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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 20:10

Contrairement à ce que pense mon entourage, je n’ai pas beaucoup lu. Pourtant l’une de mes lectures a été déterminante. Il s’agit en réalité d’une double lecture : celle de Croc-Blanc d’une part et celle du Philosophe et le loup d’autre part. C’était à l’occasion de mon mémoire, portant sur les relations entre l’homme et le loup.

Mark Rowland a su simplement mettre en mots justes un paradigme, selon lequel l’homme et l’animal ont beaucoup en commun, à ceci près que l’homme a oublié sa nature animal. Bien que j’avais déjà conscience d’un malaise entre nous et le reste du vivant, je n’avais pas encore été « touché ».

Même si, je ne suis pas encore végétarien, cet ouvrage fut le marteau  qui enfonça un peu plus le clou de la compassion et celui de l’interconnexion. Ces deux clous avaient déjà étaient positionnés par L214 et par ma femme.

Mon rapport aux animaux a beaucoup évolué et peut encore s’améliorer. J’y travaille.

 

Deux mots sur le livre : 

Entre narration et philosophie, l'auteur revient sur une période de sa vie où il cohabitait avec un loup et en tire les enseignements.  Au delà d'un simple témoignage, il s'agit bien d'une réhabilitation d'un animal mal-connu et stéréotypé et de l'invitation à renouer avec notre nous naturel, le moi animal. 

Essai inspiré et inspirant, il se lit très facilement et mériterait une place dans les programmes scolaires. 

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 21:01
II - L'éveil panoptique.
 
La deuxième école n'en est pas une à proprement parler. En fait, il s'agit davantage d'un sous-courant aux idées proches mais à la nuance iconoclaste.
Vous l'aurez compris, je me sens plus proche de cette branche. Elle mène aussi à l'éveil spirituel et je suis convaincu qu'elle mène à un éveil plus général. 
Comme les autres, les préceptes sont issus d'une expérience personnelle mais pas d'une situation personnelle. C'est au gré des lectures mais surtout de questionnements que je suis parvenu à m'éveiller et non à cause d'un "malheur".
 
Je qualifie cette branche d'éveil panoptique parce qu'elle me semble plus complète. Il ne s'agit pas simplement de qualifier l'éveil de "spirituel".
Décomposons le :
- L'éveil des sens ; qui n'est pas l'usage primaire mais une utilisation plus pénétrante, plus instantanée. C'est être constamment présent en soi et à soi, pour soi et pour l'autre. Dans la langue du poète, on parle du Beau. 
- Un éveil de notre part animale avec ses instincts et sa capacité d'adaptation. Il s'agit là de renouer avec notre être physique primordial, avant le commencement du Verbe. C'est aller chercher en soi, notre premier nous, notre racine de vie. Pour le poète, c'est la rencontre de la douleur et du plaisir, en somme c'est l'expérience. 
- Un éveil de la sensibilité et de notre capacité à relier les évènements. C'est la capacité de connecter les trois phases du temps (que nous avons) créé dans le non-temps. C'est le développement de notre intuition. C'est être à l'écoute de soi, des autres, du monde, voire des mondes. Pour le poète, il s'agit du rapport avec le TOUT. 
- Un éveil spirituel qui est d'abord une connexion constante avec notre énergie vitale puis une connexion avec le Tout. Le terme poétique est quintessence.
- Un éveil intellectuel. Ce n'est pas l'engrangement de tous les savoirs mais une optimisation du savoir. Cela ne signifie pas connaître des choses nécessaires et oublier la culture, non ! L'éveil intellectuel, c'est la question, c' est une torture. C'est adopter une démarche sceptique et constructive dans laquelle nous acceptons de démolir tous nos grands schèmes de pensée pour aller chercher la vérité selon notre être exempt de ce qui nous a été présenté ou non. 
Voilà ce qu'est, selon moi, l'Eveil ; l'addition de ces différentes strates.
 
