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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 23:49
"Père, tu souffles une nouvelle bougie,
Arrête-toi, un instant, sur cette magie,
Pour faire un voeu et te protéger du démon,
Avec cette bise, reviens vers l'étymon."

 

 

Quatr-inspiré 1. 

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 21:53

Une réforme du droit du travail est plus que nécessaire pour de très nombreuses raisons. Notre code est un pavé peu digeste, qui j’en suis certain, favorise le chômage et contribue au malaise social.

 Il conviendrait, par exemple, de laisser le choix du type de rémunération. Actuellement, les salariés sont payés sur la base du SMIC horaire. On pourrait laisser le choix aux salariés entre :

  • Rémunération au SMIC (régime général)
  • Rémunération négociée
  • Rémunération à la tâche / au résultat

Ou on pourrait imposer ce nouveau type de rémunération dans la recherche de plus de justice.

Quel intérêt ? On travaillerait pour un salaire choisi. Ce qui serait sujet à moins de discorde. Mieux encore, cela pourrait offrir un salaire plus juste. Pour moi, la rémunération à la tâche, couplée au régime général me semble être la meilleure option, à condition que le SMIC n’augmente pas, voire soit revu à la baisse. Il s’agit, en fait, du système de primes qui serait démocratisé. En effet, ce serait le système le plus juste offrant à certains un salaire pour vivre selon les standards actuels et, à ceux qui en font plus ou qui font mieux, de gagner plus sans pour autant faire des heures supplémentaires. Celles-ci deviendraient peu utiles mais seraient préservées malgré tout, majorées et exonérées d’impôts.

 

Une autre proposition consiste en la négociation des horaires de travail. Chacun pourrait ainsi respecter son chronotype. En effet, s’il y a 7 ou 8 heures à effectuer, chacun aurait à gagner de laisser ces heures faire l’objet d’une négociation. Le travail serait effectué, le salarié pourrait aménager sa vie privée comme il le souhaite. Toutefois il y a un prix à payer, le renoncement aux heures majorées.

Les heures majorées existent pour ceux à qui on imposerait un travail de nuit ou de travailler les jours chaumés. Mais le choix qui s’effectue sans contrainte n’oblige pas la rémunération. D’ailleurs il faudrait aussi casser le système de la semaine du lundi au vendredi et le week-end. Ce fameux week-end devrait être, selon moi, une clause négociable.

 

Voilà deux dispositions qui, si elles entraient en vigueur, augmenteraient mon salaire, le PIB, l’IDH, et le bonheur. Elles pourraient aussi contribuer à une économie substantielle sur le fonctionnariat voire possiblement une baisse du taux de chômage. Elles contribueraient au contentement de la population puisque l’ensemble du contrat serait un échange d’accord et non un formulaire à acter sans voix au chapitre.

Il y a bien d’autres mesures à prendre en ce qui concerne le droit du travail : la surprotection du salarié, la sécurité de l’emploi du fonctionnaire, la refonte des dispositions concernant les contrats à courte durée, les cotisations sociales et patronales, l’encadrement des contrats des jeunes et leur revalorisation.  Mais ce sera l’objet d’autres publications.  

Pour ma part, avec de telles dispositions, je suis prêt à travailler pour un patron pendant 12 H par jours pendant trois jours semaine, de 6h à 18h les dimanches, lundis et mardis. Je serais capable d'en faire autant que maintenant pour le même salaire et ça me laisserait 4 jours pour ma famille et mes loisirs.   
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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 21:24

Poursuivons donc avec les autres petits pépins que nous avons rencontrés. Rien ne se passe jamais comme prévu, n’est-ce pas ? 

