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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 21:10

« Mais alors, me direz-vous, comment fait-on ? » je m’en étais arrêté là. Ne faisons pas ! A vouloir nous définir, nous nous excluons du Tout. Nous créons des divisions qui causent des dommages. Définir c’est axer la pensée sur l’avoir et le non-avoir. La seule vraie définition, l’irréfragable vérité est que nous sommes vivants alors, existons.

Ces deux articles (celui-ci et "La Définition de l'Homme par l'Homme) sont très généraux  et me permettent d’annoncer une série spéciale sur les dualités. En quoi est-elle spéciale ? Et bien jusqu’à maintenant j'ai toujours dit que le fruit de mes réflexions datait d’environ dix ans. Cette pensée contestant les dualités et ma dernière couche évolutive, mon dernier éveil. Je le date au dernier trimestre 2017. Pour résumer, je fais du nouvel esprit.

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18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 21:51

Paragraphe 1 :

Peut-on être juge et partie ? Oui. La question est mal formulée. Etant juge et partie (victime ou coupable), peut-on juger avec discernement, de manière impartial et juste un fait, une chose ou une personne ? Non, nous ne le pouvons. Même le plus sage et le plus juste des hommes ne le peut. 

 

Paragraphe 2 :

Voici quelques définitions fabulistes de l'Homme :

La Terre : " L'être humain est une espèce animale vivant sur moi. A l'origine, nous étions en symbiose et il faisait partie de mon microbiote. L'excès n'est jamais bon et leur accroissement exponentiel m'est préjudiciable. Je lutte difficilement pour tenter d'équilibrer mon microbiome car l'excès d'Homme est devenu mon lymphome."

Une partie des autres animaux : "l'Homme est un super-prédateur que nous craignons. S'y soumettre, et l'aimer voire l'adorer ou le fuir sont nos seules échappatoires."

D'autres animaux : "L'être humain est le seul animal à croire qu'il n'en est pas et qui légitime ainsi ses actions néfastes sur notre environnement. C'est un nuisible."

Certains autres animaux : "L'homme c'est une espèce bizarre. Il fait du bien et il fait du mal. Il accepte que certains dorment dans sa maison et que d'autres vivent par dizaine au mètre carré. Il va adopter et nourrir ou enfermer et abandonner. En fait, je crois qu'il faut juste avoir de la chance. Soit on tombe sur un gentil soit on tombe sur un méchant. Et je peux vous dire que je préférerais finir sous les dents d'un loup ou d'un ours. L'homme offre la vie et donne la mort. Il est un dieu." 

Dieu : "L'être humain est une belle création en principe mais elle est un peu obsolète. Faute de mieux, je la garde. Mais, je me demande quand même bien où j'ai merdé." 

Extra-terrestre : "L'Homme est une espèce animale vivant sur la planète Terre. C'est la plus évoluée des espèces sur sa planète. L'être humain peut constituer une bonne ressource alimentaire pour nous et nos animaux, bien apprivoisé, il peut aussi servir de divertissement. Toutefois, c'est une espèce rebelle avec un sérieux complexe de supériorité. Pour éviter les révoltes, il convient de la laisser mûrir un peu. Elle va droit dans le mur. Nous pourrons alors intervenir en position de sauveurs et d'alliés." 

Une autre espèce Extra-terrestre : " L'homo sapiens est une espèce intéressante avec un fort potentiel. Capable du pire comme du meilleur, elle reste spirituellement au point mort. C'est une jeune civilisation qui malheureusement se suicide. Nous ne pouvons interférer dans leur affaire, si elle périt c'est qu'elle crée un désordre cosmique." 

Mark Rowlands écrit que l'Homme est le seul animal qui a la capacité de se raconter des histoires. 

 

Paragraphe 3 :

Quel lien entre mes deux premiers paragraphes ? L'erreur primordiale de l'homme est qu'il se définit. Etant juge et partie, il n'a pu donner une définition exacte. D'ailleurs toutes les définitions fabulistes que j'ai proposées souffrent aussi de ce problème puisque je donne des mots et des réflexions humaines à d'autres espèces, pensant, peut-être à tord, qu'elles pensent  comme Homo sapiens. L'anthropomorphisation est la deuxième erreur primordiale. 

