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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 21:24

Poursuivons donc avec les autres petits pépins que nous avons rencontrés. Rien ne se passe jamais comme prévu, n’est-ce pas ? 

  • Durant le séjour en maternité, le corps médical procède au test de dépistage préalable de la surdité. Les aides-soignantes débarquent et nous expliquent la procédure. On pose des capteurs sur l’enfant et deux grosses oreillettes. L’appareil est sensible aux bruits. A la porte, une petite pancarte indique : "test auditif en cours". Dans la chambre, nos portables son éteints, on ne parle pas, on chuchote légèrement. Mais c’est un échec, « bébé bouge trop » pouvait-on lire sur l’appareil alors que Rose était profondément endormie. Au troisième test même scénario. L’oreille gauche est validée rapidement. Mais pour l’oreille droite c’est un peu plus long. L’appareil affiche "trop de bruit". Sauf qu’il n’y en avait pas. L’oreillette se détachait et l’aide-soignante la remettait sans cesse. Elle tenait également les fils à l’arrière qui, vu l’état devait avoir traversé les âges. Nouvel échec de ce troisième test.
    Oui, je ne vous ai pas parlé du deuxième. Il a durée 2 ou 3 minutes, avant que les professionnelles n’abdiquent par impatience.
    Jour de la sortie, le test doit obligatoirement avoir un résultat viable. Il a lieu mais l’oreille droite fait un caprice. Enfin ça c’est ce que pensent les médecins. Pour nous, c’est différent : un vieil appareil, qui ne tient pas à l’oreille, dont il faut tenir les fils et qui indique trop de bruit dans l’endroit le plus calme de l’établissement ne peut pas donner de bonnes informations... Nous serons donc convoqués ultérieurement à Lens ou à Lille pour un nouveau test.
    Quelques jours plus tard, un rendez-vous est fixé à Lens, la veille de son premier mois. Nous nous y rendons et passons avec au moins deux heures de retard. Un petit coup d’appareil dans les mêmes conditions, avec toutefois un équipement en meilleur état, et un résultat positif.

     
  • Une fois que Manon fut contactée pour le résultat du prélèvement vaginal, on lui somme de se rendre à la maternité pour obtenir un antibiotique. Originairement ce devait être administré localement puiqu’elle allaitait. Mais on lui en donne à prendre par voie orale, contre-indiqué chez la femme allaitante. Manon décide, dans un premier temps, de ne pas le prendre. Puis sur les conseils d’une amie infirmière qui explique que l’infection pourrait remonter jusqu’à contamination du lait, elle s’y résout. Sachez que cet antibiotique peut développer, en effet indésirable, une mycose (un champignon).
     
  • Rose a fait le muguet. Doux nom floral, pour une infection (par champignon) de la muqueuse buccale à l’anus en passant par le système digestif. Il y a un soupçon fort de lien de causalité entre l’antibiotique et le muguet. Une horreur qui dura une semaine avec les symptômes à leur paroxysme et plus de deux semaines jusqu’à éradication.
     
  • Enfin à l’hôpital, Rose s’était raidie en se tordant, retint sa respiration et bava de la mousse. Je n’ai pas vu la scène. Elle m’a été décrite par la maman, qui paniquée m’appelle et appelle au secours. Moi, je ne comprends pas bien ce qu’il se passe et finalement, avant même que j’ai pu réagir tout était redevenu normal. A notre retour à la maison, il y eu un épisode similaire.

Je dormais et Manon s’occupait de Rose qui était en phase de pré-réveil pour pouvoir la préparer à l’allaitement. Elle m’interpelle paniquée, tenant Rose à bout de bras qui ne respirait pas. Elle était consciente mais elle ne respirait pas. Je ne sais pas si elle retenait sa respiration ou si elle a été effrayée par le mouvement qui la sortait du lit. Tout ce dont je me souviens c’est qu’elle se tordait en mode fœtus inversé, avec des yeux qui semblaient appeler à l'aide. Je ne sais pas comment, cependant j’ai agi avec beaucoup de sang froid. Je l’ai saisie, je l'ai retournée et je lui ai tapoté  un peu le dos au cas où ce serait un problème d’étouffement. Je crois que le mouvement de bascule à créer un appel d’air qui l’a soulagée. Mais je n’en suis pas certain. Quoiqu’il en soit le reste de la nuit fut psychologiquement compliquée.

 

B – Le retour à la maison.

 

Le retour à la maison est parfois redouté des jeunes parents car nous sommes seuls face à l’enfant. Quel bonheur que de remettre les pieds chez nous, loin de tous ces tracas médicaux. Si humainement, l’équipe était sympa, nous avons eu notre lot d’erreurs et de méconnaissances. J’avais pris une semaine de vacances pour assurer la transition sur les bons conseils de ma belle-mère. Finalement, le rythme a été pris très vite . A par l’épisode nocturne et le muguet, tout s’est bien passé et tout se passe bien.