  • Durant le séjour en maternité, le corps médical procède au test de dépistage préalable de la surdité. Les aides-soignantes débarquent et nous expliquent la procédure. On pose des capteurs sur l’enfant et deux grosses oreillettes. L’appareil est sensible aux bruits. A la porte, une petite pancarte indique : "test auditif en cours". Dans la chambre, nos portables son éteints, on ne parle pas, on chuchote légèrement. Mais c’est un échec, « bébé bouge trop » pouvait-on lire sur l’appareil alors que Rose était profondément endormie. Au troisième test même scénario. L’oreille gauche est validée rapidement. Mais pour l’oreille droite c’est un peu plus long. L’appareil affiche "trop de bruit". Sauf qu’il n’y en avait pas. L’oreillette se détachait et l’aide-soignante la remettait sans cesse. Elle tenait également les fils à l’arrière qui, vu l’état devait avoir traversé les âges. Nouvel échec de ce troisième test.
    Oui, je ne vous ai pas parlé du deuxième. Il a durée 2 ou 3 minutes, avant que les professionnelles n’abdiquent par impatience.
    Jour de la sortie, le test doit obligatoirement avoir un résultat viable. Il a lieu mais l’oreille droite fait un caprice. Enfin ça c’est ce que pensent les médecins. Pour nous, c’est différent : un vieil appareil, qui ne tient pas à l’oreille, dont il faut tenir les fils et qui indique trop de bruit dans l’endroit le plus calme de l’établissement ne peut pas donner de bonnes informations... Nous serons donc convoqués ultérieurement à Lens ou à Lille pour un nouveau test.
    Quelques jours plus tard, un rendez-vous est fixé à Lens, la veille de son premier mois. Nous nous y rendons et passons avec au moins deux heures de retard. Un petit coup d’appareil dans les mêmes conditions, avec toutefois un équipement en meilleur état, et un résultat positif.

     
  • Une fois que Manon fut contactée pour le résultat du prélèvement vaginal, on lui somme de se rendre à la maternité pour obtenir un antibiotique. Originairement ce devait être administré localement puiqu’elle allaitait. Mais on lui en donne à prendre par voie orale, contre-indiqué chez la femme allaitante. Manon décide, dans un premier temps, de ne pas le prendre. Puis sur les conseils d’une amie infirmière qui explique que l’infection pourrait remonter jusqu’à contamination du lait, elle s’y résout. Sachez que cet antibiotique peut développer, en effet indésirable, une mycose (un champignon).
     
  • Rose a fait le muguet. Doux nom floral, pour une infection (par champignon) de la muqueuse buccale à l’anus en passant par le système digestif. Il y a un soupçon fort de lien de causalité entre l’antibiotique et le muguet. Une horreur qui dura une semaine avec les symptômes à leur paroxysme et plus de deux semaines jusqu’à éradication.
     
  • Enfin à l’hôpital, Rose s’était raidie en se tordant, retint sa respiration et bava de la mousse. Je n’ai pas vu la scène. Elle m’a été décrite par la maman, qui paniquée m’appelle et appelle au secours. Moi, je ne comprends pas bien ce qu’il se passe et finalement, avant même que j’ai pu réagir tout était redevenu normal. A notre retour à la maison, il y eu un épisode similaire.

Je dormais et Manon s’occupait de Rose qui était en phase de pré-réveil pour pouvoir la préparer à l’allaitement. Elle m’interpelle paniquée, tenant Rose à bout de bras qui ne respirait pas. Elle était consciente mais elle ne respirait pas. Je ne sais pas si elle retenait sa respiration ou si elle a été effrayée par le mouvement qui la sortait du lit. Tout ce dont je me souviens c’est qu’elle se tordait en mode fœtus inversé, avec des yeux qui semblaient appeler à l'aide. Je ne sais pas comment, cependant j’ai agi avec beaucoup de sang froid. Je l’ai saisie, je l'ai retournée et je lui ai tapoté  un peu le dos au cas où ce serait un problème d’étouffement. Je crois que le mouvement de bascule à créer un appel d’air qui l’a soulagée. Mais je n’en suis pas certain. Quoiqu’il en soit le reste de la nuit fut psychologiquement compliquée.

 

B – Le retour à la maison.

 

Le retour à la maison est parfois redouté des jeunes parents car nous sommes seuls face à l’enfant. Quel bonheur que de remettre les pieds chez nous, loin de tous ces tracas médicaux. Si humainement, l’équipe était sympa, nous avons eu notre lot d’erreurs et de méconnaissances. J’avais pris une semaine de vacances pour assurer la transition sur les bons conseils de ma belle-mère. Finalement, le rythme a été pris très vite . A par l’épisode nocturne et le muguet, tout s’est bien passé et tout se passe bien.

