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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 19:18

Tu as décidé de tenter l'expérience spirituelle de l'Eveil ? C'est bien, d'avoir fait ce choix.

Tu as pu suivre les premiers articles qui ne sont, théoriquement, pas trop compliqués.

 

Il y a au moins deux écoles de pensée : la première, qui est la plus commune, c'est celle que je nomme l'éveil du résistant. Le principe est de résister à la société et ses pressions, résister à l'incessant bavardage du mental. La résistance se fait par la dissidence. Les actes sont la méditation, faire taire le mental, observer le mental. Ce sont toutes des techniques qui fonctionnent. Ce qui me dérange quelque peu, c'est qu'elles sont présentées comme des impératifs. Et on pourrait presque (si je me lançais dans la critique philosophique) apparenter cette école au sectarisme ou à une religion laïque.  Ma foi, si ça mène à l'éveil et au bien-être, pourquoi pas ? 

La deuxième école, je la nomme l'éveil panoptique. Je reviendrais sur ces deux notions dans un autre article. C'est de cette dernière que je te parle.

Tu as fait ton choix et si tu t'informes sur le sujet alors tu es en mouvement. Tu es donc passé à l'acte. Maintenant, t'es tu questionné ? As-tu compris que depuis longtemps ce que tu tenais pour vrai, pouvait être faux ? Si tu es dans une période troublée avec plus de doutes qu'avant, c'est que tu avances ! Cet acte 2, le questionnement du mental, doit être un exercice régulier. Dès lors qu'on vous propose une affirmation n'hésitez pas à vous poser la question du bien fondée de cette pensée.

Quel est le prochaine arrêt sur le chemin de l'éveil ? 

L'auberge du but et de la cause. 

Pourquoi ? pourquoi en es tu là dans ta vie ? Pourquoi te questionnes-tu ? que recherche tu ? S'il te plait, évite toi la réponse simple : de la spiritualité. Cela ne veut rien dire. Si tu veux juste de la spiritualité, tu peux aller à l'église le dimanche matin ou lire des bouquins de philosophie.

Entre en toi, et demande toi pourquoi as tu besoin de spiritualité ? est-ce parce que tu veux être heureux ? Est-ce parce que ta vie manque d'une chose ? Est-ce par curiosité ? Il s'agit d'identifier la raison. Plus la raison sera proche de l'individu plus la motivation sera grande et plus facile sera le chemin. C'est ainsi que l'on définit le but.

Demande toi aussi pour quoi ? Pour quelle chose tu le fais. Ou pour qui ? Pour quelle cause ?  Est-ce pour toi ? Pour ta conscience ? Pour ton salut ? Pour ton enfant ? Pour ton projet ? Plus la raison sera proche de l'individu plus l'éveil sera difficile d'accès. 

 

Car l'éveil se trouve à mi chemin entre le pour soi et l'autrui. Les raisons sont  le but pour soi, les choses sont la cause pour autrui*.

* Par Autrui, il faut comprendre l'ensemble des Existants vivants et non-vivants, de chaire ou d'idée.

 

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 20:20

Les coachs vous diront qu'il faut faire taire son mental. Ne pas hésiter à se retrouver dans le silence pour se réconcilier avec le moi profond. 

Faire taire son mental, cest arrêter le flux de pensées incessantes, c'est arrêter de penser le présent avec les yeux d'hier ou l'angoisse de demain, c'est vivre l'instant présent. 

Je suis d'accord avec ce discours. Ce n'est pas un mensonge. Toutefois, cette explication n'est pas complète à mon sens. La solution que je propose est différente.

Je l'ai expérimentée. Et c'est ainsi que j'ai commencé à cheminer vers l'éveil.
Il vous faut vous questionner. Comprendre qui vous êtes. Aller au fond de vous même en analysant votre façon de penser.  