Mais alors comment fait-on, me direz-vous ? 

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 19:39

Un secret longtemps gardé non pas par égoïsme mais parce que je n’avais pas d’intérêt à le divulguer.  C’est une petite astuce qui mêle méditation et pleine conscience.

Je ne peux pas vous dire qui en est le père ni comment ça marche précisément car dans mon monde c’est moi qui l’ai adaptée. Je ne l’ai lu ni entendu nulle part. En fait, c’est partie de l’observation de tous ces croyants qui arborent avec fierté une étoile, une main ou une croix.

 

Lorsque j’ai commencé mon cheminement vers l’éveil, je dois avouer que ce n’était pas si facile de contrôler ses émotions et sentiments. Les petits énervements et les différents stress quotidiens sont légions dans nos vies et, leur accumulation a des effets néfastes sur la santé et sur l’état de paix intérieur. La première fois que je l’ai utilisé, c’était il y’a dix ans, au moment de subir les épreuves anticipées du bac. Je n’étais plus un si bon élève que je le fus durant la période du collège et j’avais fait l’impasse sur quelques textes comptant sur ma bonne étoile. J’avais peur malgré tout de me rater. De ce que je commençais à comprendre des réponses à mes questions le sur-stress était inutile parce qu’il ne change pas la situation. Stressé ou non je devais y passer.  Je comprenais aussi qu’il n’y avait pas de fatalité. Alors je pratiquais l’autosuggestion et je me disais alors  « j’y arriverai et dans le cas contraire je saurai rebondir. »

Loin de suffire, l’autosuggestion a pour limite la croyance qu’on lui accorde, il me fallait plus. J’ai défini au moins deux moyens de me relever en cas d’échec. Déjà, j’étais plus serein dans la semaine qui précédait les épreuves. Le jour J, dans le couloir, j’attends mon tour priant pour ne pas tomber sur la séquence Maupassant ni sur la séquences "nouvelles". C’était un stress total, je ressentais les palpitations accélérées, j’avais les mains moites et je tapotais ma jambe de mes doigts. Un moyen que le corps a pour évacuer un peu de stress est de provoquer un mouvement de vibration, de tremblement.

Je me sentais vraiment nerveux et je parvenais à me voir comme si j’étais en dehors de moi. Première chose à faire respirer comme je l’ai expliqué dans l’article 133. Me vint alors une image en tête, un symbole qui représentait ce qui à l’époque m’inspirait. Je l’ai dessiné sur mon poignet.

 

Le stress n’est pas partie aussitôt. Mais l’ancrage m’a permis de canaliser mes pensées et au stress de diminuer. Je l’ai donc utilisé lors de tous les examens qui ont suivi (bac, permis, code, rattrapage, licence, résultat d’examens médicaux). Je l’ai aussi utilisé lors de quelques colères passagères et plus récemment lors d’un deuil. Aujourd’hui, je ne m’en sers plus que comme rituel. Cependant, pour débuter en la matière, ce peut être une très bonne méthode pour nous ramener à un calme intérieur immédiat.

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 22:01

Les trois grandes religions monothéistes l'ont oublié. Ce qui engendre partiellement intolérance, conflits, discrimination, guerre sainte et terrorisme.

Que l'on soit religieux, coaches, gourou, guide spirituel, philosophe ou précepteur nous sommes des influenceurs. Nous transmettons des valeurs, des préceptes, des enseignements, des théories. Nous conseillons selon une ligne de conduite à laquelle nous croyons et que nous adoptons, théoriquement. 

 

Peu importe le domaine dans lequel nous exerçons (sport, alimentation, personnel, spirituel, management, couple, ...) un devoir nous incombe : être modéré et neutre.