 

Voilà ainsi s’achève cette très longue série sur la paternité. Rien de transcendant, ce n’est jamais qu’un retour sur expérience. Sobrement intitulé « La Paternité », je pars de la définition pour en venir petit à petit sur le rôle du père pendant cette phase intermédiaire que l’on appelle la grossesse. La vie ne s’arrête pas là et il y a probablement beaucoup de choses qui m’attendent. Mais j’ai la conviction que tout ira pour le mieux. Je sais et je sens la fibre paternelle inscrite en moi.

Dans la prochaine série sur la paternité, qui portera sans doute un autre nom, je partagerais des épisodes courts mêlant un peu de pratique et de réflexion.

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 19:37

B – Les malaises extra-ordinaires et le retour à la maison.

1 - Les malaises. 

Souvenez-vous jusqu'à maintenant le père que je suis vous a expliqué la grossesse, l'accouchement, les choix faits et la grosse partie du séjour à la maternité. Il y a eu plusieurs cas de malaise extra-ordinaire, c'est à dire qui ne sont pas communs. 

Déjà un trimestre est passé, alors plutôt que de suivre l'historique, je vais exceptionnellement présenter un catalogue des petits moments difficiles.

Il y a des choses que j'ai déjà expliquées, c'est pourquoi elles ne font pas l'objet d'un développement.

  • La péridurale qui ne fonctionne pas du premier coup.

  • L'accouchement par forceps

  • L'interminable attente post-accouchement.

  • L'infection. Vous vous souvenez quand dans mon précédent article je parlais de ma méfiance vis à vis de la médecine ? Je vous laisse découvrir ce qui suit.

Nous sommes quelques heures après l'accouchement, au petit matin. Manon me parle de ses douleurs. Normal pensais-je. Elle se fait examiner. Tout va bien nous dit-on. Plus tard, dans l'après midi, même scénario. Le lendemain, idem. Sauf qu'elle s’aperçoit qu'elle a des pertes étranges. Elle m'en informe et je constate effectivement que ce n'est pas normal. Je ne suis pas médecin mais imaginons si vous perdez du sang bleu, on saura vous et moi que ce n'est pas normal, n'est-ce pas ? Et bien c'est un peu le même cas de figure. Elle en parle lors de la visite de l'équipe soignante qui l'examine aussitôt : « Non, il n'y a rien madame. C'est très propre et c'est une belle cicatrice. »

Une belle cicatrice, à peine moins de 36 h plus tard ? On trouvait ça bizarre. De jour en jour, la douleur ne partait pas et l'étrangeté des pertes non plus. On a bien ré-alerté, plusieurs fois, l'équipe qui nous rassurait sur la beauté de l'intervention. Étant insistant, ils ont accepté de faire un prélèvement le jour de notre départ. Les résultats ne nous parviendraient que la semaine d'après.

De retour à la maison, j'ai pu ausculter ma femme. Ce que j'ai vu m'a mis la puce à l'oreille. Nous avons consulté mon médecin-traitant à qui nous avons exposé les symptômes. Elle a contribué à une amélioration certaine en 2-3 jours grâce à l’homéopathie. 

Huit jours sont passés, la maternité nous contacte. Il y a bien une infection importante qu'il faut rapidement traiter avec des antibiotiques. Une infection avec staphylocoque à cet endroit non traitée pendant onze jours si l'on avait eu confiance ..  

  • La prise de sang de Rose. 
    Les professionnels de santé ont estimé nécessaire de faire un prélèvement de sang à Rose pour écarter des pistes infectieuses de déshydratation. Leur soupçons se reposaient sur des lèvres un peu écumeuses. Les spécialistes en allaitement sont venues, ont vues et ont conclu ça se passait formidablement bien. Mon diagnostique était que dans la chambre il faisait vraiment très chaud et qu'au moment où elle a été visitée, nous étions en peau à peau. Bref, ils ont fait leur travail bien qu'ils avaient tords mais même la prise de sang fût un carnage. Déjà deux personnels entrent et l'une dit à l'autre en tendant le matérielle : « Tu veux essayer ? »

    Ok je vous fait un arrêt sur image de la scène :
    "Manon est allongée avec Rose, une experte en lactation lui malaxe le sein pour l'exprimer et recueillir du lait dans une cuillère. Le but le donner à Rose, que le corps médical croyait déshydratée. Moi, je suis debout, contre le mur au pied du lit et j'observe. Les deux femmes sont chacune de part et d'autre du lit avec la stagiaire à ma gauche et sa « tutrice » à ma droite. Manon a eu un blocage psychologique. Plus moyen de faire sortir une goutte. On ne dit rien et on laisse sa chance. La fille pique Rose et n'y arrive pas. La petit hurle. La stagiaire continue de remuer son aiguille pour transpercer la peau. Mais rien. Elle s'arrête, et veut ré-essayer. Sa tutrice la stoppe en lui rappelant de changer d'aiguille.