Les réponses trouvées doivent ensuite être éprouvées. C'est à dire qu'elles doivent être relativisées et rationalisées. Avec un exemple ce sera plus limpide. 

 

Vous croyez en un dieu ou en rien depuis l'enfance. Imaginez tout ce que vous faites ou ne faites pas au nom de votre religion. Ensuite, demandez vous si vous êtes heureux. Puis demandez vous pourquoi vous croyez en ce dieu (ou en rien) plutôt qu'autre chose. En quoi votre vérité est elle universelle ? Enfin, quels sont les arguments des autres pour dire que votre religion est un mensonge ? Écoutez, et éprouvez les informations. 

C'est ainsi que vous ferez vous même le choix de continuer de croire, ou de croire autrement. 

 

C'est pareil pour tous les domaines : la scolarité, l'alimentation, le racisme, le specisme, l'éducation, ... Deconstruisez ce qu'on vous a appris pour le reconstruire vous même. Et surtout, n'hésitez pas à regarder ce qui se fait dans la nature. Elle détient plus de vérité qu'on ne le croit.

 

C'est ainsi que je me suis fait. Il faut savoir adopter les points de vues différents. Et pour cela, il faut nécessairement communiquer avec le mental. 

Interrogez votre passé, en quoi il a été formateur ou en quoi a-t-il été destructeur. Ce n'est qu'en trouvant la fuite que l'on peut la colmater. Et c'est toujours en trouvant la fuite que l'on saura pourquoi ça fuit. Car le passé qui mine est une source de fuite énergétique. En la colmatant, vous vous autorisez à ce qu'elle n'influence plus le présent.

 

Une fois libéré du passé, puis déchargé de l'angoisse du futur, vous pourrez savourer l'instant présent et vous reconnecter pour comprendre qu'en réalité ce qui donne existence au passé, au présent et au futur c'est vous même. Vous en viendrez par conclure que le temps n'existe pas.   

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 21:21

Le thème d'aujourd'hui est une pensée de l'instant. Ca signifie que c'est ma vérité à l'instant T. 

Ce qui est vrai pour moi maintenant, ne l'est pas pour d'autres et ne le sera peut être plus pour moi demain. 

 

I - Avantage de la délégation

 

La délégation, c'est le fait de décomposer une grosse tache ou une procédure en parties et de confier une ou des parties à d'autres personnes (le plus souvent moyennant une contrepartie).

Le point fort, c'est de libérer du temps, entend-on. C'est vrai. Si un traitant s'occupe de la phase 1 et moi de la phase 2, alors nous traiterons plus de dossiers ou nous aurons plus de temps pour faire autre chose. 

La délégation permet donc une optimisation de l'agenda, et permet surtout de canaliser l'énergie sur d'autres choses. 
Voilà pourquoi la délégation fait partie de l'état d'esprit des entrepreneurs et de ceux qui "réussissent". 

La délégation c'est prendre un risque car c'est placer sa confiance sur autrui pour qu'il mène une tache aussi bien que nous l'aurions mené nous même, ou dans des délais que l'on aurait souhaité plus courts.

 

II - L'inconvénient de la délégation.

 

Pour déléguer, la confiance ne suffit pas. Il faut être capable de supporter l'erreur du délégataire. 
Au boulot, ca m'arrive souvent de déléguer. Ca m'arrive aussi souvent de corriger.  Mais ce n'est pas grave, la correction est plus rapide que la réalisation de la tache en son entier. 

En cas d'erreur, je sais comment faire pour y remédier car je maîtrise le processus. 
Cela signifie qu'une bonne délégation c'est celle dont on aurait pu se passer. 

Je suis moi même un traitant, un délégataire d'une tache énorme. Si je me plante ou si je ne la réalise pas, la machine ne se met pas en route. J'ai donc un pouvoir réel sur mon travail. Certes l'inaction peut entrainer des pénalités mais c'est tout. Si je travaille à 20% de mes capacités, que peut-on me dire ? Mes chefs ne savent pas faire donc ils doivent attendre. Bon je leur fais une fleur, je suis à 200 % puisque je récupère gratuitement du travail en les déchargeant. Dans le même temps, ils me le rendent bien en me laissant les libertés d'action que je demande.