 

Voilà ainsi s’achève cette très longue série sur la paternité. Rien de transcendant, ce n’est jamais qu’un retour sur expérience. Sobrement intitulé « La Paternité », je pars de la définition pour en venir petit à petit sur le rôle du père pendant cette phase intermédiaire que l’on appelle la grossesse. La vie ne s’arrête pas là et il y a probablement beaucoup de choses qui m’attendent. Mais j’ai la conviction que tout ira pour le mieux. Je sais et je sens la fibre paternelle inscrite en moi.

Dans la prochaine série sur la paternité, qui portera sans doute un autre nom, je partagerais des épisodes courts mêlant un peu de pratique et de réflexion.

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 19:37

B – Les malaises extra-ordinaires et le retour à la maison.

1 - Les malaises. 

Souvenez-vous jusqu'à maintenant le père que je suis vous a expliqué la grossesse, l'accouchement, les choix faits et la grosse partie du séjour à la maternité. Il y a eu plusieurs cas de malaise extra-ordinaire, c'est à dire qui ne sont pas communs. 

Déjà un trimestre est passé, alors plutôt que de suivre l'historique, je vais exceptionnellement présenter un catalogue des petits moments difficiles.

Il y a des choses que j'ai déjà expliquées, c'est pourquoi elles ne font pas l'objet d'un développement.

  • La péridurale qui ne fonctionne pas du premier coup.

  • L'accouchement par forceps

  • L'interminable attente post-accouchement.

  • L'infection. Vous vous souvenez quand dans mon précédent article je parlais de ma méfiance vis à vis de la médecine ? Je vous laisse découvrir ce qui suit.

Nous sommes quelques heures après l'accouchement, au petit matin. Manon me parle de ses douleurs. Normal pensais-je. Elle se fait examiner. Tout va bien nous dit-on. Plus tard, dans l'après midi, même scénario. Le lendemain, idem. Sauf qu'elle s’aperçoit qu'elle a des pertes étranges. Elle m'en informe et je constate effectivement que ce n'est pas normal. Je ne suis pas médecin mais imaginons si vous perdez du sang bleu, on saura vous et moi que ce n'est pas normal, n'est-ce pas ? Et bien c'est un peu le même cas de figure. Elle en parle lors de la visite de l'équipe soignante qui l'examine aussitôt : « Non, il n'y a rien madame. C'est très propre et c'est une belle cicatrice. »

Une belle cicatrice, à peine moins de 36 h plus tard ? On trouvait ça bizarre. De jour en jour, la douleur ne partait pas et l'étrangeté des pertes non plus. On a bien ré-alerté, plusieurs fois, l'équipe qui nous rassurait sur la beauté de l'intervention. Étant insistant, ils ont accepté de faire un prélèvement le jour de notre départ. Les résultats ne nous parviendraient que la semaine d'après.

De retour à la maison, j'ai pu ausculter ma femme. Ce que j'ai vu m'a mis la puce à l'oreille. Nous avons consulté mon médecin-traitant à qui nous avons exposé les symptômes. Elle a contribué à une amélioration certaine en 2-3 jours grâce à l’homéopathie. 

Huit jours sont passés, la maternité nous contacte. Il y a bien une infection importante qu'il faut rapidement traiter avec des antibiotiques. Une infection avec staphylocoque à cet endroit non traitée pendant onze jours si l'on avait eu confiance ..  

  • La prise de sang de Rose. 
    Les professionnels de santé ont estimé nécessaire de faire un prélèvement de sang à Rose pour écarter des pistes infectieuses de déshydratation. Leur soupçons se reposaient sur des lèvres un peu écumeuses. Les spécialistes en allaitement sont venues, ont vues et ont conclu ça se passait formidablement bien. Mon diagnostique était que dans la chambre il faisait vraiment très chaud et qu'au moment où elle a été visitée, nous étions en peau à peau. Bref, ils ont fait leur travail bien qu'ils avaient tords mais même la prise de sang fût un carnage. Déjà deux personnels entrent et l'une dit à l'autre en tendant le matérielle : « Tu veux essayer ? »