    Bon, supposons que la stagiaire était stressée et qu'elle a simplement oublié l'un de ses fondamentaux. Elle ré-essaye. Je vous promets que je pourrais faire un copier-coller de tout ce qui précède. Quant à la petite, elle hurlait toujours et la maman était pétrifiée. Les deux personnels se proposaient de recommencer sans nous consulter. J'ai mis mon véto en expliquant qu'on n'en est pas à la première boulette depuis notre séjour et que ça fait trop. Une bonne heure plus tard, quand l'infirmière revient sans la stagiaire, la prise de sang n'a pris que deux minutes top chrono et sans encombre. 

     

  • Le test de guthrie

Ce test obligatoire consiste en une petite prise de sang au niveau du talon. Il permet de dépister des maladies rares. Le prélèvement doit être effectué avant le troisième jour pour un traitement dans les 12 jours en cas de résultat positif.

Pas de nouvelles. Entre son premier et son deuxième mois, on reçoit une lettre du laboratoire de Lille qui explique que la qualité du prélèvement ne lui permet pas d'être exploité. Il a donc fallu procéder (quasi inutilement) au même examen.

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 21:34

IV - Les suites de couches.
A - Du point de vue du séjour.
4 – Les autres choix :

 

Dans cette partie, je vais revenir sur l'ensemble des choix que nous avons fait pour accueillir au mieux Rose.

 

D'abord un choix personnel du point de vue de la maman, celui de ne prendre aucun médicament pendant toute la durée de la grossesse. Bien que parfois, je l'encourageais à en prendre un ou deux pour soulager de la douleur ou des nausées, elle n'en a rien fait, même pas pour soulager un mal de tête.

 

Le choix de l'allaitement a été pris ensemble. Moi j'y étais à 100% favorable. Plus naturel, plus éthique, plus économique, si j'avais été mère cela n'aurait pas été un choix mais une évidence. Bien que j'ai conscience que c'est compliqué pour ma femme, je suis fier qu'elle ait fait ce choix. A plus de trois mois, nous sommes toujours en allaitement exclusif. Manon souhaite rester ainsi autant qu'elle le pourra.

 

Un autre choix est celui de l'accouchement. En principe, j'étais pour l'accouchement le plus naturel qui soit et Manon aussi. Mais la réalité nous rattrape vite et Manon s'est penchée sur le cas de la péridurale. Étant le mâle, ce n'est pas moi qui pouvais faire ce genre de choix, je ne donnais donc qu'un avis consultatif.

 

Pour la péridurale, j'étais mitigé. D'une part, je savais qu'elle pouvait soulager et qu'elle était « sans danger ». J'étais donc favorable pour la mère. Toutefois, elle n'est pas naturelle et le risque zéro n'existe pas. C'est pourquoi j'étais un peu contre.

 

La position classique n'avait pas fait l'objet de réflexion. Nous avions vu à la maternité qu'il existait d'autres positions mais l'équipe soignante me semble, avec le recul, peu formée sur la question. S'il devait y avoir un regret c'est de ne pas s'être davantage interrogé sur la question.

 

La césarienne, j'étais à 100% contre. Les raisons me paraissent évidentes. D'abord la césarienne est culturelle et non naturelle. Le bébé est prévu pour arriver à un terme. Laissons la nature faire. Pourquoi vouloir le faire sortir plutôt si ce n'est par égoïsme ? La peur qu'il devienne trop gros ? Une date qui a notre préférence ? La peur de souffrir ? Ensuite, c'est une opération chirurgicale qui comporte tout son lot de risques. Trop de fois confronté à l'ignorance médicale, je n'ai pas beaucoup confiance en la médecine occidentale. Enfin, c'est surtout pour le bébé que je suis inquiété. Si la nature prévoit la sortie à un instant donné, je suppose qu'il ne faut pas la contrarier. Les exemples sont légions des cas où l'homme contrarient la nature et jamais il n'a eu raison de le faire. Je soupçonne que la césarienne provoque un stress important au corps de la mère et au bébé. Vous me direz que la mère est anesthésiée. Ce n'est pas parce que l'on n'a pas conscience de la douleur que la mémoire cellulaire n'enregistre pas de traumas. De même, le bébé n'a pas achevé son évolution pour sortir. Déjà l'accouchement est une épreuve mais toute la magie de la nature est qu'elle accompagne le bébé vers la sortie grâce aux hormones, aux contractions … La césarienne le tire d'un état à un autre. Il n'y a pas de phase transitoire.

 

Le choix du prénom et de son secret. Nous avons choisi plusieurs prénoms et avions décidé de les garder pour nous. Pourquoi garder secret un prénom ? Pour moi il y a de nombreuses raisons. D'abord, c'est con à dire mais pour éviter qu'il ne fuite. Je crois que c'est profondément humain mais nous cherchons tous à rendre unique cet être. On ne veut donc pas voir un prénom choisi précautionneusement être donné à un nouveau-né de l'entourage juste parce qu'il sonne bien.