Je m'égare, poursuivons : 

La grosse erreur, je pense, consiste à déléguer une tache qu' on ne sait pas réaliser soi-même. De fait, on place entre les mains d'un tiers, une partie de notre liberté. On est tributaire de ce tiers. Peu importe le domaine dans lequel vous êtes, ne cherchez pas à déléguer si vous débutez. Et si vous n avez pas le choix, revisiter vos critères de délégation. 


Que reste-t-il ?

1: La formation. 
Le savoir c'est le pouvoir. Si je sais, je peux faire. Si je sais faire, je peux déléguer. C'est aussi simple que cela. 

2 : L'argent. 

Parfois, il suffit de payer un peu plus cher pour un service plus rapide et ou de meilleure qualité. 

 

Comment faire le bon choix ? Le bon choix est celui qui vous trouble le moins, celui qui vous stresse le moins. 


 

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 19:58

Toujours plus où moins à cette période (Voir les articles Mes Influences 2, 3, 4), je suivais avec un fanatisme religieux les aventures d’Hercules, incarné par KEVIN SORBO.

Déjà curieux de mythologie, je récitais les principaux dieux de l’Olympe à ma mère et leurs histoires. Il y a eu aussi la série Xéna la guerrière mais c’était plus du loisir. Pendant longtemps Xéna a représenté un idéal féminin, tant physiquement que psychologiquement, au moins jusqu’à mes 13 ans. Ma femme aussi est une belle brune aux yeux bleus. Allez savoir, peut être qu’il existe des correspondances qui me sont inconnues. 

La série Hercules a très certainement était un terreau posant les définitions de l’amour, de l’altruisme et de la justice. Hercules était un peu mon modèle, mon héros. Malheureusement, je savais que je ne serai jamais un demi-dieu en grandissant. Il fut malgré tout, pendant longtemps, un idéal.

Je suis certains que c’est une série fondatrice de ma façon d’être et de penser. Elle a semé des graines comme l’honneur, la bonté, la justice.  Et puis, se basant sur notre mythologie, que je prenais pour vrai étant enfant, j’aimais avoir ce semblant de vérité. Ce qui est aussi très étrange, c’est que je me suis toujours senti (et encore aujourd’hui) appartenir à ces époques lointaines. Je n’irais pas à dire que j’y ai déjà vécu mais, je ressens une certaine forme de nostalgie qui va au-delà du « j’aurais aimé vivre à cette époque ».

Occasionnellement, je retombe sur des épisodes et j’ai beaucoup de mal à décrocher. J’ai eu plusieurs fois l’envie de tous les revoir.

 

Toujours, cette série m’émeut et il me suffit d’entendre le générique, ou de me le réciter, car je le connais, pour susciter simultanément un bonheur et une tristesse. C'est ce que je fais d'ailleurs quand j'ai besoin de ressentir quelque-chose avec intensité. C'est comme une ancre émotionnelle.

C’était des moments heureux, partagés avec ma mère, que j’aimerais revivre parce qu’ils appartiennent désormais à la rêverie. Je m’y plonge parfois et me rends compte que j’ai eu beaucoup de chance.  Je vous ai mis le lien pour les curieux ou les nostalgiques du générique (voir supra).

