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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 09:51

Trop de trac m'a pris au traquet.
Je troque ma trique contre ton froc,
Car les tracas matraquent mon robuste roc.
Et les quiets traquets eux, continuent de traquer.

Ma vie n'est pas un trik-trak, ni un tric tout court !
Ce n'est pas un bon cru non plus, ni un bouquin ;
C'est un quasi-tic-tac, sous les crocs du Requin ;
Un cri creux dans l'astrale cour !

Quand on quitte la traque des trois quêtes,
La troïka est en trekking vers un trou.
Le cru de l'âme, à te quitter, s'apprête,
Pour les crans d' autres crins ayant leur brou.

Il faut craquer la bourse, trinquer au troquet,
Quitte à tronquer plus d' un quart de son fric.
Ainsi le trek vers le réveil, que j'ai truqué,
Me donne le cran de ma trique.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 19:43

Arras, toi qui m'as vu naître et m'a vu grandir Je suis rentré, avec mes lettres pour t'écrire.

Le pays ne rayonne pas qu'avec le gris !
Je me lasse d’ouïr et de lire Paris,
La capitale de ma Douce France.
Pour le pays d’Artois, ma ville est sa préface !
Je préfère jouer la lyre pour Arras
Qui est, j'en suis désolé, moins tendance. 
 

Pourtant cœur de l'Artois, au très joli minois,
Au centre se dresse son délicat Beffroi
Surmonté d'un lion, gardien depuis longtemps coi.
Arras, ville où les civilisations s'embrassent...
Le soleil est porté par ce matou matois,
C'est le signe de sa richesse d'autrefois,

Temps, où elle était élevée sur le pavois.
Arras, ville pleine de grâces.
 

A une époque troublée par le désastre,
Quand elle eut été délivrée, lors d'un jour faste,
Arras trouva la protection du pieux Saint Vaast.
Son nom nous légua un précieux vestige...
Sur le Crinchon s'élève un séduisant astre
Qui, au paganisme et au chaos, fait contraste,
Anoblissant Arras en une ville faste.
Les vestiges figent notre prestige.


Arras est un fauve qui, parfois, se terrait ;
Visitez les Boves qui aiment prospérer.
Sous les pas des passants, le pavé palpitant
Pénètre en perçant le cœur de ses habitants.
 

Il est un autre homme, nommé Vauban,
Qui laissa un bel édifice,
Dont on ne connut jamais le service.
Ce qui est un mobile qui vaut ban.

Utile est-il d'inscrire la Belle Inutile
Au sein de ce poème arrassophile,
Car son surnom muche son sex-appeal.
Aujourd'hui on te pense être nubile...
De ce que j'imagine, ton futur rutile.
Non, tu n'es pas une infertile !

 

 

Faute de fil je scelle là, sa fin.
Pas de flac sans flaque, pas de flaque sans flotte.
Voici le sac des rimes un peu sottes
Qui filent le faîte d'Arras sans lin.
Si cette soyeuse foi est sans suite,
Zut ! c'est que mon souffle est en fuite.

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 21:27

Arras, toi qui m'as vu naître et m'a vu grandir,
Je suis rentré, avec mes lettres pour t'écrire.

 

Les aiguilles de l'horloge ont tourné
Depuis que j'ai quitté la rue Voltaire.
Mais dans le secret, je t'ai espionnée
Comme si j'étais ton dépositaire.

Mon quartier et moi avons cheminé
Suivant un divergent itinéraire.
Lui cherchant un fidèle passionné,
Moi, délaissant le riche Sanctuaire.

Le passé susurre aux maux à venir,
Des présents mots pour adoucir.
Sauvez le suave vesou de Souvenir

Car cette sève est savourée par l'avenir.


Souvenirs de l'école élémentaire,
- Entourée de deux bienveillantes tours -
Dont les mystérieux tracés de la cour
Ont tant suscité mon imaginaire...

Près du labyrinthe, deux grands sapins
Ont pris, dans leur feuillage, mon jouet.
Je vous ai maudit avec un discret
Mépris pour la perte de mon gredin.

Vous en vouloir toujours, je ne le puis.
Faisons la paix car les années ont fuit
Et je sais que mon nom n'est pas sculpté
Dans votre graciée écorce exultée.

