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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 22:33

Voici l’un des premiers articles d’une série s’arrêtant sur mes influences. Le premier concerne un MANGA : NARUTO.

 

J’ai commencé les mangas avec Dragon ball (z) (gt). Si je trouvais l’anime sympa, il n’apportait rien qu’un loisir. Puis de mangas-loisir en mangas-loisir, je suis tombé grâce à mon frère sur NARUTO. Au début, jeune, je regardais aussi pour le plaisir mais je me suis attaché et probablement identifié au personnage. De plus l’ensemble de l’œuvre est parsemé de philosophie et de culture nippone.

Retour sur l’un des fondements de ma personnalité.

 

Histoire :

De manière succincte, c’est l’histoire d’un jeune garçon Naruto, dont la jeunesse a été sacrifiée, par ses parents, pour sauver le village de la destruction. Le démon scellé en-lui en fera un orphelin rejeté. Le cruel déficit d’attention et d’amour le pousseront à la sottise. C’est dans cette triste solitude qu’il va nourrir un rêve celui de devenir le chef du village, afin que tous les villageois l’acceptent et l’affectionnent. Je n’ai pas eu le courage de regarder la fin mais je sais qu’il y parvient.

Pour parvenir à cet objectif, Naruto fait preuve de détermination et de sacrifice. Comme dans Dragon Ball Z, on retrouve aussi le dépassement de soi par le prix de l’effort. Toutefois, naruto développe plus profondément les thèmes suivants : l’Amitié, la Solitude, la Paix avec les autres et avec soi, la puissance de l’intention, la foi en soi, la mort des proches.

Identification :

Je disais que je m’étais identifié. Bon je ne suis pas orphelin, je n’ai pas été rejeté, je ne suis pas blond, je n’ai pas la possibilité d’utiliser mon chakra pour me dupliquer. Toutefois, j’ai expérimenté la solitude, par choix, parce que je me sentais incompris. Naruto a été rejeté par les villageois à cause de préjugés. Ils n’ont pas fait l’effort de le comprendre. Et Le gamin ne se sentait pas à sa place ; c’est pourquoi il a développé ce rêve ambitieux de devenir chef de son village.

J’ai longtemps nourri moi aussi ce dessein d’être reconnu par un grand nombre et d’apporter en fédérant.

Un autre personnage, mon préféré, est le parrain de Naruto et l’un des Trois ninjas légendaires. Ermite pervers et avec un penchant pour le Saké, c’est un vagabond qui se saoule et écrit. Difficile de s’identifier, cependant il avait ce genre de vie qui résonne avec certaines de mes fibres (probablement une de mes vies antérieures comme j’en parlais dans l’article 80 sur facebook)

Bref, je conseille l’histoire principale de Naruto, sans les OAV ni les Hors-série. C’est pour les adolescents un bon moyen d’allier plaisir et spiritualité pour le peu qu’on le regarde avec ces yeux-là. 

Bonus : Naruto signifie "Tourbillon"

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 21:20

Qu’est-ce que la poésie ?

Peu de gens peuvent en donner une définition. Même les poètes ne le peuvent vraiment car y mettre des mots c’est la borner, la limiter dans son expression.

La poésie est sans doute l’art littéraire le plus ancien et l’un des plus résistants aux époques. C’est un genre à la fois stéréotypé et à la fois indéfini. Il paraît difficile et risqué de la théoriser. La poésie est un genre multi-face, on la retrouve versifiée ou en prose, en chant ou en recueil, personnelle ou impersonnelle, en mots ou en événements.

L’insensible à la poésie se ment car la poésie est un émerveillement. Une féérie des sens et ou un état de pleine conscience et d’admiration.  Elle ne se borne donc pas à une forme fixe. Elle est faite de paradoxes, elle unit les contradictions dans un tout homogène et harmonieux. En parler oblige aux généralités alors qu’elle est mère des singularités.

 

La poésie c’est aussi une quête de l’image, de vérité et du divin pour le poète et un vecteur de transmission pour le destinataire. Mais au-delà de ses objectifs primaires la poésie peut avoir d’autres finalités.