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 19:02

Probablement mon seul regret. Clairement, mon cerveau a été déglingué avec ça. Ma mère était, étrangement friande de ces médias. Je ne saurais pas l’expliquer. J’y avais accès. C’était pire que tous les films d’horreur.  J’ai compris très vite que ce n’était pas pour de faux. Que tous ces évènements, j’en ai encore en mémoire, s’étaient passés. Si les premières fois, j’étais angoissé, petit à petit, cette peur était nourricière. Je ne prenais pas de plaisir à lire ou voir ces informations mais j’étais poussé par quelque chose pour en être consommateur. Je me souviens encore des titres criards en jaunes et des photos avec ce trait épais et noir qui cachait les yeux.  Il y avait des meurtres et des assassinats mais aussi des actes de pédophilie. Pourtant ce n’est pas le « packaging » qui m’attirait. Quand j’essaie d’y penser, je crois que je voulais être informé pour ma petite sœur. Comme elle pouvait être une potentielle proie, je lisais et j’écoutais pour savoir. Si dès tout petit on nous a appris à ne pas parler aux inconnus, je pensais que pour des bonbons, elle en serait capable. Pire, les cas de kidnapping à l’arraché à bord d’une auto m’avait tellement traumatisé que je l’obligeais toujours à marcher sur mon côté droit. J’avais l’impression que j’avais moins de risques et surtout que c’était moins grave si c’était moi. Souvent, je lui répétais "si il se passe quelques choses, tu cours, tu cours vite à la maison". Ou si on était loin : "tu cours vite et tu rentres dans la première maison que tu peux". Aujourd’hui, en y pensant c’était débile comme solution.

Je ne sais pas si ça a pourri ma jeunesse comme j’ai déjà pu le dire mais je sais que ça m’a considérablement formaté. Je vivais dans une angoisse permanente, je me méfiais de tout le monde. Certains pourraient penser qu’il y a eu une faille dans mon éducation mais il y a un aspect très positif. Quand les petits de mon âge parlaient d’échange de billes ou de Pogz, ou de Pokémon. Moi j’étais à l’affût de chaque regard, de chaque véhicule bien conscient du danger qui existait. Et quand ma sœur grandit et qu’elle eût l’âge de sortir voir ses copines dans le village ou d’aller y dormir je vous dis que je n’étais pas serein. Parfois je la surveillais au loin, d’autres fois je m’arrangeais pour qu’elle n’aille pas chez ses copines. Bref, je calculais beaucoup, beaucoup. Sur l’aspect protection, j’ai été excellent mais pas un simple frère.    

Cette conscience qui me fit perdre mon innocence car qui dit emploi de terme comme pédophile dit forcément premières explications sexuelles.

C’est probablement l’influence qui a eu le plus de poids. Aujourd’hui, à la vue d’un détective, il m’arrive d’avoir des frissons est un gros stress que je localise dans les intestins. Maintenant que je suis père, j’ai aussi très peur que cette partie de moi revienne à la surface. Ce n’est pas vivable.

Il y a une relation entre le stress et la production de cortisol, je pense bien qu’à cette époque, j’en produisais des taux records pour ma tranche d’âge.

Enfants violés, séquestrés et sauvagement assassinés, femmes violentées, personnes découpées, nourrissons enterrés, chiens décapités, personnes brulées, massacres, sacrifices,  voilà la merveilleuse berceuse de mon enfance.

Quelle horreur pensez-vous ?

Formateur, je dis. Il est certain que je ne serais pas celui que je suis.

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 18:24

A - De quoi parle-t-on ? 

Cheminer vers l'éveil, c'est à la mode. Beaucoup ont fait le choix de se redonner un peu de spiritualité à une époque où le matérialisme et l'individualisme prévalent.  C'est très bien. 

Cheminer vers l'éveil, c'est quoi ? Comment fait-on ? De quoi parle-t-on ? Pour le quidam moyen, hormis l'aspect spirituel, définir cette notion n'est pas si simple. 

D'abord le terme "cheminer" indique deux réalités : la première, c'est que l'éveil c'est un mouvement, la seconde c'est que l'éveil c'est un chemin, une route, un trajet. Il y a donc un itinéraire. 

