Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog d' Angel-Achamann.over-blog.fr
  • Le blog d' Angel-Achamann.over-blog.fr
  • : Retrouvez sur ce blog quelques uns de mes écrits.
  • Contact

N'hésitez pas à partager !

Recherche

Posez vos questions, formulez vos conseils...

Proposez un défi d'écriture !

Catégories

1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 22:14

Les personnes qui ont marqué ma vie sont nombreuses. Je ne peux pas brosser de portrait parfait et détaillé de ces relations, sans entrer dans une intimité partagée. Alors je vais juste survoler les généralités en tentant malgré tout de capter l’important.  

Ma grand-mère :  

Esprit affaibli par le temps et abruti par son entourage immédiat, elle eut pendant longtemps toute sa tête. En ces moments, elle fit de moi, le gardien des secrets de famille, qui pourraient, à coup sûr, m'ériger en écrivain de renom et probablement l’un des plus attaqués en début de carrière.

Fils qu’elle ne pouvait plus avoir avec son compagnon, j’avais un lien très étroit avec ma grand-mère. Autour de cet amour que nous nous portions, est née la majeure partie de ma personnalité. Une personnalité par imitation.

Vous connaissez l’expression « avoir le cœur sur la main » ? Elle, elle portait le sien comme jésus portait son calvaire, sur le dos, tant il était grand et bon et qu’il ne put tenir dans ses deux mains.

Donner avec plaisir, sans rien attendre en retour, quitte à se priver elle-même, c’est par sa générosité, qu’elle était riche. Une grande Dame qui a vécu de nombreux tourments, mère d'une dizaine d'enfants, quinze fois grand-mère, veuve et ayant mis en terre une partie de sa progéniture, pilier d’une famille aujourd’hui déchirée. Elle a tenté de transmettre ce en quoi elle croyait : les valeurs du travail, du mérite, du courage, de l’amour, de la compassion, et de la générosité.

C’est aussi d’elle que je tiens une partie de mon ésotérisme et mon ouverture d’esprit face aux mondes non scientifiques.

Partie rejoindre Dieu, les étoiles, ou réincarnée, elle n’a jamais été autant présente dans mes pensées que depuis que je suis père. Quand je dis présente, je ne parle pas d’un vague souvenir de son physique, une image pâle que mon intellect a sauvegardée. Non, c’est plutôt, sa présence en temps qu’être. C’est assez difficile à définir. Ce n’est pas une petite voix non plus. C’est son énergie. C’est son héritage spirituel. Ca bouillonne, là-haut entre deux neurones ou ailleurs. Et quand je suis avec ma fille, je ressens autour d’elle cette sensation. On pourrait me prendre pour un illuminé et ou quelqu'un qui s’accroche à voir ce qui n’existe pas pour faire face au deuil. Seule ma poésie sera capable de me dire si je suis dans le vrai ou dans le faux. Ses énergies sont toujours là. S’ils s’avèrent que mes croyances sont erronées, je saurais, de toutes les manières, faire survivre sa personne à travers ma descendance.    

 

Ma grand-mère, je pourrais vous en parler des heures entre ce qu'elle a vécu et les souvenirs que j'ai avec, ses recettes de cuisine où le rôle qu'elle eût dans le choix de mon prénom, ça d'ailleurs, ça fera l'objet d'un article.    

Repost0
30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 22:55

Pour finir le tour des influences télévisées, il faut que je vous parle d’un acteur et de la première partie de sa filmographie (avant que ces films ne soient trop américanisés). Il s’agit de Jackie Chan.

Dans ses premiers films, dans un décor de l’époque, il apprend le Kung Fu auprès d'un maître. Ce qui me plaisait dans ces longs métrages, d’abord, c’est l’entraînement qui était atypique. Ce mélange d’exercices physiques dans un milieu naturel, sans poids et sans altère, me plaisait. A ça, il faut ajouter l’élégance des mouvements et l’expression poétique du corps qui rayonne son environnement d’une énergie incroyable. Peut-être que si j’avais été plus encadré, j’en aurais fait une pratique régulière. Pour le moment avec ma souplesse légendaire de barre de fer, je ne peux que commencer à m’étirer. Enfin, le tout baignait dans l'humour.