    Ok je vous fait un arrêt sur image de la scène :
    "Manon est allongée avec Rose, une experte en lactation lui malaxe le sein pour l'exprimer et recueillir du lait dans une cuillère. Le but le donner à Rose, que le corps médical croyait déshydratée. Moi, je suis debout, contre le mur au pied du lit et j'observe. Les deux femmes sont chacune de part et d'autre du lit avec la stagiaire à ma gauche et sa « tutrice » à ma droite. Manon a eu un blocage psychologique. Plus moyen de faire sortir une goutte. On ne dit rien et on laisse sa chance. La fille pique Rose et n'y arrive pas. La petit hurle. La stagiaire continue de remuer son aiguille pour transpercer la peau. Mais rien. Elle s'arrête, et veut ré-essayer. Sa tutrice la stoppe en lui rappelant de changer d'aiguille.

    Bon, supposons que la stagiaire était stressée et qu'elle a simplement oublié l'un de ses fondamentaux. Elle ré-essaye. Je vous promets que je pourrais faire un copier-coller de tout ce qui précède. Quant à la petite, elle hurlait toujours et la maman était pétrifiée. Les deux personnels se proposaient de recommencer sans nous consulter. J'ai mis mon véto en expliquant qu'on n'en est pas à la première boulette depuis notre séjour et que ça fait trop. Une bonne heure plus tard, quand l'infirmière revient sans la stagiaire, la prise de sang n'a pris que deux minutes top chrono et sans encombre. 

     

  • Le test de guthrie

Ce test obligatoire consiste en une petite prise de sang au niveau du talon. Il permet de dépister des maladies rares. Le prélèvement doit être effectué avant le troisième jour pour un traitement dans les 12 jours en cas de résultat positif.

Pas de nouvelles. Entre son premier et son deuxième mois, on reçoit une lettre du laboratoire de Lille qui explique que la qualité du prélèvement ne lui permet pas d'être exploité. Il a donc fallu procéder (quasi inutilement) au même examen.

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 19:43

Au-delà du matériel, il y a l’immatériel : le sentiment. Le sentiment est beau mais c’est un sacré boulet que l’on traîne, qu’il soit bon ou mauvais. Evidemment, les mauvais sont à la fois boulets, chaînes et carcan.

La maîtrise sentimentale est un exercice particulièrement difficile. La majorité s’arrête à la relativisation ou la maîtrise de la négativité. En soi, c’est déjà génial. On vit bien plus heureux et plus sainement. C’est l’un des enseignements principaux du coaching.

 

Toutefois, les bons sentiments comme l’amour, la joie, l’amitié, le partage, la satisfaction sont aussi contraignants (et donc emprisonnent). Pour preuve, le sentiment c’est de l’AVOIR qui permet l’ETRE. J’ai de l’amour ou de l’affection je suis ton amant ou ton ami. J’ai de la satisfaction pour le travail accompli, je suis fier de moi. Être riche c'est avoir l’argent. La première clé peut être utile ici.

Voyez-vous, je crois que les gens ne sont pas orientés à être avant d’avoir. Essayez demain ! Soyez ami avec le premier inconnu que vous croisez ! Soyez fier de ce que vous allez accomplir dans la journée alors que peut être vous ne ferez rien !  C’est compliqué, le cerveau si refuse.

La capacité de lâcher prise émotionnellement, c’est s’offrir la possibilité de se libérer davantage. Ce qui est très intéressant c’est que le sentiment bon est éphémère et amène nécessairement son opposé. Si l’on est déconnecté des bons sentiments et qu’on sait maîtriser les mauvais, on est imperturbable, ou alors très peu. Il faut voir les sentiments comme des fruits. Lorsqu’ils sont mûrs on les cueille et on s’en nourrit. Une fois consommés, il ne sont plus.     

La liberté est un état d’esprit et une réalité que l’on se crée. Si tu te penses libre et que tu te convaincs que tu es libre alors tu seras libres, pour toi. Ce qui ne signifie pas que ta liberté est vraie.

Seule l’identification de notre prison peut permettre d’en sortir. Comment savoir si l’on est prisonnier ? Il y a deux indices : si l’on ne se sent pas en paix, autrement dit, si l’on est troublé ET si l’on est entravé dans la liberté que nous pensons avoir. D'ailleurs penser avoir la liberté ce n’est pas être libre.

 

Voici une clé.