Donc, si vous êtes à la recherche de l'éveil, sachez que ça ne vient pas à vous mais que vous vous y rendez. Vous êtes le ou la seul(e) à décider de l'allure de votre mouvement, de la vitesse de votre mouvement, des difficultés que vous rencontrez. 

La deuxième notion est celle d'éveil. Est-ce un lieu ? On peut le concevoir comme tel mais ce n'est pas un lieu géographique. On ne chemine pas vers l'éveil comme on chemine vers Paris.

"Oui, c'est cheminer en soi. "

Pas tout à fait. On peut le concevoir aussi comme cela. Mais ça va bien au-delà.

L'éveil, je ne peux vous en donner une définition positive, car moi-même je ne suis pas sûr de la connaître.

Je vais néanmoins vous livrer quelques uns de mes secrets.

 

B - Ensemble vers l'éveil.

D'abord, une des choses les plus importantes à savoir c'est que l'éveil est souvent qualifié de spirituel. C'est donc étroitement lié à la conscience. Cependant, ce n'est que la partie visible de l'iceberg. 

Selon moi, l'éveil c'est une ouverture complète de l'être. Qu'entends-je par complète ? C'est la totalité de l'être qui doit parvenir à l'éveil, c'est à dire l'ensemble des parties constituant l'étant et de manière simultanée. Ainsi, si l'on parle de l'éveil spirituel d'un point de vue de la conscience, nous ne parviendrons qu'à l'éveil partiel.

L'éveil c'est donc un processus d'ouverture de la conscience mais aussi de l'ensemble du corps. Une ouverture aux mondes, aux sens, à soi, aux autres. Une ouverture du cœur et de l'esprit, une ouverture à l'insondable et au connu.

Pour finir cet article je vous invite donc à l'action, voici les quatre premières pour parvenir à l'éveil :

1 : le choix du changement. Comme je le dis dans cet article, il faut choisir de changer, personne ne peut le faire pour vous. 

2  : le changement c'est le mouvement. Maintenant que vous avez fait le choix de changer, vous devez vous mettre en marche. Il faut cheminer. 

3 : le questionnement. Dans le prochain article sur le développement personnel, il est expliqué en quoi se poser des questions amène à l'éveil. Dans cet article, je ne serai pas conforme à la pensée du coaching.  

4 : comprendre l'intérêt. Une fois que l'on a fait un choix, que l'on s'est mis en route vers l'éveil et que nous avons commencé à nous poser des questions, il faut réussir à répondre à la seule et unique question bloquante pour le mental dans ces trois variantes : Pourquoi ? ou Pour Quoi ? ou Pour Qui ? 

 

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 18:18
I - La petite histoire (= article # - 97 sur Facebook).
 
Il y a quelques semaines, j ai acheté un sachet de légumes pour me faire un pot-au-feu. Parmi eux, deux navets. L'un que j'ai consommé, l'autre que j ai gardé pour ne pas gaspiller. Je n'en suis pas un grand consommateur. Je l'ai posé sur mon frigo et une petit semaine après, de minuscules pousses vertes étaient présentes. Tous les deux jours, je pouvais constater une différence notable, jusqu'à ce qu'il développe plusieurs tiges et des feuilles. 
 
Alors je l'ai mis dans un pot avec un peu de terre et de l'eau. 
Nous sommes à J+20 au moment de la photo. Le 04 Avril, je l'ai baptisé, Regain. Je t'en ai parlé hier. 
 
De vie virtuelle, il devient réel. Puis de graine, il grandit en jeune navet. Arraché de terre violemment après avoir sûrement subi de nombreux traitements agressifs contre les nuisibles, il a été privé de lumière et conditionné avec d'autres légumes dans un tout petit espace. Jusqu'à ce que je l'achète pour l'achever, chez moi, dans mon abattoir.
 
II - Un peu de conscientisation. 
 