J'avais d'autres raisons plus personnelles. La première c'est que donner le prénom aurait pu amener les plus enthousiastes à acheter des objets personnalisés. « On ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué » de même on n'achète pas de futilité à un non-né. La deuxième concerne la crainte de la perte du bébé. Donner un nom à un être, c'est lui donner une identité. Il me semblait plus judicieux que nul autre personne ne connaisse le prénom. Je peux faire erreur mais il me paraît plus simple de faire le deuil de l'innommé. Enfin, une légende veut qu'au dernier moment les parents sont susceptibles de changer de prénoms.

 

Il y a eu d'autres choix mineurs qui ne feront pas l'objet d'article. Je reste toutefois à l'écoute si jamais une question vous vient.

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 21:01

IV - Les suites de couches.
A - D'un point de vue du séjour.

3 - Les après-midis et choix pré-accouchement.

 

Il y a eu le premier, celui des visites. Nous avons reçu 6 personnes. La tradition veut que ce soit normal d'être visité, ne serait-ce que pour partager la joie et l'intérêt qu'ont nos proches pour ce nouveau membre. Mais, il faut reconnaître que ça fatigue aussi beaucoup.

Pendant la grossesse, nous avons suivi les cours offerts par la maternité. Nous avons appris qu'il était très très important pour un nouveau-né d'être dans le calme et seul avec ses parents (sauf l'équipe soignante).

En effet, le bébé qui découvre son nouveau monde se fatigue plus vite. Les odeurs et le bruit provoquent du stress qui peuvent déclencher des réactions hormonales. L'excès de monde fait varier la température ce qui n'est pas bon pour le bon développement de l'enfant. Nous avons fait le choix de l'allaitement. L'allaitement, c'est un peu différent du biberon car il n y a pas d'heure fixe. On donne le biberon une fois toutes les trois heures mais on donne le sein a la demande. De plus la montée de lait peut être perturbée par l’environnement. Enfin, nous avons pratiqué beaucoup le peau à peau, pratique hautement conseillée par les professionnels. En parlant avec une sage-femme, elle nous a dit que c'était la première fois que des parents respectaient aussi bien tous les conseils. Mais nous ne l'avons pas fait pour être de bons élèves. Nous l'avons fait en connaissance de cause et en adéquation avec nos valeurs (voir infra). Je suppose que nous avons fait les bons choix puisque nous sommes sortis avec un peu d'avance, elle n'a quasiment pas perdu de poids et elle a pris un rythme vachement intéressant. Rose a inversé sa courbe de poids le vendredi matin, elle n'avait même pas 48h ce qui est peu fréquent d'après les sages-femmes normalement c'est au 3e voire au 4e jour. 

 

Et puis il y a eu l'accouchement. Pénible, douloureux, fatigant, l'accouchement provoque un traumatisme pour le corps. L'utilisation de forceps s'ensuivit d'une déchirure qu'il a fallu soigner durant longtemps.

A ça s'ajoute, le rythme de maternité : la nuit, il faut se lever pour changer le bébé et le nourrir.

Le matin, il y a les va-et-vient incessants de 6h30 à 13h. L'après midi, il y a les examens complémentaires, nourrir et changer le bébé et tenter de se reposer, surtout pour la convalescence de la maman.

 

 

Voilà donc l'ensemble des raisons justifiant les choix de recevoir le minimum de visiteur. Je disais que les recommandations de la maternité étaient en adéquation avec nos valeurs :

Par nature, les mammifères qui mettent bas sont isolés les premiers temps de la progéniture. Dans d'autres cultures, on laisse la femme et l'enfant une semaine voire un mois, enfermés à la maison avec pour seul visiteur le papa. Le tout doit permettre à la famille de prendre un rythme en excluant toutes les causes exogènes de stress divers (bruits, odeurs, microbes..)

 

Pour moi, nous restons des animaux et de surcroît des mammifères et bien que tout le monde n'est pas prêt à l'entendre j'estime qu'il y a un temps nécessaire entre la naissance et la visite.

Pendant le dernier trimestre, j'ai essayé de faire véhiculer l'idée. Il fallait voir la tête des gens qui s'offusquaient, oubliant par la même occasion qu'il ne s'agit que d'un choix. Un peu comme l'achat d'une marque au lieu d'une autre, la pause de faux ongles, le choix de l'école privée ou publique … Les choix nous appartiennent et ne sont pas opposables.

Manon, quant à elle, voulait recevoir au moins les grands-parents. Sans doute parce qu'elle savait que les gens n'étaient pas prêts à vouloir comprendre. Ce que j ai accepté. 

Je ne considère pas l'enfant comme un trophée, ni une bête de foire et encore moins comme une possession. Beaucoup sont heureux de montrer leur enfant tout de suite. Je ne comprends pas cette pratique et pourtant je ne la condamne pas.

