et sms. Ils déboursent des fortunes pour des mobiles qui associent super qualité de pixellisation, batterie longue durée, capacité de stockage hors norme. Ils deviennent esclaves de leur besoin, se refusant le retour à un smartphone moins doté.

 

Pire encore, je soupçonne un manque de présence pour de nombreux jeunes utilisateurs. Ils peuvent s’y prendre à plusieurs fois pour photographier et, ce souci d’apparence parfaite les détourne de vivre pleinement l’instant présent avec toutes ses richesses que nul appareil ne pourra jamais sauvegarder.

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 22:36

IV - Les suites de couches.

A - Du point de vue du séjour.

1 - Le temps d'attente entre l'accouchement et la mise en chambre.

Deux heures, c'est long pour une femme qui a accouché, qui a souffert, et qui n'a pas mangé. Pour le papa qui assiste aussi à l'ensemble, il est possible d'aller chercher un casse-croûte, mais j'ai préféré rester pour apporter, chaque seconde, une maigre participation d'un point de vue moral. Par conséquent c'est long aussi.

Quatre heures, c'est de la torture. Heureusement, pendant cette période on envoie les sms pour annoncer la nouvelle et les échanges permettent de pas trop s'ennuyer. Mais ça n'occupe qu'un quart du temps. J'ai invité ma femme à dormir un peu pour patienter. Bien qu'elle avait la petite sur elle, j'étais là pour surveiller.

Outre la fatigue et la faim, elle avait une grande envie d'uriner.
Personne dans les couloirs. il a fallu attendre qu'on vienne nous chercher pour que je demande à ce qu'on l'accompagne. En effet, moi je devais rester avec Rose et elle ne pouvait pas dans son état déambuler seule. Quelques minutes après, nous sommes amenés en chambre.

 

Le seul moment que j'ai trouvé appréciable c'est que devant la chambre, j'ai mis une nanoseconde à voir qu'on était en 1411. C'est un détail mais comme Rose est née le 14 novembre, j'ai trouvé en cet instant une espèce de confort. - Chelou le gars ! 

 

2 - Les matins.

Durant les cours de préparation à la naissance, on apprend qu'il est préférable pour un nouveau-né de le laisser se reposer. Pour cela, il faut limiter au maximum les va-et-vient, les baisses ou montées de température. Pourtant, le personnel entre une dizaine de fois entre 7h et 12h. C'est dommage, qu'ils ne pensent pas à venir à plusieurs pour limiter ces venues. Car il n'y a pas que l'enfant qui ne peut pas se reposer. Les parents non plus, surtout la mère.

 

Je pense, qu'une découpe devrait se faire comme suit :

6h30 -7h Passage de deux personnes : une pour examiner la maman l'autre le bébé.

10h15 -10h30 Passage de trois personnes, dont les deux du premier passage et la troisième pour le nettoyage de la chambre.

12 h Une personne pour le repas.

Ce découpage permettrait :

- de respecter les conseils donnés par la même équipe médicale durant la phase de grossesse,

- de permettre à la mère de se reposer.

 

Et le papa dans l'histoire ? Si le papa peut rester avec sa famille, je le conseille. Encore une fois, c'est un soutien pour la mère, la protégeant de la dépression post-natale qui arrive fréquemment. Le père se consacre à l'enfant dans tous les petits moments où la mère est occupée (repas, WC, tentative de repos). Le père peut aussi enregistrer tout ce qui se dit. La somme d'informations est conséquente et une maman fatiguée, entrain d'allaiter peut avoir des moments d'hypovigilance. Ces jours furent longs et pas très productifs. Mais la logique de l'homo-oeuconomicus ne doit pas s'appliquer dans les moments familiaux forts.

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 23:06
La douche est une des plus belles inventions. Les variables du jet peuvent offrir un moment relaxant même si peu de personnes prennent effectivement la décision de s'en servir, par manque de temps dit-on.
 
La douche serait plus économique que le bain. Tout dépend évidemment du débit utilisé et de la durée de la douche. Mais en moyenne, elle est effectivement plus écologique et plus économique. Elle est aussi plus hygiénique. En effet, le bain est une eau stagnante qui garde nos impuretés dans lesquelles nous baignons. Sauf si on se baigne après une douche.
 