Le lion chasse et mange l'antilope. Le loup mange également ce qu'il chasse. Le singe mange des insectes, des branches, des fruits. Le porc mange également des insectes des végétaux, des champignons ... Chaque vivant mange ce qui a été vivant, c'est ainsi. Cela fait partie de la vie. L'homme ne peut y déroger. C'est un être vivant qui, pour survivre, doit manger du vivant, que ce soit l'animal ou que ce soit des végétaux, ce sont des vivants. L'animal, l'espèce animale y compris l'homme, n'a pas le monopole de la douleur et de la souffrance. J'alimenterai, dès que possible, ce blog, d'articles basés sur des études scientifiques qui traitent de la vie sociale et des sentiments que ressentent les végétaux.
En attendant, voici des pistes de réflexion :
 
1- La différence avec l'animal, c'est qu'on ne perçoit pas la vie du végétal. Pour autant, ce n'est pas parce que l'homme ne perçoit pas une chose que cette chose n'existe pas. Vous ne percevez pas les molécules, n'est-ce pas ? Pourtant elles existent. 
 
2 - Il fut une époque où l'on pensait ces choses :
- Les hommes noirs ne sont pas de vrais hommes. Ce qui explique que nous les traitions comme du bétail. Il a fallu que certains hommes se battent pour prouver que le Noir et le Blanc étaient frères. 
- Les animaux n'ont pas d'âme et pas de sentiment. Ce sont des machines. Nous les avons asservis. Aujourd'hui, après des siècles de réification la société consent de plus en plus à reconnaître l'animal comme une personne voire comme un parent de l'homme. 
 
3 - L'homme et les autres animaux ont besoin de soleil, de nutriments et d'eau pour vivre. Les végétaux ont besoin de ces choses. Cela prouve qu'il y a un dénominateur commun : la Vie. 
 
III - Que comprendre ? 
 
Évidemment, nous ne pouvons manger des pierres. Nous ne sommes pas fait pour. Nous ne sommes pas conçus pour. Nous devons nécessairement manger ce qui a été vivant ou ce qu'il est toujours. Car manger c'est s'accaparer l'énergie vital du vivant. Il n'y a donc rien de dérangeant, naturellement parlant ni éthiquement parlant, à manger du vivant même si c'est du vivant mort.
 
Ce qu'il faut, c'est avoir conscience de ce qu'on mange et manger en conscience. Par conséquent, je le redis, manger de l'animal, ce n'est pas mal ; manger du végétal, ce n'est pas mal non plus. Ce qui est mal, c'est la surconsommation. Ce qui est mal, c'est manger des produits qui n'ont pas pu vivre naturellement. Car ces produits auront souffert, quand ils étaient des personnes avec une individualité au regard du cosmos. 
 
Je ne veux en rien pousser à la consommation carnée. Mais pour tous ces gens qui refusent de voir que la vie d'un végétal vaut la vie d'un animal, souvenez-vous que ces cet état d'esprit qui a poussé notre société à envisager la vie des autres animaux comme inférieures à celle de l'homme. 
 
IV : Pour conclure. 
 
Grâce à REGAIN, mon Navet, j'ai trouvé le bon équilibre éthique pour me nourrir. Je vais petit à petit m'orienter vers la nourriture de besoin sans oublier d'avoir une pensée et de la gratitude pour tout ce que je vais manger, pour toutes ces vies sacrifiées au profit de la mienne, comme le faisait déjà les sociétés ancestrales amérindiennes.
 
Ne blâme pas l'assiette de ton voisin, sans avoir pleinement conscience que peu importe ce que tu absorbes, tu participes toi aussi à un massacre, même si ce ne sont que des végétaux ou des champignons.   
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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 21:21

Dans la même période que les Power Rangers, il y avait « Les Feux de l’Amour ». En fait, c’était à l’origine juste pour passer du temps avec ma mère quand je n’étais pas à l’école. Un téléspectateur occasionnel mais qui avait pris goût.