Elle est pour moi

  • Un déversoir émotionnel. Face au trop plein, elle « exprime » au sens originel.
  • Un jeu de construction et un laboratoire. On joue avec les mots, les sonorités, on expérimente des images, des formes grammaticales. C’est un printemps sans fin du langage.
  • Un message simplement mis en forme par le poète à l’instar des fables de La Fontaine ou un message cosmique décrypté pour les hommes.
  • Un messager pour son auteur. Un flux de conscience, d’inconscience et de subconscience qui s’adresse en premier lieu au poète. C’est le plan mystique de la poésie.
  • Un fédérateur.
  • Un acte de création

 

L’étrangeté de la poésie relève aussi de sa réception. Chacun la reçoit à sa manière, l’interprète à sa manière sauf à être un maître du langage. Ainsi, la poésie est un acte de création multiple, il y a la création originale et pour chaque récepteur un travaille supplémentaire. Lire, ressentir, sentir, entendre, voir, réfléchir, s’ouvrir à la poésie c’est ajouter son empreinte à l’œuvre même s’il s’agit d’une poésie non écrite ou non verbale. C’est pourquoi un poème n’appartient plus à son auteur dès lors qu’il est lu.

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 23:49
"Père, tu souffles une nouvelle bougie,
Arrête-toi, un instant, sur cette magie,
Pour faire un voeu et te protéger du démon,
Avec cette bise, reviens vers l'étymon."

 

 

Quatr-inspiré 1. 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 21:24

Poursuivons donc avec les autres petits pépins que nous avons rencontrés. Rien ne se passe jamais comme prévu, n’est-ce pas ? 

  • Durant le séjour en maternité, le corps médical procède au test de dépistage préalable de la surdité. Les aides-soignantes débarquent et nous expliquent la procédure. On pose des capteurs sur l’enfant et deux grosses oreillettes. L’appareil est sensible aux bruits. A la porte, une petite pancarte indique : "test auditif en cours". Dans la chambre, nos portables son éteints, on ne parle pas, on chuchote légèrement. Mais c’est un échec, « bébé bouge trop » pouvait-on lire sur l’appareil alors que Rose était profondément endormie. Au troisième test même scénario. L’oreille gauche est validée rapidement. Mais pour l’oreille droite c’est un peu plus long. L’appareil affiche "trop de bruit". Sauf qu’il n’y en avait pas. L’oreillette se détachait et l’aide-soignante la remettait sans cesse. Elle tenait également les fils à l’arrière qui, vu l’état devait avoir traversé les âges. Nouvel échec de ce troisième test.
    Oui, je ne vous ai pas parlé du deuxième. Il a durée 2 ou 3 minutes, avant que les professionnelles n’abdiquent par impatience.
    Jour de la sortie, le test doit obligatoirement avoir un résultat viable. Il a lieu mais l’oreille droite fait un caprice. Enfin ça c’est ce que pensent les médecins. Pour nous, c’est différent : un vieil appareil, qui ne tient pas à l’oreille, dont il faut tenir les fils et qui indique trop de bruit dans l’endroit le plus calme de l’établissement ne peut pas donner de bonnes informations... Nous serons donc convoqués ultérieurement à Lens ou à Lille pour un nouveau test.
    Quelques jours plus tard, un rendez-vous est fixé à Lens, la veille de son premier mois. Nous nous y rendons et passons avec au moins deux heures de retard. Un petit coup d’appareil dans les mêmes conditions, avec toutefois un équipement en meilleur état, et un résultat positif.

     
  • Une fois que Manon fut contactée pour le résultat du prélèvement vaginal, on lui somme de se rendre à la maternité pour obtenir un antibiotique. Originairement ce devait être administré localement puiqu’elle allaitait. Mais on lui en donne à prendre par voie orale, contre-indiqué chez la femme allaitante. Manon décide, dans un premier temps, de ne pas le prendre. Puis sur les conseils d’une amie infirmière qui explique que l’infection pourrait remonter jusqu’à contamination du lait, elle s’y résout. Sachez que cet antibiotique peut développer, en effet indésirable, une mycose (un champignon).
     
  • Rose a fait le muguet. Doux nom floral, pour une infection (par champignon) de la muqueuse buccale à l’anus en passant par le système digestif. Il y a un soupçon fort de lien de causalité entre l’antibiotique et le muguet. Une horreur qui dura une semaine avec les symptômes à leur paroxysme et plus de deux semaines jusqu’à éradication.
     