 

Le passé susurre aux maux à venir
Des présents mots pour adoucir.
Sauvez le suave vesou de Souvenir
Car cette sève est savourée par l'avenir.


Le nom d'une institutrice est gravé
Puisqu'elle me permit de m'élever.
Madame K, vous avez animé
L'un de mes piliers : l'Amour de rimer.

Mais l'école a une place de choix
Dans la mémoire du vieux chérubin.
Outre votre voix, comptons les copains,
La première punition qui déçoit...

Les concours et les combats dans la cour,
Les premiers résultats et les bons points,
Les tristes adieux lors d'un sombre jour
Dont l'image garde ses embonpoints.

Le passé susurre aux maux à venir
Des présents mots pour adoucir.

Sauvez le suave vesou de Souvenir
Car cette sève est savourée par l'avenir.
 

Des connaissances de la Tour Pascal,
Je ne me souviens que d'un adulte banal
Pour qui j'éprouvais une compassion
Car il vivait dans la désolation.

L'été je visitais Voltaire et puis Corneille
- Olivier et moi chassions les abeilles -
Mais aussi Descartes et puis Balzac
- Que nous avions choisi comme bivouac … -

Du présent provient ma mélancolie
Quand je vois que la défense d'orties
Ne donne plus sur un champ de blés las ;
Mais sur Rabin et Nelson Mandela.

 

Le passé susurre au mot « avenir »
Des présents maux à adoucir.
 

Le Temps passe et les habitants oublient,
J'ai subi le même sort que Timy,
Ce petit commerce près du Vincennes.
Le Temps reste le champion de l'arène.

 

Sauvez le suave vesou de Souvenir
Car cette sève est savourée par l'avenir.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 21:13

Dans les grands et verts prés
Je cueille les beaux jours d'été.
Je profite de l'ombre des cyprès
Pour m'adonner à une ardue oisiveté.

L'été n'est que la saison des bouquets de joies,
Des bouquets de joies qui n'ont pas encore éclos.
Un petit verre le soir, mais point d'eau...
Au contact de ma peau, des draps ; mais pas en soie.

Le matin avec une nouvelle énergie
Mon laboureur de nature a envie,
A sa manière de chanter la vie.
Seule la chambre verra cette synergie.

Et puis je partirai à travers les forêts,
J'observerai, Je chasserai, je mangerai
j'apprendrai, je cueillerai et je pêcherai, 
Assis sur un rocher, de délicieux brochets.


Il faudra après le repas se reposer
Pour cultiver la fertile paresse.
Projeter une soirée de caresses
Où je devrais fort me débourser sans pauser.

J'aime être dans des bras inexpérimentés
Pourvu que ce ne soit que pour dévertuer.
C'est ainsi que je passe mes étés
Entre les oueds de vie que je fais confluer.


 

 

 

Mon laboureur de nature : Expression empruntée à F. Rabelais

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 23:12

Aux yeux des miens, je parais blanc.
Aux cieux, rien n'est pourtant moins pur
Que ce secret côté obscur,
Au sang clairet, coulant du flanc.

 


Car il n'est plus un détenu
-Trop hâtivement condamné-
Qui attend d'être pardonné,
Depuis lors qu'il s'est mis à nu.

 


Pourquoi devrais-je le blâmer ?
Il vit en moi, c'est un constat !
En lui j'ai foi, c'est un contrat
Qui s'appuie sur la loi d'aimer.

 


C'est d'ailleurs ce qu'il l'a blessé :
La Haine chassée du crieur,
L'a délaissé, sans confesseur
C'était un rêveur oppressé.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 20:43

Futur goût amer d'un avant-hier...
Je crois que mon cœur connaît deux saisons :
L'été, la saison de paix, servant de prisons
Et l'hiver doublement quatre fois plus austère.

Ce que je vis peut aisément alimenter
Une tragédie qu'il faut dûment adenter
A un choix de bois qui ne nous correspond pas.
Je préfère celui qui ne crépite pas.

Alors que le tien, fait jaillir des étincelles
Qui peuvent faire quereller nos citadelles.
Ne peut-on pas harmoniser nos bois ?
Je te ferais crépiter si le tien est droit.

C'est ainsi, toujours, que l'hiver commence :
Ce sont les autres cœurs qui donnent la cadence.
J'essaie vraiment de rentrer dans la danse
Mais je suis le roi des faux-pas de tolérance.