 

Qui que nous soyons, nous ne détenons qu'une vérité pour soi.  Par conséquent, il m'apparaît fondamental de tempérer nos propos entre ce que nous faisons, croyons et pensons et ce qui est fait, cru et pensé ailleurs. Celui qui dit que Dieu n'existe pas ne peut pas le prouver. Celui qui dit que dieu existe ne peut pas le prouver. Celui qui affirme que dieu c'est la nature, ne peut pas non plus le prouver. Par conséquent aucun des trois n'a tord et aucun n'a raison. Il faut donc parler et conseiller avec précaution. Non pas pour éviter d'heurter les sensibilités mais pour rester modéré. 

 

La modération c'est ce qui permet de rester droit, solide et juste. C'est agir avec son coeur et avec raison sans que l'extrême rationalité nette du sentiment ne conforte l'égo dans sa froideur et sans que l'hypersensibilité déraisonnée n'accompagne l'existant dans une prison émotive accablante et mortifère.  

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 22:14

Les personnes qui ont marqué ma vie sont nombreuses. Je ne peux pas brosser de portrait parfait et détaillé de ces relations, sans entrer dans une intimité partagée. Alors je vais juste survoler les généralités en tentant malgré tout de capter l’important.  

Ma grand-mère :  

Esprit affaibli par le temps et abruti par son entourage immédiat, elle eut pendant longtemps toute sa tête. En ces moments, elle fit de moi, le gardien des secrets de famille, qui pourraient, à coup sûr, m'ériger en écrivain de renom et probablement l’un des plus attaqués en début de carrière.

Fils qu’elle ne pouvait plus avoir avec son compagnon, j’avais un lien très étroit avec ma grand-mère. Autour de cet amour que nous nous portions, est née la majeure partie de ma personnalité. Une personnalité par imitation.

Vous connaissez l’expression « avoir le cœur sur la main » ? Elle, elle portait le sien comme jésus portait son calvaire, sur le dos, tant il était grand et bon et qu’il ne put tenir dans ses deux mains.

Donner avec plaisir, sans rien attendre en retour, quitte à se priver elle-même, c’est par sa générosité, qu’elle était riche. Une grande Dame qui a vécu de nombreux tourments, mère d'une dizaine d'enfants, quinze fois grand-mère, veuve et ayant mis en terre une partie de sa progéniture, pilier d’une famille aujourd’hui déchirée. Elle a tenté de transmettre ce en quoi elle croyait : les valeurs du travail, du mérite, du courage, de l’amour, de la compassion, et de la générosité.

C’est aussi d’elle que je tiens une partie de mon ésotérisme et mon ouverture d’esprit face aux mondes non scientifiques.

Partie rejoindre Dieu, les étoiles, ou réincarnée, elle n’a jamais été autant présente dans mes pensées que depuis que je suis père. Quand je dis présente, je ne parle pas d’un vague souvenir de son physique, une image pâle que mon intellect a sauvegardée. Non, c’est plutôt, sa présence en temps qu’être. C’est assez difficile à définir. Ce n’est pas une petite voix non plus. C’est son énergie. C’est son héritage spirituel. Ca bouillonne, là-haut entre deux neurones ou ailleurs. Et quand je suis avec ma fille, je ressens autour d’elle cette sensation. On pourrait me prendre pour un illuminé et ou quelqu'un qui s’accroche à voir ce qui n’existe pas pour faire face au deuil. Seule ma poésie sera capable de me dire si je suis dans le vrai ou dans le faux. Ses énergies sont toujours là. S’ils s’avèrent que mes croyances sont erronées, je saurais, de toutes les manières, faire survivre sa personne à travers ma descendance.    

 

Ma grand-mère, je pourrais vous en parler des heures entre ce qu'elle a vécu et les souvenirs que j'ai avec, ses recettes de cuisine où le rôle qu'elle eût dans le choix de mon prénom, ça d'ailleurs, ça fera l'objet d'un article.    

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 22:55

Pour finir le tour des influences télévisées, il faut que je vous parle d’un acteur et de la première partie de sa filmographie (avant que ces films ne soient trop américanisés). Il s’agit de Jackie Chan.