Du moment de la douche :
Pendant longtemps, je prenais deux micro-douches par jour, voire trois en été. J'aime me sentir propre. Cependant des études montrent que ce n'est pas conseillé pour la santé. Le "trop propre" aurait un effet sur notre système immunitaire.
Je veux bien l'entendre et mon porte-monnaie aussi.
 
Certains sont pour la douche du matin, partir frais et propre pour la journée. Et le soir, pas de douche ni forcément de rafraîchissement.
 
Pour d'autres, c'est l'inverse. Pas de douche le matin voire pas de petite toilette du tout. Par contre une bonne douche le soir. Je suis de cette école. Voilà comment je justifie la chose :
Le matin, une petite toilette à l'ancienne est nécessaire. La nuit, on sue. La journée, il y a aussi la sueur et la pollution mais aussi l'ensemble des microbes ce qui justifient, à mon sens, la douche du soir.
 
Douche froide et douche chaude :
 
De plus en plus, la douche froide est plébiscitée pour ses bien-faits : détente musculaire, favorise la spermatogenèse, participe à la défense immunitaire, participe à la perte de poids...
 
L'eau chaude réchauffe, offre sur l'instant un bien instantané, un soulagement et aide à l'endormissement.
 
D'un point de vue naturel, l'eau chaude existe rarement (sources chaudes) alors que l'eau froide se trouve à foison. Par conséquent, sans étude scientifique, je pense que la douche froide est plus intéressante. Par douche froide, j'entends inférieure à 20°. J'ai beaucoup de mal à m'y mettre. Généralement je l'expérimente lorsque la météo s'y prête.
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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 16:37

III - L'accouchement vécu par le père.

A - L'horreur.

 

Tout le monde semble d'accord pour attribuer à la mère une sorte de médaille morale pour l'épreuve qu'elle subit. Elle est amplement méritée. Ce n'est un tabou pour personne, l'accouchement, même s'il est davantage contrôlé aujourd'hui, reste physiquement d'une rare intensité.

Nous autres hommes, nous ne pouvons pas l'imaginer. D'ailleurs, cela a même donné matière à raillerie envers nous, qui ne pourrions pas accoucher puisque nous serions à l'agonie avec un simple rhume...

Je peux me tromper mais je soupçonne que pendant le pré-travail et le travail, la douleur physique est telle qu'elle ne laisse place à rien d'autre, si ce n'est un soulagement entre chaque contraction et l'espoir que ce soit la dernière.

 

Chez moi, l'accouchement a été le troisième événement le plus douloureux de ma petite vie. Une douleur non physique qui s''exprimait physiquement.

 

14 Novembre 2018. Comme tous les matins de semaine, je me lève et me prépare pour prendre le train car je bosse en région parisienne.

Je dis au revoir à ma femme qui se plaint de douleurs (elle se plaignait souvent de douleurs ces dernières semaines et la veille, elle avait consulté aux urgences. Après chaque consultation, depuis la première échos, les lendemains étaient toujours un peu douloureux). Je n'y ai pas vu de signe précurseur.

1h45 plus tard, j'arrive au bureau et je me mets à bosser normalement, je prépare malgré tout une feuille de congé au cas où ce serait pour aujourd'hui, sans grande conviction.

9H la réunion très importante que j'attendais depuis des semaines commence.

9H30 un SMS : la perte des eaux.

Je savais qu'entre ce moment et l'expulsion de notre squatteur, il y aurait au moins une dizaine d'heures. Mais ma place était auprès d'elle.

 

J'étais rassuré, durant le trajet du retour, j'appris que ma mère était avec elle et l'avait amenée à la maternité. Elle n'était pas seule.

 

Aparté : A un quart d'heure de mon arrivée ma mère me dit que sa belle-fille souffre le martyr et qu'elle a mal pour elle. Je connais ma mère et si elle est l'une des femmes les plus merveilleuses sur terre, à qui je pourrais demander n'importe quoi, c'est aussi une des seules à qui je ne demanderais pas d'être soutenu dans la douleur. Car me voir souffrir, la rendrait malade et elle souffrirait avec moi. Je verrai sa souffrance et je souffrirais qu'elle souffre de me voir souffrir ... Bref, j'étais loin d'imaginer ce qui m'attendait.