Au-delà de l’entraînement du protagoniste, il y avait le maître. Une espèce de clochard ambulant vivant de rien, si ce n’est de charité ou de petits larcins. Toutefois la maîtrise de l’art martial les érigeait au rang de maître. J’aimais beaucoup ce genre de personnage, gardien d’un savoir qu’il transmet gratuitement comme une évidence. Un homme plein d’humilité et de simplicité qui véhiculait en plus de ces valeurs un art de vivre.

Je me suis souvent imaginé en mode ermite érudit mêlant savoir, zen et poésie ; le tout baignant dans quelques gouttes de saké. J’ai au moins réussi ce grand écart, père fonctionnaire, diplômé d’un rien, poète et yogi aux heures perdues, le tout posé sur un estomac ventru adepte de produits perturbés.      

 

Mon film préféré : le chinois se déchaîne avec sa bande son qui me motivait autant que celles des Rocky. Je mets le lien en commentaire pour les nostalgiques et les curieux. 

Repost0
29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 20:10

Contrairement à ce que pense mon entourage, je n’ai pas beaucoup lu. Pourtant l’une de mes lectures a été déterminante. Il s’agit en réalité d’une double lecture : celle de Croc-Blanc d’une part et celle du Philosophe et le loup d’autre part. C’était à l’occasion de mon mémoire, portant sur les relations entre l’homme et le loup.

Mark Rowland a su simplement mettre en mots justes un paradigme, selon lequel l’homme et l’animal ont beaucoup en commun, à ceci près que l’homme a oublié sa nature animal. Bien que j’avais déjà conscience d’un malaise entre nous et le reste du vivant, je n’avais pas encore été « touché ».

Même si, je ne suis pas encore végétarien, cet ouvrage fut le marteau  qui enfonça un peu plus le clou de la compassion et celui de l’interconnexion. Ces deux clous avaient déjà étaient positionnés par L214 et par ma femme.

Mon rapport aux animaux a beaucoup évolué et peut encore s’améliorer. J’y travaille.

 

Deux mots sur le livre : 

Entre narration et philosophie, l'auteur revient sur une période de sa vie où il cohabitait avec un loup et en tire les enseignements.  Au delà d'un simple témoignage, il s'agit bien d'une réhabilitation d'un animal mal-connu et stéréotypé et de l'invitation à renouer avec notre nous naturel, le moi animal. 

Essai inspiré et inspirant, il se lit très facilement et mériterait une place dans les programmes scolaires. 

Repost0
24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 21:01
II - L'éveil panoptique.
 
La deuxième école n'en est pas une à proprement parler. En fait, il s'agit davantage d'un sous-courant aux idées proches mais à la nuance iconoclaste.
Vous l'aurez compris, je me sens plus proche de cette branche. Elle mène aussi à l'éveil spirituel et je suis convaincu qu'elle mène à un éveil plus général. 
Comme les autres, les préceptes sont issus d'une expérience personnelle mais pas d'une situation personnelle. C'est au gré des lectures mais surtout de questionnements que je suis parvenu à m'éveiller et non à cause d'un "malheur".
 
Je qualifie cette branche d'éveil panoptique parce qu'elle me semble plus complète. Il ne s'agit pas simplement de qualifier l'éveil de "spirituel".
Décomposons le :
- L'éveil des sens ; qui n'est pas l'usage primaire mais une utilisation plus pénétrante, plus instantanée. C'est être constamment présent en soi et à soi, pour soi et pour l'autre. Dans la langue du poète, on parle du Beau. 
- Un éveil de notre part animale avec ses instincts et sa capacité d'adaptation. Il s'agit là de renouer avec notre être physique primordial, avant le commencement du Verbe. C'est aller chercher en soi, notre premier nous, notre racine de vie. Pour le poète, c'est la rencontre de la douleur et du plaisir, en somme c'est l'expérience. 
- Un éveil de la sensibilité et de notre capacité à relier les évènements. C'est la capacité de connecter les trois phases du temps (que nous avons) créé dans le non-temps. C'est le développement de notre intuition. C'est être à l'écoute de soi, des autres, du monde, voire des mondes. Pour le poète, il s'agit du rapport avec le TOUT. 
- Un éveil spirituel qui est d'abord une connexion constante avec notre énergie vitale puis une connexion avec le Tout. Le terme poétique est quintessence.
- Un éveil intellectuel. Ce n'est pas l'engrangement de tous les savoirs mais une optimisation du savoir. Cela ne signifie pas connaître des choses nécessaires et oublier la culture, non ! L'éveil intellectuel, c'est la question, c' est une torture. C'est adopter une démarche sceptique et constructive dans laquelle nous acceptons de démolir tous nos grands schèmes de pensée pour aller chercher la vérité selon notre être exempt de ce qui nous a été présenté ou non. 
Voilà ce qu'est, selon moi, l'Eveil ; l'addition de ces différentes strates.
 