Dans ses premiers films, dans un décor de l’époque, il apprend le Kung Fu auprès d'un maître. Ce qui me plaisait dans ces longs métrages, d’abord, c’est l’entraînement qui était atypique. Ce mélange d’exercices physiques dans un milieu naturel, sans poids et sans altère, me plaisait. A ça, il faut ajouter l’élégance des mouvements et l’expression poétique du corps qui rayonne son environnement d’une énergie incroyable. Peut-être que si j’avais été plus encadré, j’en aurais fait une pratique régulière. Pour le moment avec ma souplesse légendaire de barre de fer, je ne peux que commencer à m’étirer. Enfin, le tout baignait dans l'humour.

Au-delà de l’entraînement du protagoniste, il y avait le maître. Une espèce de clochard ambulant vivant de rien, si ce n’est de charité ou de petits larcins. Toutefois la maîtrise de l’art martial les érigeait au rang de maître. J’aimais beaucoup ce genre de personnage, gardien d’un savoir qu’il transmet gratuitement comme une évidence. Un homme plein d’humilité et de simplicité qui véhiculait en plus de ces valeurs un art de vivre.

Je me suis souvent imaginé en mode ermite érudit mêlant savoir, zen et poésie ; le tout baignant dans quelques gouttes de saké. J’ai au moins réussi ce grand écart, père fonctionnaire, diplômé d’un rien, poète et yogi aux heures perdues, le tout posé sur un estomac ventru adepte de produits perturbés.      

 

Mon film préféré : le chinois se déchaîne avec sa bande son qui me motivait autant que celles des Rocky. Je mets le lien en commentaire pour les nostalgiques et les curieux. 

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 20:10

Contrairement à ce que pense mon entourage, je n’ai pas beaucoup lu. Pourtant l’une de mes lectures a été déterminante. Il s’agit en réalité d’une double lecture : celle de Croc-Blanc d’une part et celle du Philosophe et le loup d’autre part. C’était à l’occasion de mon mémoire, portant sur les relations entre l’homme et le loup.

Mark Rowland a su simplement mettre en mots justes un paradigme, selon lequel l’homme et l’animal ont beaucoup en commun, à ceci près que l’homme a oublié sa nature animal. Bien que j’avais déjà conscience d’un malaise entre nous et le reste du vivant, je n’avais pas encore été « touché ».

Même si, je ne suis pas encore végétarien, cet ouvrage fut le marteau  qui enfonça un peu plus le clou de la compassion et celui de l’interconnexion. Ces deux clous avaient déjà étaient positionnés par L214 et par ma femme.

Mon rapport aux animaux a beaucoup évolué et peut encore s’améliorer. J’y travaille.

 

Deux mots sur le livre : 

Entre narration et philosophie, l'auteur revient sur une période de sa vie où il cohabitait avec un loup et en tire les enseignements.  Au delà d'un simple témoignage, il s'agit bien d'une réhabilitation d'un animal mal-connu et stéréotypé et de l'invitation à renouer avec notre nous naturel, le moi animal. 

Essai inspiré et inspirant, il se lit très facilement et mériterait une place dans les programmes scolaires. 

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 21:01
II - L'éveil panoptique.
 
La deuxième école n'en est pas une à proprement parler. En fait, il s'agit davantage d'un sous-courant aux idées proches mais à la nuance iconoclaste.
Vous l'aurez compris, je me sens plus proche de cette branche. Elle mène aussi à l'éveil spirituel et je suis convaincu qu'elle mène à un éveil plus général. 
Comme les autres, les préceptes sont issus d'une expérience personnelle mais pas d'une situation personnelle. C'est au gré des lectures mais surtout de questionnements que je suis parvenu à m'éveiller et non à cause d'un "malheur".
 