  • Enfin à l’hôpital, Rose s’était raidie en se tordant, retint sa respiration et bava de la mousse. Je n’ai pas vu la scène. Elle m’a été décrite par la maman, qui paniquée m’appelle et appelle au secours. Moi, je ne comprends pas bien ce qu’il se passe et finalement, avant même que j’ai pu réagir tout était redevenu normal. A notre retour à la maison, il y eu un épisode similaire.

Je dormais et Manon s’occupait de Rose qui était en phase de pré-réveil pour pouvoir la préparer à l’allaitement. Elle m’interpelle paniquée, tenant Rose à bout de bras qui ne respirait pas. Elle était consciente mais elle ne respirait pas. Je ne sais pas si elle retenait sa respiration ou si elle a été effrayée par le mouvement qui la sortait du lit. Tout ce dont je me souviens c’est qu’elle se tordait en mode fœtus inversé, avec des yeux qui semblaient appeler à l'aide. Je ne sais pas comment, cependant j’ai agi avec beaucoup de sang froid. Je l’ai saisie, je l'ai retournée et je lui ai tapoté  un peu le dos au cas où ce serait un problème d’étouffement. Je crois que le mouvement de bascule à créer un appel d’air qui l’a soulagée. Mais je n’en suis pas certain. Quoiqu’il en soit le reste de la nuit fut psychologiquement compliquée.

 

B – Le retour à la maison.

 

Le retour à la maison est parfois redouté des jeunes parents car nous sommes seuls face à l’enfant. Quel bonheur que de remettre les pieds chez nous, loin de tous ces tracas médicaux. Si humainement, l’équipe était sympa, nous avons eu notre lot d’erreurs et de méconnaissances. J’avais pris une semaine de vacances pour assurer la transition sur les bons conseils de ma belle-mère. Finalement, le rythme a été pris très vite . A par l’épisode nocturne et le muguet, tout s’est bien passé et tout se passe bien.

 

Voilà ainsi s’achève cette très longue série sur la paternité. Rien de transcendant, ce n’est jamais qu’un retour sur expérience. Sobrement intitulé « La Paternité », je pars de la définition pour en venir petit à petit sur le rôle du père pendant cette phase intermédiaire que l’on appelle la grossesse. La vie ne s’arrête pas là et il y a probablement beaucoup de choses qui m’attendent. Mais j’ai la conviction que tout ira pour le mieux. Je sais et je sens la fibre paternelle inscrite en moi.

Dans la prochaine série sur la paternité, qui portera sans doute un autre nom, je partagerais des épisodes courts mêlant un peu de pratique et de réflexion.

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 19:37

B – Les malaises extra-ordinaires et le retour à la maison.

1 - Les malaises. 

Souvenez-vous jusqu'à maintenant le père que je suis vous a expliqué la grossesse, l'accouchement, les choix faits et la grosse partie du séjour à la maternité. Il y a eu plusieurs cas de malaise extra-ordinaire, c'est à dire qui ne sont pas communs. 

Déjà un trimestre est passé, alors plutôt que de suivre l'historique, je vais exceptionnellement présenter un catalogue des petits moments difficiles.

Il y a des choses que j'ai déjà expliquées, c'est pourquoi elles ne font pas l'objet d'un développement.

  • La péridurale qui ne fonctionne pas du premier coup.

  • L'accouchement par forceps

  • L'interminable attente post-accouchement.

  • L'infection. Vous vous souvenez quand dans mon précédent article je parlais de ma méfiance vis à vis de la médecine ? Je vous laisse découvrir ce qui suit.