Mon père était là, en bas et m'attendait. Je me souviens des cours de préparation à l'accouchement, je m'oriente sans stress vers les locaux, je m'habille suivant le règlement et mon père m'indique la bonne chambre. Je tape et j'entre. Dans les yeux de ma mère un soulagement, dans les yeux de ma femme, je n'ai pas pu lire de sentiment accueillant ma venue.

Pourtant, habituellement en un regard, je sais si elle est triste, contente, ravie, soulagée. Mais là, à cet instant précis, rien que mon entrée provoqua. Tout ce que j'ai pu lire, c'est la douleur et la détresse. La même détresse qu'on peut voir dans les yeux d'un animal, à l'abattoir, qui sait sa fin proche. La même douleur qui dégarnit et torture l'âme de l'impuissant, face à un visage aimé qui s'altère, qui gonfle, qui se défigure, qui se déforme, s'écorche, et se distord. C'est ce visage du patient en phase terminale.

Lorsque ma mère ferma la porte, je me suis retrouvé seul et impuissant face à Manon, désolé de son état, avec une envie de lui demander pardon. Et puis, une seconde a suffit, une contraction revenait et je devais être là. Je la pris par la main pour tenter de l'accompagner, pleinement conscient que sur l'instant de la douleur, j'étais à la fois là et pas là pour elle. Absent car la douleur m'occultait mais présent psychologiquement.

Elle n'était pas seule. Je ne souffrais pas physiquement. Pourtant intérieurement, mon coeur battait si vite, mon estomac se nouait comme si j'étais celui qui était contraint de la torturer. Des cris, des injures, des larmes et elle s'asséchait. Le manque d'humanité aussi, pendant les premières heures, on se serait presque cru à Ales, trois ans plus tôt.

Le moment béni de la péridural arriva. Tant attendue, avec des effets prometteurs en quelques minutes, d'après ce que ma femme avait pu lire... Mais le sort en décida autrement, la souffrance se poursuivit deux heures de plus.

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 20:53

II - La paternité virtuelle

B - La pré-paternité : de la découverte de la grossesse à l'accouchement.

3 - Le reste de la grossesse.

Du quatrième au dernier mois, ce fut très certainement une métamorphose. Au petit soin pour un ventre. Pas n'importe lequel, celui qui portait l'enfant vers lequel je me suis obligé. Oui, je suis débiteur. C'est comme ça que je vois en partie ma paternité. On ne fait pas un enfant pour les autres mais on ne le fait pas pour soi non plus. Un enfant, ça ne nous appartient pas. Ce qui nous appartient c'est son apprentissage.

 

Débiteur donc, mais pas que. J'étais attentionné, je veillais à ce que la grossesse se passe le mieux possible, j'étais aussi très chiant en rappelant tous les jours les mêmes choses. Depuis le début, et même après l'épisode de l'accouchement, mon plus grand regret est le fait de ne pas avoir pu porter l'enfant. Car au final, c'est la mère qui a toujours le dernier mot. J'ai la chance d'avoir une femme qui m'a, non seulement, beaucoup écouté mais qui surtout était alignée avec pas mal de mes principes concernant la conception de l'enfant. Une grossesse avec une diversification alimentaire, avec des privations également d'ordre alimentaire, et avec une seule prise médicamenteuse.

 

Nous avons travaillé sur le choix des prénoms qui a une importance capitale pour l'enfant. Le prénom joue de nombreux rôles dans l'identité de l'enfant. C'est d'abord son identité, c'est ensuite un indicateur relativement fiable de la provenance sociale et donc du déterminisme social, bien que ce ne soit pas une fatalité.

L'herméneutique du prénom a également un rôle déterminant dans la vie. Le choix du prénom ce n'est pas seulement la rencontre des goûts des parents. Certes on ne saurait donner un prénom que l'on n'aime pas, cependant ce doit être avant tout une alchimie entre la préférence des parents, les intérêts de l'enfant, l'addition au nom, l'époque dans laquelle nous vivons et l'histoire personnelle qui entoure le prénom. Je n'appelle pas mon fils Victor juste parce que je suis fan de Newman et que maman aime le prénom...

 

La magie a également opéré pour moi. J'ai senti les premiers coups. J'ai donc commencé à dialoguer avec le fœtus. Je parlais et ça stimulait la vie en ma femme qui se manifestait par davantage de coups. Une phrase rituelle pour créer un stimulus.

Dans le dernier trimestre, j'ai lâché la bride et nous avons profité de l'été pour faire les achats. Mais, j'ai vraiment essayer de favoriser l'essentiel et de renoncer au compulsif.