Si ça ne tenait qu'à moi, Rose ne serait pas sortie pendant ses six premiers mois puisque nous sommes en hiver. Manon voulait attendre au moins les premiers vaccins.

Le dialogue m'a amené à accepter mais la décision de la sortir n'émanera pas de moi.

 

On pourrait penser qu'il s'agit d'une sur-protection. Je vous assure qu'il n'en est rien, je vous invite juste à regarder les documentaires sur le règne animal et à comparer les petits des autres animaux avec les nôtres. Vous remarquerez qu'ils sont beaucoup plus précoces en ce qui concerne la sortie du terrier ou du nid.

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 23:15

D'abord une inconnue parmi la foule, 
Elle devient une forte houle. 
Je vous narre ce petit conte 
Longtemps, dans mes écrits, laissé pour compte.

 

De mon côté, ça ne fut pas le coup de foudre,
En eaux troubles, je dus m'absoudre. 
Mais mon amour est un firmament,
Ça brille dans l'instant et plus longtemps.

 

Jeune, pétillante et charmante, 
Son visage aux traits fins feint l'amitié.
Déjà raide dingue, l'adolescente 
Savait que j'étais sa moitié. 

 

Outre une plastique, elle a de l'esprit,
L'esprit divin est d'humeur béatique :
A qui se dit être "un mec en or", il sourit
M'offrant un diamant pharaonique.

 

Moments insolites et insouciants,
Regain d'une jeunesse trop vite perdue
Quelle ivresse d'être éperdue,
Engendrant bonheur et alchimie alliciants.

 

Tous les ans, ce jour ne connaît pas la routine :
Au loin par téléphone ou par le jeu des phares,
Au cinéma, au resto, Elle : fût-et-fare,
L'An dernier en arrêt, cet an avec tétine.

 

Nous cheminons de concert depuis six années,
Traversant de nombreux milieux.
Nous nous portons désormais vers des lieux, 
Où l'amour fécond ne veut pas flâner.

 

Et je la découvre toujours,
J'apprécie sa fibre maternelle tous les jours. 
Le p'tit clan s'agrandit et grandira encore,
Faisant de l'Alfa un papa en or.

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 22:36

IV - Les suites de couches.

A - Du point de vue du séjour.

1 - Le temps d'attente entre l'accouchement et la mise en chambre.

Deux heures, c'est long pour une femme qui a accouché, qui a souffert, et qui n'a pas mangé. Pour le papa qui assiste aussi à l'ensemble, il est possible d'aller chercher un casse-croûte, mais j'ai préféré rester pour apporter, chaque seconde, une maigre participation d'un point de vue moral. Par conséquent c'est long aussi.

Quatre heures, c'est de la torture. Heureusement, pendant cette période on envoie les sms pour annoncer la nouvelle et les échanges permettent de pas trop s'ennuyer. Mais ça n'occupe qu'un quart du temps. J'ai invité ma femme à dormir un peu pour patienter. Bien qu'elle avait la petite sur elle, j'étais là pour surveiller.

Outre la fatigue et la faim, elle avait une grande envie d'uriner.
Personne dans les couloirs. il a fallu attendre qu'on vienne nous chercher pour que je demande à ce qu'on l'accompagne. En effet, moi je devais rester avec Rose et elle ne pouvait pas dans son état déambuler seule. Quelques minutes après, nous sommes amenés en chambre.

 

Le seul moment que j'ai trouvé appréciable c'est que devant la chambre, j'ai mis une nanoseconde à voir qu'on était en 1411. C'est un détail mais comme Rose est née le 14 novembre, j'ai trouvé en cet instant une espèce de confort. - Chelou le gars ! 

 

2 - Les matins.

Durant les cours de préparation à la naissance, on apprend qu'il est préférable pour un nouveau-né de le laisser se reposer. Pour cela, il faut limiter au maximum les va-et-vient, les baisses ou montées de température. Pourtant, le personnel entre une dizaine de fois entre 7h et 12h. C'est dommage, qu'ils ne pensent pas à venir à plusieurs pour limiter ces venues. Car il n'y a pas que l'enfant qui ne peut pas se reposer. Les parents non plus, surtout la mère.

 

Je pense, qu'une découpe devrait se faire comme suit :

6h30 -7h Passage de deux personnes : une pour examiner la maman l'autre le bébé.

10h15 -10h30 Passage de trois personnes, dont les deux du premier passage et la troisième pour le nettoyage de la chambre.

12 h Une personne pour le repas.

Ce découpage permettrait :

- de respecter les conseils donnés par la même équipe médicale durant la phase de grossesse,

- de permettre à la mère de se reposer.