Nous sommes quelques heures après l'accouchement, au petit matin. Manon me parle de ses douleurs. Normal pensais-je. Elle se fait examiner. Tout va bien nous dit-on. Plus tard, dans l'après midi, même scénario. Le lendemain, idem. Sauf qu'elle s’aperçoit qu'elle a des pertes étranges. Elle m'en informe et je constate effectivement que ce n'est pas normal. Je ne suis pas médecin mais imaginons si vous perdez du sang bleu, on saura vous et moi que ce n'est pas normal, n'est-ce pas ? Et bien c'est un peu le même cas de figure. Elle en parle lors de la visite de l'équipe soignante qui l'examine aussitôt : « Non, il n'y a rien madame. C'est très propre et c'est une belle cicatrice. »

Une belle cicatrice, à peine moins de 36 h plus tard ? On trouvait ça bizarre. De jour en jour, la douleur ne partait pas et l'étrangeté des pertes non plus. On a bien ré-alerté, plusieurs fois, l'équipe qui nous rassurait sur la beauté de l'intervention. Étant insistant, ils ont accepté de faire un prélèvement le jour de notre départ. Les résultats ne nous parviendraient que la semaine d'après.

De retour à la maison, j'ai pu ausculter ma femme. Ce que j'ai vu m'a mis la puce à l'oreille. Nous avons consulté mon médecin-traitant à qui nous avons exposé les symptômes. Elle a contribué à une amélioration certaine en 2-3 jours grâce à l’homéopathie. 

Huit jours sont passés, la maternité nous contacte. Il y a bien une infection importante qu'il faut rapidement traiter avec des antibiotiques. Une infection avec staphylocoque à cet endroit non traitée pendant onze jours si l'on avait eu confiance ..  

  • La prise de sang de Rose. 
    Les professionnels de santé ont estimé nécessaire de faire un prélèvement de sang à Rose pour écarter des pistes infectieuses de déshydratation. Leur soupçons se reposaient sur des lèvres un peu écumeuses. Les spécialistes en allaitement sont venues, ont vues et ont conclu ça se passait formidablement bien. Mon diagnostique était que dans la chambre il faisait vraiment très chaud et qu'au moment où elle a été visitée, nous étions en peau à peau. Bref, ils ont fait leur travail bien qu'ils avaient tords mais même la prise de sang fût un carnage. Déjà deux personnels entrent et l'une dit à l'autre en tendant le matérielle : « Tu veux essayer ? »

    Ok je vous fait un arrêt sur image de la scène :
    "Manon est allongée avec Rose, une experte en lactation lui malaxe le sein pour l'exprimer et recueillir du lait dans une cuillère. Le but le donner à Rose, que le corps médical croyait déshydratée. Moi, je suis debout, contre le mur au pied du lit et j'observe. Les deux femmes sont chacune de part et d'autre du lit avec la stagiaire à ma gauche et sa « tutrice » à ma droite. Manon a eu un blocage psychologique. Plus moyen de faire sortir une goutte. On ne dit rien et on laisse sa chance. La fille pique Rose et n'y arrive pas. La petit hurle. La stagiaire continue de remuer son aiguille pour transpercer la peau. Mais rien. Elle s'arrête, et veut ré-essayer. Sa tutrice la stoppe en lui rappelant de changer d'aiguille.

    Bon, supposons que la stagiaire était stressée et qu'elle a simplement oublié l'un de ses fondamentaux. Elle ré-essaye. Je vous promets que je pourrais faire un copier-coller de tout ce qui précède. Quant à la petite, elle hurlait toujours et la maman était pétrifiée. Les deux personnels se proposaient de recommencer sans nous consulter. J'ai mis mon véto en expliquant qu'on n'en est pas à la première boulette depuis notre séjour et que ça fait trop. Une bonne heure plus tard, quand l'infirmière revient sans la stagiaire, la prise de sang n'a pris que deux minutes top chrono et sans encombre. 

     

  • Le test de guthrie

Ce test obligatoire consiste en une petite prise de sang au niveau du talon. Il permet de dépister des maladies rares. Le prélèvement doit être effectué avant le troisième jour pour un traitement dans les 12 jours en cas de résultat positif.

Pas de nouvelles. Entre son premier et son deuxième mois, on reçoit une lettre du laboratoire de Lille qui explique que la qualité du prélèvement ne lui permet pas d'être exploité. Il a donc fallu procéder (quasi inutilement) au même examen.

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 21:34

IV - Les suites de couches.
A - Du point de vue du séjour.
4 – Les autres choix :

 

Dans cette partie, je vais revenir sur l'ensemble des choix que nous avons fait pour accueillir au mieux Rose.