Dans les fondements, cette branche ne réinvente pas l'eau chaude. C'est évidemment les même thèmes qui sont abordés mais de manière différentes, parfois avec des nuances et surtout sans autre logique que le partage. Autrement dit, je n'ai pas et ne veux pas de prospect, je n'ai pas de grille tarifaire mais j'ai un prix. Mentalité française me direz-vous ? Appréciation spiritualisée vous répondrai-je !
Du point de vue des particularités, cette mouvance de l'éveil panoptique inclut aussi de l'ésotérisme et abolit les dualités. Le principe premier est l'unité. 
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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 20:46

La poésie souffre aujourd’hui dans sa forme la plus noble parce qu’elle est mal enseignée et mal abordée. Partant avec une mauvaise impression, peu continuent de s’y intéresser.

 

La poésie n’est pas toujours facile d’accès et peut paraître parfois trop longue et difficile à lire ou en tout cas à recevoir. Celui qui n’est pas sensible à la versification et à la puissance des images n’est pas forcément insensible à la poésie. Peut-être que le poème est trop long ou ne s’imprègne pas de l’air du temps. Alors je me lance un défi. C’est ce que j’appelle le 4’inspiré.

Le 4’inspiré est un quatrain (strophe de 4 vers) sur un moment de vie. C’est une capture d’un instant par le langage. A la manière d’un dicton ou d’une maxime, il a vocation à être simple et s’inscrit dans une volonté de refaire lire de la poésie à tout chaland qui passe par là.

 

Si tu aimes le concept, n’hésite pas à poster un petit commentaire, que je puisse mieux appréhender cette proposition. Toutefois, ce ne sera pas sur Facebook mais sur Instagram. Parfois, il m’arrivera de les compiler en un article sur facebook en les regroupant par thème.

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17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 19:13
Mes influences 
Mes influences ne sont heureusement pas toutes issues de la télé. Il y a eu aussi des personnes. Certaines ont eu un passage court dans ma vie, d'autres la partage toujours. 
Les premières que je cite, sont celles qui ont eu un impact important même si aujourd'hui, elles ne font plus physiquement partie de ma vie. 
 
9 ans - 11 ans.
D'abord, il y a eu madame K, enseignante à l'école élémentaire, c'est elle la première qui par ses éloges  et sa confiance m'a donné envie d'être professeur. C'est elle aussi qui, par ses choix et sa pédagogie, m'a initié à la poésie française. Or ce premier contact avec la poésie et ma sensibilité ont fait bon ménage. L'art noble a trouvé un adepte. C'est la poésie qui m'a ouvert les portes de la conscience. C'est cette discipline, entre autres, qui m'a permis de me construire. 
 
Entre mes 11 ans et mes 15 ans : C'est une bonne partie de mes professeurs de collège, qui avaient compris que j'avais besoin de discussions, d'un autre age que le mien. Ils auraient pu me mettre dehors car je n'avais rien à faire dans les couloirs, ils aurait pu me laisser de côté pour profiter de leur pause mais non, ils venaient pour discuter. C'est assez flatteur car cela signifie que je savais probablement tenir un discours intéressant. 
 
17 ans. Un autre professeur d'anglais qui me porta un intérêt si grand qu'elle est la mère de mon évolution. Le jeune solitaire rejetant la société a commencé à composer avec elle et à s'ouvrir au monde. C.L fut l'une de mes plus belles rencontres. Et pour tout ce qu'elle m'a apporté, je la remercie. C'est dans le même temps grâce à elle que j'ai renoué avec la famille V, et que j'ai su m'intégrer à un groupe durant ma dernière année de lycée. 
Parmi ce groupe, Romain, une personne au grand cœur et à l'écoute. Si notre relation du départ n'étais pas toute rose, il fut secrètement une personne que j'admirais parce qu'il était capable de tenir des raisonnements intéressants. Un ami, que je vois peu, hélas.  
 
Monsieur Frédéric H Fajardi qui, lors d'un atelier, m'a donné l'envie d'écrire. Il eut cette belle parole qui résonne toujours : "pour réussi sa vie, il faut 3 choses : fonder une famille, écrire un livre et planter un arbre." 
 