 

Et le papa dans l'histoire ? Si le papa peut rester avec sa famille, je le conseille. Encore une fois, c'est un soutien pour la mère, la protégeant de la dépression post-natale qui arrive fréquemment. Le père se consacre à l'enfant dans tous les petits moments où la mère est occupée (repas, WC, tentative de repos). Le père peut aussi enregistrer tout ce qui se dit. La somme d'informations est conséquente et une maman fatiguée, entrain d'allaiter peut avoir des moments d'hypovigilance. Ces jours furent longs et pas très productifs. Mais la logique de l'homo-oeuconomicus ne doit pas s'appliquer dans les moments familiaux forts.

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 19:08

IV - Les suites de couche.

Introduction :

Les suites de couche, c'est le moment post-natal jusqu'à la première dizaine de jours de vie.

Ça y est c'est fait. Me voilà PAPA. Notre fille se repose sur la maman. Elle est plus jolie que ce à quoi je m'attendais même avec ces dommages causés par forceps. Manon avait encore quelques douleurs et était très fatiguée. C'est une euphémisme.

On savait qu'il faudrait attendre 2 H avant d'être accompagnés en chambre. 23h08, Rose est née, 3H nous sommes amenés en chambre. Et oui, après ce très long travail, après une journée quasiment sans eau ni nourriture et après tant de douleur il a fallu patienter longtemps. La justification ? Un manque de personnel. 

Durant les trois jours qui suivirent, tous les matins étaient ponctués par les entrées du personnel médical, pour ausculter la maman et le bébé. C'est durant ce moment qu'il y a les premières tétées, nous avons pris le premier bain et elle a eu le droit à une batterie d'examens. C'est ce que je vais vous raconter dans les prochains articles. Mais ce sera toujours du point de vue exclusif du père.

La courbe de poids était très bonne avec une très légère baisse dans les 48 premières heures. Notre enfant a pris un rythme très agréable et très rapidement, probablement grâce aux choix que nous avions faits pendant la grossesse.

Il y a eu les prises de sang, le vaccins de ma femme en raison des rhésus incompatibles, le test de dépistage préventif de la surdité, la montée de lait. Chacun des grands épisodes a connu son lot de péripéties. Je vais les reprendre de manière objective pour les faits et j'y ajouterai ce que j'ai ressenti car ces articles ont surtout pour objectif de retranscrire la place du père. (J'insiste sur ce point).

Les après-midis étaient plus calmes même si encore ponctués par des visites pas toujours bienvenues, parmi lesquels : celle du photographe, celle d'un représentant d'association, et celle d'une employée de la sécurité sociale. 

Les autres visites c'était mieux. C'était des membres de la famille, uniquement nos parents (3/5) et une part de leurs enfants (3/7). Nous avons tenté un tir groupé et les avons tous reçus le même jour (le 1er), en deux groupes, à des heures différentes, avec une petite pause d'une heure entre deux visites. Quand je dis premier jour, il faut comprendre pendant les première 24H de vie de ma fille. Puis, nous avons été visités à nouveau par une fraction de ces membres le samedi (J+3 donc moins de 72H) avant de sortir le dimanche matin. 

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27 janvier 2019 7 27 /01 /janvier /2019 20:40

III - L'accouchement vécu par le père.

B - Le répit.

 

Une fois que la péridurale agit, c'est beaucoup mieux. La douleur n'existe plus, c'est équivalent à une anesthésie. J'ai profité de ces moments là, pour tenter de me reposer un peu. Levé depuis 5h et n'ayant rien mangé depuis 5h15 c'était difficile.

Il faut aussi vous parler des odeurs, notamment de sang séché et séchant, qui offrent un bouquets nauséabondes. Même si elle ne le sentait pas, je pris le soin de la nettoyer à 3 reprises entre les passages des sages femmes. C'est la seule participation que j'ai pu apporter activement.

 

C - L'accouchement.

 

Le vrai travail commence tard dans la soirée. L'ultime effort pour elle comme pour moi.

Pour elle, après avoir réduit les injections de péridurale, la douleur des contractions est revenue. On lui a demandé de pousser pour expulser notre fille. Après plus de 12 h de souffrance, de fatigue et de jeûne, je ne sais pas où elle a puisé l'énergie pour faire des poussées si violentes. Elle en devenait bleu violacée. Un myosotis aurait fait pâle figure.

Sous les encouragements de l'équipe médical et des miens, elle renouvela l'opération une demi douzaine de fois.

 

De mon côté, ça devenait compliqué. La fatigue, la faim, et le partage de la douleur sur le plan psychologique m'avaient affecté. J'essayais de l'encourager au mieux, de la réconforter. Je regardais aussi où en était notre fille et je ne voyais qu'une partie du crâne. L'ensemble de la scène désorientaient tous mes sens sauf le goût. La vue n'était pas géniale, les odeurs horribles, les cris des deux côtés insupportables, sa main chaude et transpirante dans la mienne, le poids de son tronc sur mon bras qui l'aidait à se lever afin d'augmenter la force de la poussée. Tout ce stress me donna mal au ventre avec une envie pressante. Et pourtant, je ne voulais pas la quitter car c'est là qu'elle avait le plus besoin. Alors j'ai serré les fesses.