 

J'ai également participé à l'ensemble des examens sauf le rendez-vous avec l'anesthésiste (10 min) et un rendez-vous hors programmation (pour être rassurée). Nous avons également suivi les cours de préparation à la naissance. Personnellement, je n'en retire pas un gros bénéfice si ce n'est être conforté dans ce que je pensais. Je voulais que nous apportions une éducation et une présence parentale la plus proche possible du règne animal. Encore une fois, je n'avais pas une femme réfractaire bien que tout ce à quoi je pensais n'a pas pu être mis en œuvre. Tout ces choix ont été discuté avant la naissance mais je ne vous en parlerai qu'après avoir relaté l'épisode de l'accouchement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 15:44

II - La paternité virtuelle

B - La pré-paternité : de la découverte de la grossesse à l'accouchement.

2 - Le premier trimestre.

Ça parait étrange et pourtant chez moi ça implique énormément. Je ne porte pas l'enfant, cependant je me sens tout de même investi d'une mission. 

D'abord, je continuais mes témoignages d'amour. Ils sont essentiels à l'état psycho-sentimental de la femme et donc probablement plus chez la femme enceinte.

C'est con à dire mais de manière schématique ça donne : 

Femme enceinte soutenue = femme heureuse = baisse du stress et des inquiétude = bonheur et ou joie de madame = grossesse sereine = bébé satisfait.

Il a également été convenu, à coup de dialogue, de ce qui est faisable ou non, consommable ou non. Je ne suis pas devenu un larbin, non ! Elle est restée très autonome avec une aide pour tout ce qui est un peu plus physique (même porter des charges dérisoires celles supérieures ou égales à 5 kilos).

Une femme enceinte ne doit pas rester sur le canapé toute la journée (sauf s'il y a un risque caractérisé pour le bébé).

L'alimentation se devait d'être la plus variée possible et il fallait pallier aux carences.

Les rapports sexuelles étaient délicats et lents. Il faut attendre au moins que l'embryon soit bien accroché pour être un peu plus vigoureux.

Le plus compliqué était de s'attacher émotionnellement à la vie qui faisait son chemin dans le ventre de ma femme. En effet, statistiquement, les trois premiers mois de grossesses sont ceux où le risque d'une fausse couche est plus important. Je ne voulais pas aimer un embryon au risque de ne pas pouvoir soutenir ma femme en cas d'arrêt de la grossesse. Car les femmes ont cet instinct qui passe de la virtualité à l'actualité le jour où elles apprennent leur grossesse. Et cet instinct les pousse à aimer de manière indéfinie et indicible l'amas de cellules qui se développent. Plus la grossesse avance plus elles sentent et ressentent de choses. Et nous, nous ne voyons parfois que ce ventre qui grossit comme pendant chaque hiver au moment des raclettes.

Il y a aussi des applications qui assistent la grossesse en donnant des tas d'informations et qui offrent des images de synthèses de ce à quoi ça ressemble. Ma femme a très vite vu un petit humain. Avec froideur, je n'ai jamais caché ce que je pensais par amour protecteur pour elle. Là où elle vit un bébé, je vis d'abord un rond, puis un pois. Là où elle distinguait un humain en formation, je voyais un têtard. Le stade suivant est différent. Manifestement, ce n'est plus informe. On voit une vie d'origine animal, mais toujours pas le petit bébé, mais plutôt un petit alien comme le film "Alien : Covenant" de Ridley Scott.

Conventionnellement, ça ne se fait pas. Mais je l'ai fait tout en étant très excité de voir l'évolution et de savoir que petit à petit cette créature ressemblerait à un membre de mon espèce.

Ca ne fait pas de moi le mec idéal .. 

Telle était ma contribution pour ces trois premiers mois : j'ai assisté à l'ensemble des échos, j'éprouvais de l'amour pour ma femme, je lui venais en aide quand j'étais là, et un détachement sentimental profond pour ma progéniture. J'avais le comportement d'un bon mari mais certainement pas d'un bon père. J'ai troqué une partie de la magie de la grossesse contre l'assurance d'une capacité à faire face aux terribles possibilités. Et je ne regrette rien. D'abord parce que c'est du passé et que ça ne changera pas, ensuite parce que j'ai agis selon ce qui me semblait le plus sage.

 

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