La famille V, à qui je dois de nombreux fou rires, grâce à qui j'ai fait deux autres très belles rencontres. Ils m'ont accepté comme un membre de la famille et m'ont beaucoup appris sur la vie, le cinéma et la chanson française. 
 
Et enfin, A. Non pas celui de Pretty Little Liars, une amie généreuse qui a toujours été présente pour discuter. Parler est important. Pas nécessairement pour avoir une réponse mais pour se libérer. Dans un même temps, parler et s'entendre dire des choses peuvent permettre de prendre conscience de nos propres limites. Une amitié qui se poursuit et qui nous permet de nous réunir pour partager des moments.
 
Les gens que nous rencontrons sont des véhicules de savoirs, des révélateurs de soi. Même celui qui ne semble pas apporter apporte. Toutefois comme je l'exprime dans vision de vie, il est nécessaire pour trouver la sagesse de s'écarter du monde pour se retrouver avec soi.
A toutes ces personnes, merci. 
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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 22:05

Hier, j ai regardé "Les Trois Petits Cochons" avec ma fille. Elle n'a probablement rien compris puisqu'elle vient d'avoir 5 mois mais c'était fun. 

Cependant, je l'ai visionné avec un oeil neuf. Je sais que je ne l'avais pas vu depuis au moins 16 ans, peut être un peu plus. 

Retour sur un dessin animé qui sera au programme de son éducation. 

1 - le mythe de l'abominable méchant loup 

Un topos de notre littérature : le chaperon rouge, le petit garçon qui crie au loup, les trois petits cochons ... des oeuvres qui véhiculent une image peu amicale du loup. Devenu emblème du mal un peu grâce à l'Eglise, il faudra enchainer sur des oeuvres le dédiabolisant, parmi lesquelles Croc-Blanc. Car sur le chemin de l'éveil, il faut se questionner et douter des vérités énoncées. 

2 - La morale des trois petits cochons. 


" - De jouer il n'a pas le temps
Pas le temps, pas le temps
Il travaille constamment

- Jouez, riez, violonnez
Croyez pas que vous m'fâchiez
Sauf je suis mais vous trembleriez si le loup à l'huis passait"

 

Le 2e couplet est chanté par le 3ème petit cochon, qui n a pas encore fini sa maison de briques.

Le travail est son salut. Il a investi plus de temps et dans du plus solide pour une vie plus sereine. Il a mis ses loisirs de côté pour se consacrer à son objectif.

Il y a une analogie possible avec un verset biblique : Matthieu chapitre 7 verset 21 à 28, partiellement reproduit :
 

Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

3 - Autres détails.

Dans une des maisons, celle en briques, on voit deux cadres avec les photos du père et de la mère cochon. Le père est représenté comme un filet de saucisses et la mère comme une truie allaitante. Je suis incapable d'expliquer ce fait. Est-ce une provocation ? Est-ce un message sadique ? Ou au contraire une prise de position ? Je ne sais pas. L enfant ne fait pas attention à ce détail, devrais-je lui en parler ? Peut-être. Ce pourrait être un moyen d affûter le sens du détail ... 

Le loup tente de passer par la cheminée comme le père noël. 
Aussi sûre que puisse être la maison, il y a toujours une faille. Heureusement, le sang froid du cochon et sa chance l'auront sauvé pour cette fois. 

IV - Pourquoi vous en parler ?

D'abord parce que ca me fait un sujet. Mais j avoue que ce n est pas la première raison. De base, je suis contre la télé qui abrutit l enfant. Et certains programmes seront définitivement bannis. 

Toutefois, j ai remis en question ce que je pensais et, la télé peut être un bon moyen d éduquer ludiquement. Encore faut-il savoir la regarder. Ayant beaucoup regardé la télé moi-même, il ne serait pas juste que j'en prive mes enfants. Du coup, je songe à une programmation avec des classiques qui seront d'abord vus pour le plaisir sporadiquement. Puis, ils seront revus en étant un vecteur d'apprentissage. Ainsi, je lance les bases du pédo-coaching

Voila tout pour aujourd'hui. Je t'invite à lire ou relire l'article Fourmiz qui s'inscrit dans cette pensée.