Je qualifie cette branche d'éveil panoptique parce qu'elle me semble plus complète. Il ne s'agit pas simplement de qualifier l'éveil de "spirituel".
Décomposons le :
- L'éveil des sens ; qui n'est pas l'usage primaire mais une utilisation plus pénétrante, plus instantanée. C'est être constamment présent en soi et à soi, pour soi et pour l'autre. Dans la langue du poète, on parle du Beau. 
- Un éveil de notre part animale avec ses instincts et sa capacité d'adaptation. Il s'agit là de renouer avec notre être physique primordial, avant le commencement du Verbe. C'est aller chercher en soi, notre premier nous, notre racine de vie. Pour le poète, c'est la rencontre de la douleur et du plaisir, en somme c'est l'expérience. 
- Un éveil de la sensibilité et de notre capacité à relier les évènements. C'est la capacité de connecter les trois phases du temps (que nous avons) créé dans le non-temps. C'est le développement de notre intuition. C'est être à l'écoute de soi, des autres, du monde, voire des mondes. Pour le poète, il s'agit du rapport avec le TOUT. 
- Un éveil spirituel qui est d'abord une connexion constante avec notre énergie vitale puis une connexion avec le Tout. Le terme poétique est quintessence.
- Un éveil intellectuel. Ce n'est pas l'engrangement de tous les savoirs mais une optimisation du savoir. Cela ne signifie pas connaître des choses nécessaires et oublier la culture, non ! L'éveil intellectuel, c'est la question, c' est une torture. C'est adopter une démarche sceptique et constructive dans laquelle nous acceptons de démolir tous nos grands schèmes de pensée pour aller chercher la vérité selon notre être exempt de ce qui nous a été présenté ou non. 
Voilà ce qu'est, selon moi, l'Eveil ; l'addition de ces différentes strates.
 
Dans les fondements, cette branche ne réinvente pas l'eau chaude. C'est évidemment les même thèmes qui sont abordés mais de manière différentes, parfois avec des nuances et surtout sans autre logique que le partage. Autrement dit, je n'ai pas et ne veux pas de prospect, je n'ai pas de grille tarifaire mais j'ai un prix. Mentalité française me direz-vous ? Appréciation spiritualisée vous répondrai-je !
Du point de vue des particularités, cette mouvance de l'éveil panoptique inclut aussi de l'ésotérisme et abolit les dualités. Le principe premier est l'unité. 
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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 20:20
I) L'école de l'éveil du résistant
 
Cette école est la plus commune. Vous prenez n'importe quel coach, il vous proposera la même démarche expérimentale. 
De manière sommaire et synthétique : 
1) Prendre conscience que l'on est
2) S'accorder du temps pour soi
3) Développer la confiance en soi
4) Tout mettre en œuvre pour réaliser son projet
5) Respecter tous les principes et vivre heureux
 
Une méthode qui se veut simple n'est-ce pas? Pourtant croyez-moi, c'est bien plus complexe qu'il n'y parait parce que sous chacune des rubriques, se cachent une multitude de paliers. 
Entendons nous bien ! Je ne critique absolument pas les résultats puisqu'ils sont là et, du moment que les gens atteignent leurs objectifs, le contrat est honoré. 
Ce qui me chagrine, c'est le contexte. En faisant de la spiritualité une science, j'ai cette impression, peut-être erronée, que l'on déspiritualise le processus. De plus, on fait du prospect une victime de soi. Autrement dit, on travaille à le faire culpabiliser en lui imputant sa situation. Tout ce qui lui arrive, selon les mentors, est de sa faute et il a, par conséquent, le pouvoir de s'en défaire, un pouvoir qui est en lui. La solution ne peut venir que de lui. Même s'il est vrai que l'individu représente 90% de son problème, ça me dérange au plus haut point car on crée avec le prospect (in)consciemment une relation hiérarchique. Lui parler ainsi, c'est l'infantiliser. Et, c'est mettre de côté tout ce qui a précédé. 
 
J'appelle cette école "l'éveil du résistant" parce que, que se soit les coachs ou les prospects, ils résistent. Ils résistent à leurs addictions, ils résistent à leur quotidien, ils résistent face à la société, ils résistent face à l'opinion commune, ils résistent aux traditions, parfois ils résistent à leurs passions, ils résistent aux critiques ... Pour ce faire, ils usent de méditation, de l'autosuggestion, et d'un égocentrisme bienveillant. 
Pour conclure, cette école mène à l'éveil spirituel permettant un rééquilibre entre le matériel et l'esprit et amenant sur le chemin du bonheur. C'est l'une des étapes de l'Eveil.
 