Dans les fondements, cette branche ne réinvente pas l'eau chaude. C'est évidemment les même thèmes qui sont abordés mais de manière différentes, parfois avec des nuances et surtout sans autre logique que le partage. Autrement dit, je n'ai pas et ne veux pas de prospect, je n'ai pas de grille tarifaire mais j'ai un prix. Mentalité française me direz-vous ? Appréciation spiritualisée vous répondrai-je !
Du point de vue des particularités, cette mouvance de l'éveil panoptique inclut aussi de l'ésotérisme et abolit les dualités. Le principe premier est l'unité. 
Repost0
23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 20:20
I) L'école de l'éveil du résistant
 
Cette école est la plus commune. Vous prenez n'importe quel coach, il vous proposera la même démarche expérimentale. 
De manière sommaire et synthétique : 
1) Prendre conscience que l'on est
2) S'accorder du temps pour soi
3) Développer la confiance en soi
4) Tout mettre en œuvre pour réaliser son projet
5) Respecter tous les principes et vivre heureux
 
Une méthode qui se veut simple n'est-ce pas? Pourtant croyez-moi, c'est bien plus complexe qu'il n'y parait parce que sous chacune des rubriques, se cachent une multitude de paliers. 
Entendons nous bien ! Je ne critique absolument pas les résultats puisqu'ils sont là et, du moment que les gens atteignent leurs objectifs, le contrat est honoré. 
Ce qui me chagrine, c'est le contexte. En faisant de la spiritualité une science, j'ai cette impression, peut-être erronée, que l'on déspiritualise le processus. De plus, on fait du prospect une victime de soi. Autrement dit, on travaille à le faire culpabiliser en lui imputant sa situation. Tout ce qui lui arrive, selon les mentors, est de sa faute et il a, par conséquent, le pouvoir de s'en défaire, un pouvoir qui est en lui. La solution ne peut venir que de lui. Même s'il est vrai que l'individu représente 90% de son problème, ça me dérange au plus haut point car on crée avec le prospect (in)consciemment une relation hiérarchique. Lui parler ainsi, c'est l'infantiliser. Et, c'est mettre de côté tout ce qui a précédé. 
 
J'appelle cette école "l'éveil du résistant" parce que, que se soit les coachs ou les prospects, ils résistent. Ils résistent à leurs addictions, ils résistent à leur quotidien, ils résistent face à la société, ils résistent face à l'opinion commune, ils résistent aux traditions, parfois ils résistent à leurs passions, ils résistent aux critiques ... Pour ce faire, ils usent de méditation, de l'autosuggestion, et d'un égocentrisme bienveillant. 
Pour conclure, cette école mène à l'éveil spirituel permettant un rééquilibre entre le matériel et l'esprit et amenant sur le chemin du bonheur. C'est l'une des étapes de l'Eveil.
 
Une autre faille que je décèle : si l'on résiste, nous sommes en combat permanant. Le combat est un antonyme de la paix. Or le but de la spiritualité c'est bien de retrouver une paix au moins intérieure qui est sensée influencer sur notre environnement immédiat. C'est pourquoi je pense que la mouvance actuelle et la pensée qui s'est mise en place, sont perfectibles.  
 
Le préceptorat amical n'est pas un concept créé ab initio. Calqué sur les pratiques du coaching actuel, c'est une école qui considère l'ensemble de l'être et de l'étant et s'attache aux grandes valeurs qui la forgent. 
Repost0
22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 21:33
Dans un article précédent, je mentionnais l'existence d'au moins deux écoles. C'est le thème du jour. 
Le développement personnel peut être défini comme une philosophie de vie parfois assortie de méthodes pour améliorer la qualité de la vie, la connaissance de soi et promouvoir la réalisation de nos rêves.
 