 

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 19:58

Toujours plus où moins à cette période (Voir les articles Mes Influences 2, 3, 4), je suivais avec un fanatisme religieux les aventures d’Hercules, incarné par KEVIN SORBO.

Déjà curieux de mythologie, je récitais les principaux dieux de l’Olympe à ma mère et leurs histoires. Il y a eu aussi la série Xéna la guerrière mais c’était plus du loisir. Pendant longtemps Xéna a représenté un idéal féminin, tant physiquement que psychologiquement, au moins jusqu’à mes 13 ans. Ma femme aussi est une belle brune aux yeux bleus. Allez savoir, peut être qu’il existe des correspondances qui me sont inconnues. 

La série Hercules a très certainement était un terreau posant les définitions de l’amour, de l’altruisme et de la justice. Hercules était un peu mon modèle, mon héros. Malheureusement, je savais que je ne serai jamais un demi-dieu en grandissant. Il fut malgré tout, pendant longtemps, un idéal.

Je suis certains que c’est une série fondatrice de ma façon d’être et de penser. Elle a semé des graines comme l’honneur, la bonté, la justice.  Et puis, se basant sur notre mythologie, que je prenais pour vrai étant enfant, j’aimais avoir ce semblant de vérité. Ce qui est aussi très étrange, c’est que je me suis toujours senti (et encore aujourd’hui) appartenir à ces époques lointaines. Je n’irais pas à dire que j’y ai déjà vécu mais, je ressens une certaine forme de nostalgie qui va au-delà du « j’aurais aimé vivre à cette époque ».

Occasionnellement, je retombe sur des épisodes et j’ai beaucoup de mal à décrocher. J’ai eu plusieurs fois l’envie de tous les revoir.

 

Toujours, cette série m’émeut et il me suffit d’entendre le générique, ou de me le réciter, car je le connais, pour susciter simultanément un bonheur et une tristesse. C'est ce que je fais d'ailleurs quand j'ai besoin de ressentir quelque-chose avec intensité. C'est comme une ancre émotionnelle.

C’était des moments heureux, partagés avec ma mère, que j’aimerais revivre parce qu’ils appartiennent désormais à la rêverie. Je m’y plonge parfois et me rends compte que j’ai eu beaucoup de chance.  Je vous ai mis le lien pour les curieux ou les nostalgiques du générique (voir supra).

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 19:02

Probablement mon seul regret. Clairement, mon cerveau a été déglingué avec ça. Ma mère était, étrangement friande de ces médias. Je ne saurais pas l’expliquer. J’y avais accès. C’était pire que tous les films d’horreur.  J’ai compris très vite que ce n’était pas pour de faux. Que tous ces évènements, j’en ai encore en mémoire, s’étaient passés. Si les premières fois, j’étais angoissé, petit à petit, cette peur était nourricière. Je ne prenais pas de plaisir à lire ou voir ces informations mais j’étais poussé par quelque chose pour en être consommateur. Je me souviens encore des titres criards en jaunes et des photos avec ce trait épais et noir qui cachait les yeux.  Il y avait des meurtres et des assassinats mais aussi des actes de pédophilie. Pourtant ce n’est pas le « packaging » qui m’attirait. Quand j’essaie d’y penser, je crois que je voulais être informé pour ma petite sœur. Comme elle pouvait être une potentielle proie, je lisais et j’écoutais pour savoir. Si dès tout petit on nous a appris à ne pas parler aux inconnus, je pensais que pour des bonbons, elle en serait capable. Pire, les cas de kidnapping à l’arraché à bord d’une auto m’avait tellement traumatisé que je l’obligeais toujours à marcher sur mon côté droit. J’avais l’impression que j’avais moins de risques et surtout que c’était moins grave si c’était moi. Souvent, je lui répétais "si il se passe quelques choses, tu cours, tu cours vite à la maison". Ou si on était loin : "tu cours vite et tu rentres dans la première maison que tu peux". Aujourd’hui, en y pensant c’était débile comme solution.

