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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 22:55

Pour finir le tour des influences télévisées, il faut que je vous parle d’un acteur et de la première partie de sa filmographie (avant que ces films ne soient trop américanisés). Il s’agit de Jackie Chan.

Dans ses premiers films, dans un décor de l’époque, il apprend le Kung Fu auprès d'un maître. Ce qui me plaisait dans ces longs métrages, d’abord, c’est l’entraînement qui était atypique. Ce mélange d’exercices physiques dans un milieu naturel, sans poids et sans altère, me plaisait. A ça, il faut ajouter l’élégance des mouvements et l’expression poétique du corps qui rayonne son environnement d’une énergie incroyable. Peut-être que si j’avais été plus encadré, j’en aurais fait une pratique régulière. Pour le moment avec ma souplesse légendaire de barre de fer, je ne peux que commencer à m’étirer. Enfin, le tout baignait dans l'humour.

Au-delà de l’entraînement du protagoniste, il y avait le maître. Une espèce de clochard ambulant vivant de rien, si ce n’est de charité ou de petits larcins. Toutefois la maîtrise de l’art martial les érigeait au rang de maître. J’aimais beaucoup ce genre de personnage, gardien d’un savoir qu’il transmet gratuitement comme une évidence. Un homme plein d’humilité et de simplicité qui véhiculait en plus de ces valeurs un art de vivre.

Je me suis souvent imaginé en mode ermite érudit mêlant savoir, zen et poésie ; le tout baignant dans quelques gouttes de saké. J’ai au moins réussi ce grand écart, père fonctionnaire, diplômé d’un rien, poète et yogi aux heures perdues, le tout posé sur un estomac ventru adepte de produits perturbés.      

 

Mon film préféré : le chinois se déchaîne avec sa bande son qui me motivait autant que celles des Rocky. Je mets le lien en commentaire pour les nostalgiques et les curieux. 

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 19:58

Toujours plus où moins à cette période (Voir les articles Mes Influences 2, 3, 4), je suivais avec un fanatisme religieux les aventures d’Hercules, incarné par KEVIN SORBO.

Déjà curieux de mythologie, je récitais les principaux dieux de l’Olympe à ma mère et leurs histoires. Il y a eu aussi la série Xéna la guerrière mais c’était plus du loisir. Pendant longtemps Xéna a représenté un idéal féminin, tant physiquement que psychologiquement, au moins jusqu’à mes 13 ans. Ma femme aussi est une belle brune aux yeux bleus. Allez savoir, peut être qu’il existe des correspondances qui me sont inconnues. 

La série Hercules a très certainement était un terreau posant les définitions de l’amour, de l’altruisme et de la justice. Hercules était un peu mon modèle, mon héros. Malheureusement, je savais que je ne serai jamais un demi-dieu en grandissant. Il fut malgré tout, pendant longtemps, un idéal.

Je suis certains que c’est une série fondatrice de ma façon d’être et de penser. Elle a semé des graines comme l’honneur, la bonté, la justice.  Et puis, se basant sur notre mythologie, que je prenais pour vrai étant enfant, j’aimais avoir ce semblant de vérité. Ce qui est aussi très étrange, c’est que je me suis toujours senti (et encore aujourd’hui) appartenir à ces époques lointaines. Je n’irais pas à dire que j’y ai déjà vécu mais, je ressens une certaine forme de nostalgie qui va au-delà du « j’aurais aimé vivre à cette époque ».

Occasionnellement, je retombe sur des épisodes et j’ai beaucoup de mal à décrocher. J’ai eu plusieurs fois l’envie de tous les revoir.

 

Toujours, cette série m’émeut et il me suffit d’entendre le générique, ou de me le réciter, car je le connais, pour susciter simultanément un bonheur et une tristesse. C'est ce que je fais d'ailleurs quand j'ai besoin de ressentir quelque-chose avec intensité. C'est comme une ancre émotionnelle.

C’était des moments heureux, partagés avec ma mère, que j’aimerais revivre parce qu’ils appartiennent désormais à la rêverie. Je m’y plonge parfois et me rends compte que j’ai eu beaucoup de chance.  Je vous ai mis le lien pour les curieux ou les nostalgiques du générique (voir supra).

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 19:02

Probablement mon seul regret. Clairement, mon cerveau a été déglingué avec ça. Ma mère était, étrangement friande de ces médias. Je ne saurais pas l’expliquer. J’y avais accès. C’était pire que tous les films d’horreur.  J’ai compris très vite que ce n’était pas pour de faux. Que tous ces évènements, j’en ai encore en mémoire, s’étaient passés. Si les premières fois, j’étais angoissé, petit à petit, cette peur était nourricière. Je ne prenais pas de plaisir à lire ou voir ces informations mais j’étais poussé par quelque chose pour en être consommateur. Je me souviens encore des titres criards en jaunes et des photos avec ce trait épais et noir qui cachait les yeux.  Il y avait des meurtres et des assassinats mais aussi des actes de pédophilie. Pourtant ce n’est pas le « packaging » qui m’attirait. Quand j’essaie d’y penser, je crois que je voulais être informé pour ma petite sœur. Comme elle pouvait être une potentielle proie, je lisais et j’écoutais pour savoir. Si dès tout petit on nous a appris à ne pas parler aux inconnus, je pensais que pour des bonbons, elle en serait capable. Pire, les cas de kidnapping à l’arraché à bord d’une auto m’avait tellement traumatisé que je l’obligeais toujours à marcher sur mon côté droit. J’avais l’impression que j’avais moins de risques et surtout que c’était moins grave si c’était moi. Souvent, je lui répétais "si il se passe quelques choses, tu cours, tu cours vite à la maison". Ou si on était loin : "tu cours vite et tu rentres dans la première maison que tu peux". Aujourd’hui, en y pensant c’était débile comme solution.

Je ne sais pas si ça a pourri ma jeunesse comme j’ai déjà pu le dire mais je sais que ça m’a considérablement formaté. Je vivais dans une angoisse permanente, je me méfiais de tout le monde. Certains pourraient penser qu’il y a eu une faille dans mon éducation mais il y a un aspect très positif. Quand les petits de mon âge parlaient d’échange de billes ou de Pogz, ou de Pokémon. Moi j’étais à l’affût de chaque regard, de chaque véhicule bien conscient du danger qui existait. Et quand ma sœur grandit et qu’elle eût l’âge de sortir voir ses copines dans le village ou d’aller y dormir je vous dis que je n’étais pas serein. Parfois je la surveillais au loin, d’autres fois je m’arrangeais pour qu’elle n’aille pas chez ses copines. Bref, je calculais beaucoup, beaucoup. Sur l’aspect protection, j’ai été excellent mais pas un simple frère.    

Cette conscience qui me fit perdre mon innocence car qui dit emploi de terme comme pédophile dit forcément premières explications sexuelles.

C’est probablement l’influence qui a eu le plus de poids. Aujourd’hui, à la vue d’un détective, il m’arrive d’avoir des frissons est un gros stress que je localise dans les intestins. Maintenant que je suis père, j’ai aussi très peur que cette partie de moi revienne à la surface. Ce n’est pas vivable.

Il y a une relation entre le stress et la production de cortisol, je pense bien qu’à cette époque, j’en produisais des taux records pour ma tranche d’âge.

Enfants violés, séquestrés et sauvagement assassinés, femmes violentées, personnes découpées, nourrissons enterrés, chiens décapités, personnes brulées, massacres, sacrifices,  voilà la merveilleuse berceuse de mon enfance.

Quelle horreur pensez-vous ?

Formateur, je dis. Il est certain que je ne serais pas celui que je suis.

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