Une autre faille que je décèle : si l'on résiste, nous sommes en combat permanant. Le combat est un antonyme de la paix. Or le but de la spiritualité c'est bien de retrouver une paix au moins intérieure qui est sensée influencer sur notre environnement immédiat. C'est pourquoi je pense que la mouvance actuelle et la pensée qui s'est mise en place, sont perfectibles.  
 
Le préceptorat amical n'est pas un concept créé ab initio. Calqué sur les pratiques du coaching actuel, c'est une école qui considère l'ensemble de l'être et de l'étant et s'attache aux grandes valeurs qui la forgent. 
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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 21:33
Dans un article précédent, je mentionnais l'existence d'au moins deux écoles. C'est le thème du jour. 
Le développement personnel peut être défini comme une philosophie de vie parfois assortie de méthodes pour améliorer la qualité de la vie, la connaissance de soi et promouvoir la réalisation de nos rêves.
 
Les religions partagent des objectifs similaires, elles enjoignent à faire ou ne pas faire, dans une logique de partage et de santé. Les deux points sombres sont :
- qu'il faut vivre dans l'ombre d'un dieu qui a le pouvoir de vie (éternelle) ou de mort "infernale"
- qu'elles sont tournées sur elles-mêmes. Chacune prétend détenir La vérité.
 
Après de nombreuses privations et autant d'actions, pour plaire à une entité divine, voilà la mort. Qu'a-t-on laissé sur notre passage ? Le vague souvenir d'un individu pieux au sein de sa communauté et sans histoire pour les autres, un numéro pour l'Administration, un pauvre pour les riches et un riche parmi les pauvres. Il n'y a finalement que la puissance de sa foi qui pourra rester longtemps et témoigner de son passage. 
 
Qu'apporte le coaching ou le préceptorat ? La liberté, le libre-arbitre. Le coaching ne prétend pas que dieu n'existe pas mais la notion est polysémique. Dieu peut être la Nature, l'Univers, une Aura, un Etre Primordial, un Esprit, un des dieux connus… Dieu c'est aussi chaque individu pour ce qu'il est, parce qu'il est.
Cette exaltation de l'individu n'est que le prolongement d'un processus qui a commencé il y a déjà quelques siècles. Voilà ce que je pense : nous vivions holistiquement, puis la période de la Renaissance, l'avènement des sciences, l'effervescence de la pensée et le développement du libéralisme nous ont conduit progressivement à l'individualisme. Ce qui a nécessairement engendré le capitalisme et l'égoïsme. La course à l'avoir et la possession a marginalisé le pouvoir de l'être et de la spiritualité. Dans un monde en souffrance psychologique, dépourvu de spiritualité, qui pousse à se lancer des défis de rapidité et faisant du Temps un dieu vivant sans le reconnaître comme tel, il était nécessaire que ça craque, comme se rompt la branche sous le poids de la neige.  
 
Dans le coaching, il y a de nombreuses mouvances. On peut malgré tout en extraire une doxa, et des topoï. C'est ce que l'on peut retrouver dans mes articles ; il ne s'agit jamais que de sujets que d'aucuns traitent. Au risque que l'on m'associe à Michel Onfray, j'ai tendance à dire que le coaching c'est comme le Freudisme. C'est a dire, qu'une personne a tiré une philosophie de ses expériences et l'a scientisée pour sa faire maître à penser. Soyons plus clairs, je ne parle pas de "charlatanisme" mais plutôt d'un regard septique sur les discours qui nous sont proposés car, j'en reviens à ce que je disais dans mon précédent article : Cheminer vers l'Eveil, j'ai l'intime conviction que le coaching (ou le développement personnel) comme nous l'entendons, est assimilable à une religion ou une secte. 
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