Je ne sais pas si ça a pourri ma jeunesse comme j’ai déjà pu le dire mais je sais que ça m’a considérablement formaté. Je vivais dans une angoisse permanente, je me méfiais de tout le monde. Certains pourraient penser qu’il y a eu une faille dans mon éducation mais il y a un aspect très positif. Quand les petits de mon âge parlaient d’échange de billes ou de Pogz, ou de Pokémon. Moi j’étais à l’affût de chaque regard, de chaque véhicule bien conscient du danger qui existait. Et quand ma sœur grandit et qu’elle eût l’âge de sortir voir ses copines dans le village ou d’aller y dormir je vous dis que je n’étais pas serein. Parfois je la surveillais au loin, d’autres fois je m’arrangeais pour qu’elle n’aille pas chez ses copines. Bref, je calculais beaucoup, beaucoup. Sur l’aspect protection, j’ai été excellent mais pas un simple frère.    

Cette conscience qui me fit perdre mon innocence car qui dit emploi de terme comme pédophile dit forcément premières explications sexuelles.

C’est probablement l’influence qui a eu le plus de poids. Aujourd’hui, à la vue d’un détective, il m’arrive d’avoir des frissons est un gros stress que je localise dans les intestins. Maintenant que je suis père, j’ai aussi très peur que cette partie de moi revienne à la surface. Ce n’est pas vivable.

Il y a une relation entre le stress et la production de cortisol, je pense bien qu’à cette époque, j’en produisais des taux records pour ma tranche d’âge.

Enfants violés, séquestrés et sauvagement assassinés, femmes violentées, personnes découpées, nourrissons enterrés, chiens décapités, personnes brulées, massacres, sacrifices,  voilà la merveilleuse berceuse de mon enfance.

Quelle horreur pensez-vous ?

Formateur, je dis. Il est certain que je ne serais pas celui que je suis.

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 21:21

Dans la même période que les Power Rangers, il y avait « Les Feux de l’Amour ». En fait, c’était à l’origine juste pour passer du temps avec ma mère quand je n’étais pas à l’école. Un téléspectateur occasionnel mais qui avait pris goût.

J’aimais beaucoup Victor Newman, Chancelor et Ryan McNeil (désolé si j'écorche les noms). Je ne pense pas que ça m’ait appris beaucoup si ce n’est que les femmes souffraient de l’infidélité des hommes et que les mensonges blessaient. Bref, c’était une série qui pour un petit, idéalisait l’Amour en montrant les travers à éviter. J’ai définitivement arrêté juste après l’épisode de la mort de Ryan, le compagnon de Victoria (la fille de Newman). Elle m’avait beaucoup marqué. Peut-être que mes souvenirs sont erronés (pardon j’avais 9 ans) mais il me semble qu’il était fidèle et honnête et qu’il devait bientôt se marier. La douleur des autres personnages, je crois l’avoir un peu ressentie. Et ça a, je m’en suis convaincu en tout cas, jeté les bases de tout un pan de ma personnalité. Bien que ce soit une vision erronée de la société et notamment de la société américaine, il est plus facile de comprendre et de projeter sur notre quotidien ce genre de série au lieu de héros colorés combattant des extra-terrestres. Les Feux de l'Amour ont fait partie de mon histoire, je ne pouvais pas l’occulter.

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 20:56

Dans cette nouvelle série qui a commencé par Naruto (article  81), je vais souvent faire appel à mes souvenirs. Je crois que pendant mes quinze premières années, c’est surtout la télé qui m’a beaucoup apporté. Et oui, une série d’articles qui va dédiaboliser la télé. Et donc, je vais probablement être à contre-courant de la pensée du coaching.

Je pense que les souvenirs que j’ai, débutent vers l’âge de mes cinq ans peut-être six. A cette époque, j’avais des petites habitudes. Le mercredi, je regardais les dessins-animés sur TF1, en jouant dans ma chambre. Je ne regardais pas tous les dessins animés. Mon préféré, qui n’en était pas vraiment un, venait clore la programmation jeunesse : les power rangers (un programme proche de bioman pour les générations précédentes).