Les religions partagent des objectifs similaires, elles enjoignent à faire ou ne pas faire, dans une logique de partage et de santé. Les deux points sombres sont :
- qu'il faut vivre dans l'ombre d'un dieu qui a le pouvoir de vie (éternelle) ou de mort "infernale"
- qu'elles sont tournées sur elles-mêmes. Chacune prétend détenir La vérité.
 
Après de nombreuses privations et autant d'actions, pour plaire à une entité divine, voilà la mort. Qu'a-t-on laissé sur notre passage ? Le vague souvenir d'un individu pieux au sein de sa communauté et sans histoire pour les autres, un numéro pour l'Administration, un pauvre pour les riches et un riche parmi les pauvres. Il n'y a finalement que la puissance de sa foi qui pourra rester longtemps et témoigner de son passage. 
 
Qu'apporte le coaching ou le préceptorat ? La liberté, le libre-arbitre. Le coaching ne prétend pas que dieu n'existe pas mais la notion est polysémique. Dieu peut être la Nature, l'Univers, une Aura, un Etre Primordial, un Esprit, un des dieux connus… Dieu c'est aussi chaque individu pour ce qu'il est, parce qu'il est.
Cette exaltation de l'individu n'est que le prolongement d'un processus qui a commencé il y a déjà quelques siècles. Voilà ce que je pense : nous vivions holistiquement, puis la période de la Renaissance, l'avènement des sciences, l'effervescence de la pensée et le développement du libéralisme nous ont conduit progressivement à l'individualisme. Ce qui a nécessairement engendré le capitalisme et l'égoïsme. La course à l'avoir et la possession a marginalisé le pouvoir de l'être et de la spiritualité. Dans un monde en souffrance psychologique, dépourvu de spiritualité, qui pousse à se lancer des défis de rapidité et faisant du Temps un dieu vivant sans le reconnaître comme tel, il était nécessaire que ça craque, comme se rompt la branche sous le poids de la neige.  
 
Dans le coaching, il y a de nombreuses mouvances. On peut malgré tout en extraire une doxa, et des topoï. C'est ce que l'on peut retrouver dans mes articles ; il ne s'agit jamais que de sujets que d'aucuns traitent. Au risque que l'on m'associe à Michel Onfray, j'ai tendance à dire que le coaching c'est comme le Freudisme. C'est a dire, qu'une personne a tiré une philosophie de ses expériences et l'a scientisée pour sa faire maître à penser. Soyons plus clairs, je ne parle pas de "charlatanisme" mais plutôt d'un regard septique sur les discours qui nous sont proposés car, j'en reviens à ce que je disais dans mon précédent article : Cheminer vers l'Eveil, j'ai l'intime conviction que le coaching (ou le développement personnel) comme nous l'entendons, est assimilable à une religion ou une secte. 
Repost0
20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 22:04

Il y a une notion importante dans le développement personnel. Il s’agit de l’acceptation.

 

I – L’acceptation de soi.

 

Cela signifie d’abord d’accepter d’être soi. Il faut s’affranchir du regard des autres et du « qu’en pensera-t-on ? » J’aime parler avec des exemples, c’est beaucoup plus simple.

 

Exemple  :

Le port de la moustache carrée. Pari très osé, n’est-ce pas ? Et pourtant, la coupe de la moustache est-elle vraiment synonyme d’une idéologie ?

La longue barbe taillée en pointe, est-ce le propre du druide ? La grosse barbe bien fournie est-elle l’attribut exclusif des musulmans ou des nains de Tolkien ? La moustache carrée est-ce le propre d’Hitler ?

A ce que je sache, une coupe de cheveux ou le port de la barbe ou de la moustache ne fait pas l’action..

Cependant, dans la pensée commune, le porteur de la moustache carrée sera assimilé à un disciple de l’idéologie hitlérienne. La conscience fera appel à la mémoire collective et éveillera ainsi des peurs.  

Comment l’enfant ou le chien verraient-il ce genre d’individu ? Moi, je sais : dans son entier, sans s’arrêter sur la moustache.

 

En effet, l’acceptation de soi, c’est savoir faire ce qu’il nous plait et c’est d’accepter qui nous sommes réellement sans se soucier de ce que en pensent les autres. Pourquoi ? Parce que ces mêmes autres portent un jugement qui n’est pas objectif. Leur jugement est empreint d’émotions générées par la mémoire. Nous agissons en fonction de l’autre mais au détriment de soi. Or une vie bienheureuse passerait d’abord par un repli sur soi. Un certain égoïsme léger. Il faut donc accepter ce qu’on est, qui on est, et être authentique.