En tant que roi des "il ne faut pas de vengeance.",
Je dois éviter la Traîtrise rance.
Condamné à vivre une très triste romance
Je cultive l'optimisme et la bienveillance.  

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 16:08

Je te reprends toi mon stylo,
Je te répands toi, ô mon encre,
Pour sottement chanter mes peines en silo
Qui déchantent mon Noble chancre.

 

Je me repends de ma folle passion
Qui ébranle toujours mes fondations.
J'ai transformé mon Obsession en Oppressions,
Et j'attends toujours ta Révélation.

 

Comment pourrait-elle venir ?
Je suis intervenu pour prévenir ;
Je t'ai prévenue pour subvenir, non guérir.
Pourquoi redevenir, si c'est pour revenir ?

Je n'aime pas abandonner,
Mais faut-il toujours pardonner ?

Réadvenir encore, pour survenir encore ?
Non, mieux vaut s'adonner à fredonner
Le bel air coordonnant l'Esprit et le Corps.

Plutôt que n'avoir de cesse de bourdonner
L’Amour, toujours fort, que j'aime te redonner ;
Je préfère le bondonner.

 

Ainsi l'Abeille fait tomber la Mouche,
Le Bourdon lui se mouche
Car la Mouche à l'Abeille a filé le bourdon.
Et Bourdon n'attend de l'Abeille qu'un « Pardon ! »

Voila mes ultimes amis inanimés,
Les mots unis miment la nuit de l’âme.
Ils vous laissent, toutefois, l'état sublimé
Et informe d'un sentiment infâme.  

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 18:14

Le corps humain est un instrument des désirs,
Dont la sensorialité est le vizir.

 

Un regard langoureux, qui caresse mon cœur
Grondant dans une prairie de mille senteurs.

L'échos d'un baiser sucré, donné les yeux clos,
Qui laisse un agréable arôme d'abricot.

Les phalanges qui courent ta peau parfumée
Ou bien qui parcourent tes lèvres écumées.

Les papilles chatoyées par tes doux fluides
Phéromonaux, clappent ces fins nectars limpides.

Le fort nez, qui ni ne voit ni n'entend, goûte et
Touche et capte ta fragrance ; à ce banquet.

Ces désirs et plaisirs offerts par ce festin
Sont des loisirs à saisir, ouverts en bas reins.

 

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 00:14

N’y pense pas, tu ne dois pas la (le) désirer !
Tout ce qui est à moi le reste,
Jusqu’à ce que d’un geste,
Je décide de m’en séparer.

Te voir,par autrui, être contemplé(e),
M’est difficile à supporter.
Quand je t’entends rire, avec d’autres,
Je me dis « ce n’est pas le (la ) vôtre » !

Alors de colère je rougis,
Et de manière austère je réagis.
Et puis tu me prends dans tes bras,
Et je peux écouter ton cœur qui bat pour moi.

De mon amour résulte ma jalousie,
Et de ton amour je me rassasie.

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 12:50

Réponse au poème d'un ami interrogeant Dieu

 

Mon très cher et humble fidèle,
Ta lettre m'interpelle.
N'as tu donc pas encore compris
Que l'humanité est mon idiotie ?

 

Même en ma qualité de TOUT puissant
Je ne peux intervenir aisément.
Donc à ta justifiée demande d'être aidé
Je resterai sourd et muet.

 

Depuis la faute originelle
Je m'évertue en très bon paternel
A pardonner. Et je continue de guider,
Ceux qui veulent bien m'écouter.

 

Certains cherchent encore en moi un pieux refuge
Même si la Foi peu à peu s'égruge.
Ils préfèrent se laisser entraîner
Par des illusoires réalités.

 

Ce n'est pas seulement la Peur qui freine
La révolution menant à l'évolution
Il y a aussi l'argent qui tire les rennes
De votre société* de consommation.

 

Dès lors je peux te conseiller
Un rapprochement de ceux qui peuvent briller.

 

En effet ceux dotés de la soif de savoir
Et d'une grande capacité d'abstraction
Viennent au monde, avec un devoir:
Proposer les clés de compréhension.

Certains sont économistes, ascètes...
D'autres sont moines, et puis d'autres sont Poètes.

 

* a lire so-ci-é-té

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