 

D'abord un choix personnel du point de vue de la maman, celui de ne prendre aucun médicament pendant toute la durée de la grossesse. Bien que parfois, je l'encourageais à en prendre un ou deux pour soulager de la douleur ou des nausées, elle n'en a rien fait, même pas pour soulager un mal de tête.

 

Le choix de l'allaitement a été pris ensemble. Moi j'y étais à 100% favorable. Plus naturel, plus éthique, plus économique, si j'avais été mère cela n'aurait pas été un choix mais une évidence. Bien que j'ai conscience que c'est compliqué pour ma femme, je suis fier qu'elle ait fait ce choix. A plus de trois mois, nous sommes toujours en allaitement exclusif. Manon souhaite rester ainsi autant qu'elle le pourra.

 

Un autre choix est celui de l'accouchement. En principe, j'étais pour l'accouchement le plus naturel qui soit et Manon aussi. Mais la réalité nous rattrape vite et Manon s'est penchée sur le cas de la péridurale. Étant le mâle, ce n'est pas moi qui pouvais faire ce genre de choix, je ne donnais donc qu'un avis consultatif.

 

Pour la péridurale, j'étais mitigé. D'une part, je savais qu'elle pouvait soulager et qu'elle était « sans danger ». J'étais donc favorable pour la mère. Toutefois, elle n'est pas naturelle et le risque zéro n'existe pas. C'est pourquoi j'étais un peu contre.

 

La position classique n'avait pas fait l'objet de réflexion. Nous avions vu à la maternité qu'il existait d'autres positions mais l'équipe soignante me semble, avec le recul, peu formée sur la question. S'il devait y avoir un regret c'est de ne pas s'être davantage interrogé sur la question.

 

La césarienne, j'étais à 100% contre. Les raisons me paraissent évidentes. D'abord la césarienne est culturelle et non naturelle. Le bébé est prévu pour arriver à un terme. Laissons la nature faire. Pourquoi vouloir le faire sortir plutôt si ce n'est par égoïsme ? La peur qu'il devienne trop gros ? Une date qui a notre préférence ? La peur de souffrir ? Ensuite, c'est une opération chirurgicale qui comporte tout son lot de risques. Trop de fois confronté à l'ignorance médicale, je n'ai pas beaucoup confiance en la médecine occidentale. Enfin, c'est surtout pour le bébé que je suis inquiété. Si la nature prévoit la sortie à un instant donné, je suppose qu'il ne faut pas la contrarier. Les exemples sont légions des cas où l'homme contrarient la nature et jamais il n'a eu raison de le faire. Je soupçonne que la césarienne provoque un stress important au corps de la mère et au bébé. Vous me direz que la mère est anesthésiée. Ce n'est pas parce que l'on n'a pas conscience de la douleur que la mémoire cellulaire n'enregistre pas de traumas. De même, le bébé n'a pas achevé son évolution pour sortir. Déjà l'accouchement est une épreuve mais toute la magie de la nature est qu'elle accompagne le bébé vers la sortie grâce aux hormones, aux contractions … La césarienne le tire d'un état à un autre. Il n'y a pas de phase transitoire.

 

Le choix du prénom et de son secret. Nous avons choisi plusieurs prénoms et avions décidé de les garder pour nous. Pourquoi garder secret un prénom ? Pour moi il y a de nombreuses raisons. D'abord, c'est con à dire mais pour éviter qu'il ne fuite. Je crois que c'est profondément humain mais nous cherchons tous à rendre unique cet être. On ne veut donc pas voir un prénom choisi précautionneusement être donné à un nouveau-né de l'entourage juste parce qu'il sonne bien.

J'avais d'autres raisons plus personnelles. La première c'est que donner le prénom aurait pu amener les plus enthousiastes à acheter des objets personnalisés. « On ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué » de même on n'achète pas de futilité à un non-né. La deuxième concerne la crainte de la perte du bébé. Donner un nom à un être, c'est lui donner une identité. Il me semblait plus judicieux que nul autre personne ne connaisse le prénom. Je peux faire erreur mais il me paraît plus simple de faire le deuil de l'innommé. Enfin, une légende veut qu'au dernier moment les parents sont susceptibles de changer de prénoms.