J’aimais beaucoup Victor Newman, Chancelor et Ryan McNeil (désolé si j'écorche les noms). Je ne pense pas que ça m’ait appris beaucoup si ce n’est que les femmes souffraient de l’infidélité des hommes et que les mensonges blessaient. Bref, c’était une série qui pour un petit, idéalisait l’Amour en montrant les travers à éviter. J’ai définitivement arrêté juste après l’épisode de la mort de Ryan, le compagnon de Victoria (la fille de Newman). Elle m’avait beaucoup marqué. Peut-être que mes souvenirs sont erronés (pardon j’avais 9 ans) mais il me semble qu’il était fidèle et honnête et qu’il devait bientôt se marier. La douleur des autres personnages, je crois l’avoir un peu ressentie. Et ça a, je m’en suis convaincu en tout cas, jeté les bases de tout un pan de ma personnalité. Bien que ce soit une vision erronée de la société et notamment de la société américaine, il est plus facile de comprendre et de projeter sur notre quotidien ce genre de série au lieu de héros colorés combattant des extra-terrestres. Les Feux de l'Amour ont fait partie de mon histoire, je ne pouvais pas l’occulter.

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 20:56

Dans cette nouvelle série qui a commencé par Naruto (article  81), je vais souvent faire appel à mes souvenirs. Je crois que pendant mes quinze premières années, c’est surtout la télé qui m’a beaucoup apporté. Et oui, une série d’articles qui va dédiaboliser la télé. Et donc, je vais probablement être à contre-courant de la pensée du coaching.

Je pense que les souvenirs que j’ai, débutent vers l’âge de mes cinq ans peut-être six. A cette époque, j’avais des petites habitudes. Le mercredi, je regardais les dessins-animés sur TF1, en jouant dans ma chambre. Je ne regardais pas tous les dessins animés. Mon préféré, qui n’en était pas vraiment un, venait clore la programmation jeunesse : les power rangers (un programme proche de bioman pour les générations précédentes).

 

Sans forcément revenir sur l’ensemble des saisons que j’ai pu voir, voici en quelques lignes mon analyse sur le rôle que ça a joué. 

C’est l’histoire de 5 jeunes très communs dont la destinée était d’être des héros colorés, gardiens d’artéfacts magiques et protecteurs des habitants de la Terre. Honnêtement, avec le recul, à part assoir l’éternel combat du bien contre le mal ça n’apprend pas grand-chose d’autre. Il n’y a pas de notion de dépassement de soi comme dans DRAGON BALL Z, il n’y a pas de volonté propre aux personnages de braver leur destin. Sauf du point de vue des grands méchants qui rêvaient toujours plus de conquêtes et de domination. Bref, l’épisode fini, cela me donnait de nouvelles idées pour jouer l’après-midi en inventant, dans mon histoire, ce qu’il n’y avait pas dans la série. Je devais certainement vouloir combler un manque, inconsciemment bien-sûr.

Cela a fortement contribué à travailler mon imagination et à aider à définir les limites [archaïques] du bien et du mal.

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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 21:04

La contre-question est un procédé littéraire qui consiste à répondre à une question par une question. Souvent utilisée au cours d’un échange verbal, elle s’est fortement développée dans les échanges textuels courts (type sms). Ce procédé est aussi très souvent utilisé dans le discours politique.

La contre-question est un moyen pour son utilisateur de gagner du temps pour répondre à la question principale plus tard. C’est un moyen aussi pour éviter de répondre ou pour dévier la conversation.

Ce procédé témoigne d’un malaise vis-à-vis de la question principale. Ce malaise peut refléter de nombreux sentiments : la honte, l’orgueil, la duplicité, l’hypocrisie.

Parfois utilisée de manière inconsciente, la contre-question est la réponse automatique de l’ego face à ce qui lui semble être une insécurité. En fait, l’ego nous empêche d’être authentiques.

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