Je ne me sentais pas très bien, un coup de chaud. Mais rien qui présageait que je sois véritablement malade. Et puis, le docteur avance un chariot près d'elle. Elle retire l'espèces d'alaise qui recouvrait les instruments chirurgicaux. Elle saisit deux espèces de grandes cuillères métalliques, qui auraient pu être utiles pour retourner la viande sur un barbecue. Je me suis senti pâlir. Et comme un boucher (ou plutôt une bouchère), elle usa des forceps sans aucune préparation. La souffrance était à son paroxysme alors qu'il devait rester un peu de péridurale dans les veines. Après deux trois mouvements d'effet levier qui me parurent longs, la petite Rose était dégagée. Elle eut un premier petit cri et elle fut blottie contre sa maman quelques minutes. Un infirmier pendant ce temps explique qu'il va recoudre parce qu'il y a une petite déchirure. Evidemment ça aussi ça s'est fait dans la douleur.

Théoriquement, on laisse l'enfant la première heure en peau à peau. Elle resta une dizaine de minutes sur ma femme avant d'être prise par les sages-femmes qui lui ont administré un doliprane. Il faut dire qu'on aurait pu la confondre avec l'enfant de Balboa.

Quant à moi, j'ai eu la mauvaise idée dans mon état de pré-malaise de regarder ce que faisait l'infirmier. Un tuyau violacé pendait, il le sectionne, le sang fuse. C'était trop pour moi. KO par l'usure. On me demande de m'allonger avant de faire vraiment un malaise. Je patiente au sol culpabilisant de laisser Manon seule. J'ai attendu un peu, 3 minutes environ. Et je suis allé aux toilettes me libérer d'un mal de ventre. Je suis revenu pour la fin de la suture. L'accouchement était terminé.

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 16:37

III - L'accouchement vécu par le père.

A - L'horreur.

 

Tout le monde semble d'accord pour attribuer à la mère une sorte de médaille morale pour l'épreuve qu'elle subit. Elle est amplement méritée. Ce n'est un tabou pour personne, l'accouchement, même s'il est davantage contrôlé aujourd'hui, reste physiquement d'une rare intensité.

Nous autres hommes, nous ne pouvons pas l'imaginer. D'ailleurs, cela a même donné matière à raillerie envers nous, qui ne pourrions pas accoucher puisque nous serions à l'agonie avec un simple rhume...

Je peux me tromper mais je soupçonne que pendant le pré-travail et le travail, la douleur physique est telle qu'elle ne laisse place à rien d'autre, si ce n'est un soulagement entre chaque contraction et l'espoir que ce soit la dernière.

 

Chez moi, l'accouchement a été le troisième événement le plus douloureux de ma petite vie. Une douleur non physique qui s''exprimait physiquement.

 

14 Novembre 2018. Comme tous les matins de semaine, je me lève et me prépare pour prendre le train car je bosse en région parisienne.

Je dis au revoir à ma femme qui se plaint de douleurs (elle se plaignait souvent de douleurs ces dernières semaines et la veille, elle avait consulté aux urgences. Après chaque consultation, depuis la première échos, les lendemains étaient toujours un peu douloureux). Je n'y ai pas vu de signe précurseur.

1h45 plus tard, j'arrive au bureau et je me mets à bosser normalement, je prépare malgré tout une feuille de congé au cas où ce serait pour aujourd'hui, sans grande conviction.

9H la réunion très importante que j'attendais depuis des semaines commence.

9H30 un SMS : la perte des eaux.

Je savais qu'entre ce moment et l'expulsion de notre squatteur, il y aurait au moins une dizaine d'heures. Mais ma place était auprès d'elle.

 

J'étais rassuré, durant le trajet du retour, j'appris que ma mère était avec elle et l'avait amenée à la maternité. Elle n'était pas seule.

 

Aparté : A un quart d'heure de mon arrivée ma mère me dit que sa belle-fille souffre le martyr et qu'elle a mal pour elle. Je connais ma mère et si elle est l'une des femmes les plus merveilleuses sur terre, à qui je pourrais demander n'importe quoi, c'est aussi une des seules à qui je ne demanderais pas d'être soutenu dans la douleur. Car me voir souffrir, la rendrait malade et elle souffrirait avec moi. Je verrai sa souffrance et je souffrirais qu'elle souffre de me voir souffrir ... Bref, j'étais loin d'imaginer ce qui m'attendait.

Mon père était là, en bas et m'attendait. Je me souviens des cours de préparation à l'accouchement, je m'oriente sans stress vers les locaux, je m'habille suivant le règlement et mon père m'indique la bonne chambre. Je tape et j'entre. Dans les yeux de ma mère un soulagement, dans les yeux de ma femme, je n'ai pas pu lire de sentiment accueillant ma venue.