 

Il y a eu d'autres choix mineurs qui ne feront pas l'objet d'article. Je reste toutefois à l'écoute si jamais une question vous vient.

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 21:01

IV - Les suites de couches.
A - D'un point de vue du séjour.

3 - Les après-midis et choix pré-accouchement.

 

Il y a eu le premier, celui des visites. Nous avons reçu 6 personnes. La tradition veut que ce soit normal d'être visité, ne serait-ce que pour partager la joie et l'intérêt qu'ont nos proches pour ce nouveau membre. Mais, il faut reconnaître que ça fatigue aussi beaucoup.

Pendant la grossesse, nous avons suivi les cours offerts par la maternité. Nous avons appris qu'il était très très important pour un nouveau-né d'être dans le calme et seul avec ses parents (sauf l'équipe soignante).

En effet, le bébé qui découvre son nouveau monde se fatigue plus vite. Les odeurs et le bruit provoquent du stress qui peuvent déclencher des réactions hormonales. L'excès de monde fait varier la température ce qui n'est pas bon pour le bon développement de l'enfant. Nous avons fait le choix de l'allaitement. L'allaitement, c'est un peu différent du biberon car il n y a pas d'heure fixe. On donne le biberon une fois toutes les trois heures mais on donne le sein a la demande. De plus la montée de lait peut être perturbée par l’environnement. Enfin, nous avons pratiqué beaucoup le peau à peau, pratique hautement conseillée par les professionnels. En parlant avec une sage-femme, elle nous a dit que c'était la première fois que des parents respectaient aussi bien tous les conseils. Mais nous ne l'avons pas fait pour être de bons élèves. Nous l'avons fait en connaissance de cause et en adéquation avec nos valeurs (voir infra). Je suppose que nous avons fait les bons choix puisque nous sommes sortis avec un peu d'avance, elle n'a quasiment pas perdu de poids et elle a pris un rythme vachement intéressant. Rose a inversé sa courbe de poids le vendredi matin, elle n'avait même pas 48h ce qui est peu fréquent d'après les sages-femmes normalement c'est au 3e voire au 4e jour. 

 

Et puis il y a eu l'accouchement. Pénible, douloureux, fatigant, l'accouchement provoque un traumatisme pour le corps. L'utilisation de forceps s'ensuivit d'une déchirure qu'il a fallu soigner durant longtemps.

A ça s'ajoute, le rythme de maternité : la nuit, il faut se lever pour changer le bébé et le nourrir.

Le matin, il y a les va-et-vient incessants de 6h30 à 13h. L'après midi, il y a les examens complémentaires, nourrir et changer le bébé et tenter de se reposer, surtout pour la convalescence de la maman.

 

 

Voilà donc l'ensemble des raisons justifiant les choix de recevoir le minimum de visiteur. Je disais que les recommandations de la maternité étaient en adéquation avec nos valeurs :

Par nature, les mammifères qui mettent bas sont isolés les premiers temps de la progéniture. Dans d'autres cultures, on laisse la femme et l'enfant une semaine voire un mois, enfermés à la maison avec pour seul visiteur le papa. Le tout doit permettre à la famille de prendre un rythme en excluant toutes les causes exogènes de stress divers (bruits, odeurs, microbes..)

 

Pour moi, nous restons des animaux et de surcroît des mammifères et bien que tout le monde n'est pas prêt à l'entendre j'estime qu'il y a un temps nécessaire entre la naissance et la visite.

Pendant le dernier trimestre, j'ai essayé de faire véhiculer l'idée. Il fallait voir la tête des gens qui s'offusquaient, oubliant par la même occasion qu'il ne s'agit que d'un choix. Un peu comme l'achat d'une marque au lieu d'une autre, la pause de faux ongles, le choix de l'école privée ou publique … Les choix nous appartiennent et ne sont pas opposables.

Manon, quant à elle, voulait recevoir au moins les grands-parents. Sans doute parce qu'elle savait que les gens n'étaient pas prêts à vouloir comprendre. Ce que j ai accepté. 

Je ne considère pas l'enfant comme un trophée, ni une bête de foire et encore moins comme une possession. Beaucoup sont heureux de montrer leur enfant tout de suite. Je ne comprends pas cette pratique et pourtant je ne la condamne pas.