En étant dans le rejet de soi, nous nous condamnons à l’échec. Si nous nous pensons moches, nous le serons. Si nous nous pensons pauvres, nous le serons. Savoir cultiver son jardin avec amour et confiance est la clé pour une acceptation de soi en trouvant les qualités et nos points à améliorer.

Dans les quatre accords toltèques, le premier dit d’avoir une parole impeccable, c’est-à-dire qui ne nous fait pas de tort. La parole est associée à la magie et le parleur à un jeteur de sort. Alors usez à votre égard de magie blanche ! Exaltez vos qualités s’en vous en enorgueillir, rechercher vos points perfectibles et travaillez à les corriger. Mais, corrigez les uniquement si vous le souhaitez et pas pour plaire. Autrement, vous ne vous acceptez pas.  

Repost0
18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 20:46

La poésie souffre aujourd’hui dans sa forme la plus noble parce qu’elle est mal enseignée et mal abordée. Partant avec une mauvaise impression, peu continuent de s’y intéresser.

 

La poésie n’est pas toujours facile d’accès et peut paraître parfois trop longue et difficile à lire ou en tout cas à recevoir. Celui qui n’est pas sensible à la versification et à la puissance des images n’est pas forcément insensible à la poésie. Peut-être que le poème est trop long ou ne s’imprègne pas de l’air du temps. Alors je me lance un défi. C’est ce que j’appelle le 4’inspiré.

Le 4’inspiré est un quatrain (strophe de 4 vers) sur un moment de vie. C’est une capture d’un instant par le langage. A la manière d’un dicton ou d’une maxime, il a vocation à être simple et s’inscrit dans une volonté de refaire lire de la poésie à tout chaland qui passe par là.

 

Si tu aimes le concept, n’hésite pas à poster un petit commentaire, que je puisse mieux appréhender cette proposition. Toutefois, ce ne sera pas sur Facebook mais sur Instagram. Parfois, il m’arrivera de les compiler en un article sur facebook en les regroupant par thème.

Repost0
17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 19:13
Mes influences 
Mes influences ne sont heureusement pas toutes issues de la télé. Il y a eu aussi des personnes. Certaines ont eu un passage court dans ma vie, d'autres la partage toujours. 
Les premières que je cite, sont celles qui ont eu un impact important même si aujourd'hui, elles ne font plus physiquement partie de ma vie. 
 
9 ans - 11 ans.
D'abord, il y a eu madame K, enseignante à l'école élémentaire, c'est elle la première qui par ses éloges  et sa confiance m'a donné envie d'être professeur. C'est elle aussi qui, par ses choix et sa pédagogie, m'a initié à la poésie française. Or ce premier contact avec la poésie et ma sensibilité ont fait bon ménage. L'art noble a trouvé un adepte. C'est la poésie qui m'a ouvert les portes de la conscience. C'est cette discipline, entre autres, qui m'a permis de me construire. 
 
Entre mes 11 ans et mes 15 ans : C'est une bonne partie de mes professeurs de collège, qui avaient compris que j'avais besoin de discussions, d'un autre age que le mien. Ils auraient pu me mettre dehors car je n'avais rien à faire dans les couloirs, ils aurait pu me laisser de côté pour profiter de leur pause mais non, ils venaient pour discuter. C'est assez flatteur car cela signifie que je savais probablement tenir un discours intéressant. 
 
17 ans. Un autre professeur d'anglais qui me porta un intérêt si grand qu'elle est la mère de mon évolution. Le jeune solitaire rejetant la société a commencé à composer avec elle et à s'ouvrir au monde. C.L fut l'une de mes plus belles rencontres. Et pour tout ce qu'elle m'a apporté, je la remercie. C'est dans le même temps grâce à elle que j'ai renoué avec la famille V, et que j'ai su m'intégrer à un groupe durant ma dernière année de lycée. 
Parmi ce groupe, Romain, une personne au grand cœur et à l'écoute. Si notre relation du départ n'étais pas toute rose, il fut secrètement une personne que j'admirais parce qu'il était capable de tenir des raisonnements intéressants. Un ami, que je vois peu, hélas.  
 