Pourtant, habituellement en un regard, je sais si elle est triste, contente, ravie, soulagée. Mais là, à cet instant précis, rien que mon entrée provoqua. Tout ce que j'ai pu lire, c'est la douleur et la détresse. La même détresse qu'on peut voir dans les yeux d'un animal, à l'abattoir, qui sait sa fin proche. La même douleur qui dégarnit et torture l'âme de l'impuissant, face à un visage aimé qui s'altère, qui gonfle, qui se défigure, qui se déforme, s'écorche, et se distord. C'est ce visage du patient en phase terminale.

Lorsque ma mère ferma la porte, je me suis retrouvé seul et impuissant face à Manon, désolé de son état, avec une envie de lui demander pardon. Et puis, une seconde a suffit, une contraction revenait et je devais être là. Je la pris par la main pour tenter de l'accompagner, pleinement conscient que sur l'instant de la douleur, j'étais à la fois là et pas là pour elle. Absent car la douleur m'occultait mais présent psychologiquement.

Elle n'était pas seule. Je ne souffrais pas physiquement. Pourtant intérieurement, mon coeur battait si vite, mon estomac se nouait comme si j'étais celui qui était contraint de la torturer. Des cris, des injures, des larmes et elle s'asséchait. Le manque d'humanité aussi, pendant les premières heures, on se serait presque cru à Ales, trois ans plus tôt.

Le moment béni de la péridural arriva. Tant attendue, avec des effets prometteurs en quelques minutes, d'après ce que ma femme avait pu lire... Mais le sort en décida autrement, la souffrance se poursuivit deux heures de plus.

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 20:53

II - La paternité virtuelle

B - La pré-paternité : de la découverte de la grossesse à l'accouchement.

3 - Le reste de la grossesse.

Du quatrième au dernier mois, ce fut très certainement une métamorphose. Au petit soin pour un ventre. Pas n'importe lequel, celui qui portait l'enfant vers lequel je me suis obligé. Oui, je suis débiteur. C'est comme ça que je vois en partie ma paternité. On ne fait pas un enfant pour les autres mais on ne le fait pas pour soi non plus. Un enfant, ça ne nous appartient pas. Ce qui nous appartient c'est son apprentissage.

 

Débiteur donc, mais pas que. J'étais attentionné, je veillais à ce que la grossesse se passe le mieux possible, j'étais aussi très chiant en rappelant tous les jours les mêmes choses. Depuis le début, et même après l'épisode de l'accouchement, mon plus grand regret est le fait de ne pas avoir pu porter l'enfant. Car au final, c'est la mère qui a toujours le dernier mot. J'ai la chance d'avoir une femme qui m'a, non seulement, beaucoup écouté mais qui surtout était alignée avec pas mal de mes principes concernant la conception de l'enfant. Une grossesse avec une diversification alimentaire, avec des privations également d'ordre alimentaire, et avec une seule prise médicamenteuse.

 

Nous avons travaillé sur le choix des prénoms qui a une importance capitale pour l'enfant. Le prénom joue de nombreux rôles dans l'identité de l'enfant. C'est d'abord son identité, c'est ensuite un indicateur relativement fiable de la provenance sociale et donc du déterminisme social, bien que ce ne soit pas une fatalité.

L'herméneutique du prénom a également un rôle déterminant dans la vie. Le choix du prénom ce n'est pas seulement la rencontre des goûts des parents. Certes on ne saurait donner un prénom que l'on n'aime pas, cependant ce doit être avant tout une alchimie entre la préférence des parents, les intérêts de l'enfant, l'addition au nom, l'époque dans laquelle nous vivons et l'histoire personnelle qui entoure le prénom. Je n'appelle pas mon fils Victor juste parce que je suis fan de Newman et que maman aime le prénom...

 

La magie a également opéré pour moi. J'ai senti les premiers coups. J'ai donc commencé à dialoguer avec le fœtus. Je parlais et ça stimulait la vie en ma femme qui se manifestait par davantage de coups. Une phrase rituelle pour créer un stimulus.

Dans le dernier trimestre, j'ai lâché la bride et nous avons profité de l'été pour faire les achats. Mais, j'ai vraiment essayer de favoriser l'essentiel et de renoncer au compulsif.

 

J'ai également participé à l'ensemble des examens sauf le rendez-vous avec l'anesthésiste (10 min) et un rendez-vous hors programmation (pour être rassurée). Nous avons également suivi les cours de préparation à la naissance. Personnellement, je n'en retire pas un gros bénéfice si ce n'est être conforté dans ce que je pensais. Je voulais que nous apportions une éducation et une présence parentale la plus proche possible du règne animal. Encore une fois, je n'avais pas une femme réfractaire bien que tout ce à quoi je pensais n'a pas pu être mis en œuvre. Tout ces choix ont été discuté avant la naissance mais je ne vous en parlerai qu'après avoir relaté l'épisode de l'accouchement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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