Si ça ne tenait qu'à moi, Rose ne serait pas sortie pendant ses six premiers mois puisque nous sommes en hiver. Manon voulait attendre au moins les premiers vaccins.

Le dialogue m'a amené à accepter mais la décision de la sortir n'émanera pas de moi.

 

On pourrait penser qu'il s'agit d'une sur-protection. Je vous assure qu'il n'en est rien, je vous invite juste à regarder les documentaires sur le règne animal et à comparer les petits des autres animaux avec les nôtres. Vous remarquerez qu'ils sont beaucoup plus précoces en ce qui concerne la sortie du terrier ou du nid.

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 23:25

Il y a déjà très longtemps que j’ai une idée fixe sur ce thème.

 

La réflexion est née en 2009. Le jour de la photo de classe. En plus c’était pendant le cours de philo. Ça m’a donc fait doublement chier.

 

Cependant, je n’avais pas le choix. Sur le trajet, entre la salle et la cours, j’ai eu le droit à un cours de sagesse gratuit suivant la méthode antique. Ça c’était fun. Et puis, me voyant contrarié, Didier, mon prof, m’interrogea. Et je lui expliquai en substance ceci :

 

Je n’aime pas la photographie. Je suis même contre la photo.

 

D’abord, parce que je trouve que j’ai une tête de con dessus. Mais surtout parce que je ne trouve pas ça naturel. Le principe de faire un arrêt sur image du temps alors qu’il est censé s’écouler sans cesse me semblait malsain, sans que je sache l’expliquer vraiment. Il me semble que c’est comme refuser l’écoulement du temps et le fait que tout prend fin. La photographie permet d’immortaliser et par là, elle peut, peut-être, rassurer les gens face à la mort.

Ensuite, parce que l’on attribue à la photo un rôle de sauvegarde de la mémoire. Or, justement capturer un instant, c’est permettre au cerveau de l’oublier, de le ranger quelque part et de ne s’en souvenir qu’au moment de retomber sur la dite photo. On se prive de se souvenir consciemment.   

 

D’ailleurs dans le jargon on dit « capturer un instant », capturer est liberticide. Quelle liberté tue-t-on ? Je ne mets pas encore de mot dessus.

 

Pourtant la photo artistique, ça j’aime. Je ne suis pas opposé à l’Art. La photo, qui nous permet de découvrir sous des angles différents la même chose, n’est qu’une poésie simplifiée.

 

En plus de ça, vous savez (lui dis-je), je pense que c’est très hypocrite. On se force à sourire alors que l’on ne le souhaite pas forcément. Aujourd’hui on vend la possibilité de se souvenir de sa classe mais combien d’entre nous resterons en contact ? Les relations, ça va ça vient. En fait, c’est surtout le moyen de tirer malhonnêtement de l’argent de ses élèves.

Les photos de famille, c’est un peu la même chose. Ça prend l’instant indépendamment de ce qui se passe avant et après. Comme ci, le bonheur n’était pas possible, et qu’il fallait à tout prix le capturer, pour qu’il existe au moins virtuellement.

 

Enfin, pour moi la photo, c’est aussi une cause de souffrance. Se souvenir d’un moment heureux, de manière instantané, sans cultiver la philosophie du souvenir, peut faire naître des sentiments de nostalgie voire de tristesse.

 

 

Voilà ce que je pensais jadis, à 17 – 18 ans.

 

 10 ans plus tard, je ne regrette pas le boycott de l’achat des photos de classe. Il faut dire qu’en plus j’avais raison. Entretenir des relations est un combat que nous perdons à coup sûr si l’on est seul. Pour le reste, ma position a effectivement évolué.

D’abord, bien que je sois toujours en phase avec ce que je pensais, je me fiche que ce ne soit pas naturel. Ça existe, alors faisons avec et tentons de la « moraliser ».

La photo est un bon moyen d’aider à développer le souvenir grâce aux détails. J’aime beaucoup les photos de l’instant, celle qui garde un sourire vrai, celle qui immortalise un moment non mis en scène. La vérité d’une photo c’est ce qu’il y a de plus beau.