 

Sans forcément revenir sur l’ensemble des saisons que j’ai pu voir, voici en quelques lignes mon analyse sur le rôle que ça a joué. 

C’est l’histoire de 5 jeunes très communs dont la destinée était d’être des héros colorés, gardiens d’artéfacts magiques et protecteurs des habitants de la Terre. Honnêtement, avec le recul, à part assoir l’éternel combat du bien contre le mal ça n’apprend pas grand-chose d’autre. Il n’y a pas de notion de dépassement de soi comme dans DRAGON BALL Z, il n’y a pas de volonté propre aux personnages de braver leur destin. Sauf du point de vue des grands méchants qui rêvaient toujours plus de conquêtes et de domination. Bref, l’épisode fini, cela me donnait de nouvelles idées pour jouer l’après-midi en inventant, dans mon histoire, ce qu’il n’y avait pas dans la série. Je devais certainement vouloir combler un manque, inconsciemment bien-sûr.

Cela a fortement contribué à travailler mon imagination et à aider à définir les limites [archaïques] du bien et du mal.

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 22:33

Voici l’un des premiers articles d’une série s’arrêtant sur mes influences. Le premier concerne un MANGA : NARUTO.

 

J’ai commencé les mangas avec Dragon ball (z) (gt). Si je trouvais l’anime sympa, il n’apportait rien qu’un loisir. Puis de mangas-loisir en mangas-loisir, je suis tombé grâce à mon frère sur NARUTO. Au début, jeune, je regardais aussi pour le plaisir mais je me suis attaché et probablement identifié au personnage. De plus l’ensemble de l’œuvre est parsemé de philosophie et de culture nippone.

Retour sur l’un des fondements de ma personnalité.

 

Histoire :

De manière succincte, c’est l’histoire d’un jeune garçon Naruto, dont la jeunesse a été sacrifiée, par ses parents, pour sauver le village de la destruction. Le démon scellé en-lui en fera un orphelin rejeté. Le cruel déficit d’attention et d’amour le pousseront à la sottise. C’est dans cette triste solitude qu’il va nourrir un rêve celui de devenir le chef du village, afin que tous les villageois l’acceptent et l’affectionnent. Je n’ai pas eu le courage de regarder la fin mais je sais qu’il y parvient.

Pour parvenir à cet objectif, Naruto fait preuve de détermination et de sacrifice. Comme dans Dragon Ball Z, on retrouve aussi le dépassement de soi par le prix de l’effort. Toutefois, naruto développe plus profondément les thèmes suivants : l’Amitié, la Solitude, la Paix avec les autres et avec soi, la puissance de l’intention, la foi en soi, la mort des proches.

Identification :

Je disais que je m’étais identifié. Bon je ne suis pas orphelin, je n’ai pas été rejeté, je ne suis pas blond, je n’ai pas la possibilité d’utiliser mon chakra pour me dupliquer. Toutefois, j’ai expérimenté la solitude, par choix, parce que je me sentais incompris. Naruto a été rejeté par les villageois à cause de préjugés. Ils n’ont pas fait l’effort de le comprendre. Et Le gamin ne se sentait pas à sa place ; c’est pourquoi il a développé ce rêve ambitieux de devenir chef de son village.

J’ai longtemps nourri moi aussi ce dessein d’être reconnu par un grand nombre et d’apporter en fédérant.

Un autre personnage, mon préféré, est le parrain de Naruto et l’un des Trois ninjas légendaires. Ermite pervers et avec un penchant pour le Saké, c’est un vagabond qui se saoule et écrit. Difficile de s’identifier, cependant il avait ce genre de vie qui résonne avec certaines de mes fibres (probablement une de mes vies antérieures comme j’en parlais dans l’article 80 sur facebook)

Bref, je conseille l’histoire principale de Naruto, sans les OAV ni les Hors-série. C’est pour les adolescents un bon moyen d’allier plaisir et spiritualité pour le peu qu’on le regarde avec ces yeux-là. 

Bonus : Naruto signifie "Tourbillon"

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