Monsieur Frédéric H Fajardi qui, lors d'un atelier, m'a donné l'envie d'écrire. Il eut cette belle parole qui résonne toujours : "pour réussi sa vie, il faut 3 choses : fonder une famille, écrire un livre et planter un arbre." 
 
La famille V, à qui je dois de nombreux fou rires, grâce à qui j'ai fait deux autres très belles rencontres. Ils m'ont accepté comme un membre de la famille et m'ont beaucoup appris sur la vie, le cinéma et la chanson française. 
 
Et enfin, A. Non pas celui de Pretty Little Liars, une amie généreuse qui a toujours été présente pour discuter. Parler est important. Pas nécessairement pour avoir une réponse mais pour se libérer. Dans un même temps, parler et s'entendre dire des choses peuvent permettre de prendre conscience de nos propres limites. Une amitié qui se poursuit et qui nous permet de nous réunir pour partager des moments.
 
Les gens que nous rencontrons sont des véhicules de savoirs, des révélateurs de soi. Même celui qui ne semble pas apporter apporte. Toutefois comme je l'exprime dans vision de vie, il est nécessaire pour trouver la sagesse de s'écarter du monde pour se retrouver avec soi.
A toutes ces personnes, merci. 
Repost0
15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 22:05

Hier, j ai regardé "Les Trois Petits Cochons" avec ma fille. Elle n'a probablement rien compris puisqu'elle vient d'avoir 5 mois mais c'était fun. 

Cependant, je l'ai visionné avec un oeil neuf. Je sais que je ne l'avais pas vu depuis au moins 16 ans, peut être un peu plus. 

Retour sur un dessin animé qui sera au programme de son éducation. 

1 - le mythe de l'abominable méchant loup 

Un topos de notre littérature : le chaperon rouge, le petit garçon qui crie au loup, les trois petits cochons ... des oeuvres qui véhiculent une image peu amicale du loup. Devenu emblème du mal un peu grâce à l'Eglise, il faudra enchainer sur des oeuvres le dédiabolisant, parmi lesquelles Croc-Blanc. Car sur le chemin de l'éveil, il faut se questionner et douter des vérités énoncées. 

2 - La morale des trois petits cochons. 


" - De jouer il n'a pas le temps
Pas le temps, pas le temps
Il travaille constamment

- Jouez, riez, violonnez
Croyez pas que vous m'fâchiez
Sauf je suis mais vous trembleriez si le loup à l'huis passait"

 

Le 2e couplet est chanté par le 3ème petit cochon, qui n a pas encore fini sa maison de briques.

Le travail est son salut. Il a investi plus de temps et dans du plus solide pour une vie plus sereine. Il a mis ses loisirs de côté pour se consacrer à son objectif.

Il y a une analogie possible avec un verset biblique : Matthieu chapitre 7 verset 21 à 28, partiellement reproduit :
 

Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

3 - Autres détails.

Dans une des maisons, celle en briques, on voit deux cadres avec les photos du père et de la mère cochon. Le père est représenté comme un filet de saucisses et la mère comme une truie allaitante. Je suis incapable d'expliquer ce fait. Est-ce une provocation ? Est-ce un message sadique ? Ou au contraire une prise de position ? Je ne sais pas. L enfant ne fait pas attention à ce détail, devrais-je lui en parler ? Peut-être. Ce pourrait être un moyen d affûter le sens du détail ... 

Le loup tente de passer par la cheminée comme le père noël. 
Aussi sûre que puisse être la maison, il y a toujours une faille. Heureusement, le sang froid du cochon et sa chance l'auront sauvé pour cette fois. 

IV - Pourquoi vous en parler ?

D'abord parce que ca me fait un sujet. Mais j avoue que ce n est pas la première raison. De base, je suis contre la télé qui abrutit l enfant. Et certains programmes seront définitivement bannis. 

Toutefois, j ai remis en question ce que je pensais et, la télé peut être un bon moyen d éduquer ludiquement. Encore faut-il savoir la regarder. Ayant beaucoup regardé la télé moi-même, il ne serait pas juste que j'en prive mes enfants. Du coup, je songe à une programmation avec des classiques qui seront d'abord vus pour le plaisir sporadiquement. Puis, ils seront revus en étant un vecteur d'apprentissage. Ainsi, je lance les bases du pédo-coaching

Voila tout pour aujourd'hui. Je t'invite à lire ou relire l'article Fourmiz qui s'inscrit dans cette pensée.

 

Repost0