Je n’ai plus rien à faire que le concept est de figer le temps car vous l’aurez compris maintenant : réfutant son existence, on ne peut pas figer ce qui n’existe pas. Le mouvement lui est perpétuel, et le cliché nous le rappelle.  

 

Je m’adonne parfois à des séances forcées de selfies : je me prends au jeu pour accepter de « capturer un instant » mais ça ne dure hélas que quelques minutes. Au bout de 5 tentatives, je ronchonne. Conscient que nous ne pensons pas tous pareil, j’accepte, sans mot dire, les photos et j’affiche un sourire travaillé que je peux garder le temps d’une vidéo.

J’utilise aussi Instagram, qui par essence se veut le réseau de partage d’images et photos. Je peine à l’alimenter.

Enfin, une nouvelle idée me vient au moment où j’écris. Cet engouement pour la photo a permis la création d’un marché. Ca a créé concomitamment un besoin chez certains, poussant à la consommation de bien onéreux. Je pense notamment au téléphone qui concurrence aujourd’hui certains appareils photos. Les consommateurs ne recherchent plus un téléphone mobile avec caméra/appareil photo, mais un appareil photo avec l’option appel et sms. Ils déboursent des fortunes pour des mobiles qui associent super qualité de pixellisation, batterie longue durée, capacité de stockage hors norme. Ils deviennent esclaves de leur besoin, se refusant le retour à un smartphone moins doté.

 

Pire encore, je soupçonne un manque de présence pour de nombreux jeunes utilisateurs. Ils peuvent s’y prendre à plusieurs fois pour photographier et, ce souci d’apparence parfaite les détourne de vivre pleinement l’instant présent avec toutes ses richesses que nul appareil ne pourra jamais sauvegarder.

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 20:33

De l'aube à la nuit, elle pense à moi.

Moitié d'un couple, c'est ce que je suis.

Suivant toujours mon parcours, elle a foi,

Foisonnant d'amour pour ce que je suis.

 

Mon bonheur est son seul souhait,

Aimant sans condition ses enfants.

Fendant les mers, s'il le fallait,

Laisserait-elle un fin sourire triomphant !

 

Voilà sommairement un jet de son portrait.

Très grande femme de coeur, ma maman,

M'envoie son énergie qui toujours m'attrait.

Traîneur de son âme elle est mon courant.

 

Je n'aurais sûrement jamais assez de mots :

Modèle, Pilier, Gardienne et Soutien...

Tiens, voici quelques vers de ton marmot,

Motivé pour te dire que je t'aime ; de rien.

 

C'est pour fêter le jour de ta naissance,

Censé nous réunir, que j'écris ce poème.

Poème discret dont tu es l'essence,

Sans s'oublier de te redire "je t'aime".

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 23:15

D'abord une inconnue parmi la foule, 
Elle devient une forte houle. 
Je vous narre ce petit conte 
Longtemps, dans mes écrits, laissé pour compte.

 

De mon côté, ça ne fut pas le coup de foudre,
En eaux troubles, je dus m'absoudre. 
Mais mon amour est un firmament,
Ça brille dans l'instant et plus longtemps.

 

Jeune, pétillante et charmante, 
Son visage aux traits fins feint l'amitié.
Déjà raide dingue, l'adolescente 
Savait que j'étais sa moitié. 

 

Outre une plastique, elle a de l'esprit,
L'esprit divin est d'humeur béatique :
A qui se dit être "un mec en or", il sourit
M'offrant un diamant pharaonique.

 

Moments insolites et insouciants,
Regain d'une jeunesse trop vite perdue
Quelle ivresse d'être éperdue,
Engendrant bonheur et alchimie alliciants.

 

Tous les ans, ce jour ne connaît pas la routine :
Au loin par téléphone ou par le jeu des phares,
Au cinéma, au resto, Elle : fût-et-fare,
L'An dernier en arrêt, cet an avec tétine.

 

Nous cheminons de concert depuis six années,
Traversant de nombreux milieux.
Nous nous portons désormais vers des lieux, 
Où l'amour fécond ne veut pas flâner.

 

Et je la découvre toujours,
J'apprécie sa fibre maternelle tous les jours. 
Le p'tit clan s'agrandit et grandira encore,
Faisant de l'Alfa un papa en or.

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