 

C’est deux clés sont deux solutions non permanentes. En effet, tout dépend de l’auxiliaire utilisé : « Avez-vous ces clés ? » OU « Etes-vous ces clés ? »

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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 21:51

Dans cette série comprenant quatre articles, je présente dans les 2 premiers un constat, dans les deux derniers des pistes de réflexions et des solutions non permanentes.

 

En résumé, il y a 3 grandes prisons dans lesquels nous évoluons. Ce chiffre est discutable. Admettons que ce soit le chiffre générique. Car tout est une prison : votre téléphone, votre PC, votre télé, votre mentor, vos vêtements, la loi, les sentiments, vos parents, vos enfants, votre conjoint… Certaines d’entre elles sont voulues, choisies et acceptées. En soi, on ne les ressent pas toujours liberticides. Pourtant, elles le sont. La liberté, je la définis comme un état sans entrave. Pour être plus juste, je devrais même dire c’est « l’état sans entrave d’une entité dans un univers vibratoire (ou ondulatoire) donné ». 

Il est possible d’envisager les prisons d’une autre manière. Au moment de votre inexistante réelle (avant la conception) lorsque vous étiez la fusion virtuelle de deux gamètes genrés, vous étiez totalement libre. Et chaque influence vient endiguer votre liberté de manière concentrique.

En venant au monde, les barrières premières sont le corps et la planète Terre (une partie de la Voie lactée pour bientôt peut être). En apprenant à parler, la langue et la société nous limitent créant une frontière  entre le monde inanimé et le monde du vivant, puis entre l’homme et le reste du vivant, puis entre l’homme et les autres hommes. Bref, chemin faisant la superficie de notre liberté décroit exponentiellement jusqu’à l’ultime phase la maladie et la vieillesse qui sacrent notre dépendance.

La mort est-elle libératrice ? Sûrement ! Mais elle ne l’est pas comme nous l’entendons. Car elle nous libère après la désincarnation parce qu’on change de plan (ce que j’ai appelé, plus haut, univers vibratoire). Elle nous libère du corps et de tout ce à quoi il était lui-même attaché. Mais l’on ne trouve pas un état de paix. Nul ne sait ce qu’est la liberté lorsque l’on est désincarné.

        

La solution ultime est de savoir se défaire de tout. Cela ne signifie pas vivre avec rien. Il y a une nuance. Si l’on sait se défaire alors on peut vivre en assumant la perte avec sérénité.

Lorsque j’ai développé cette pensée, je me suis ré-ouvert des portes et j’ai regagné du terrain pour ma liberté. J’ai longtemps cru que la liberté passait par l’argent. Mais comme pour moi, il n’était pas possible d’en gagnait beaucoup parce que je n’avais pas les diplômes, ni l’âge de travailler sans l’autorisation parentale, j’ai commencé par les économies. Si je ne peux pas gagner plus d’argent je peux en dépenser moins. Ce n’était pas de la privation mais les choix raisonnables de prioriser mes besoins. J’ai donc décidé de limiter mes achats, de boycotter les organismes ponctionnant l’argent (les banques, les péages, la mutuelle).

Mais en réalité, ce n’est pas l’argent que j’économisais qui m’a affranchi des biens matériels que je n’avais pas achetés, c’est la NON-POSSESSION. Renoncer à l’AVOIR promut l’ETRE. Je me suis donc libéré des possessions.

Je vis avec mais je peux vivre sans (et une partie de moi aspire à ça).

Voici une clé.

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 21:37

Plus subtile, notre troisième prison n’est pas visible. Il s’agit de notre esprit. (Là il faut s’accrocher)

L’esprit est fortement orienté par tout ce qui est précédemment dit (Voir partie 1). Par conséquent, on pourrait penser légitiment que cette prison se confond en les deux autres. C’est vrai, pour la majeure partie des gens : tous ceux et celles qui n’ont pas conscience où qui acceptent cette réalité comme une fatalité.

Il y a les autres, parmi lesquels moi. Tous ceux qui se sont défaits de leur mental (ou esprit), et qui ont fait des deux autres gardiens, des collaborateurs ou des alliés. Ils ne sont pas si libres qu’on peut le penser. Car tous leurs schèmes de penser et tout ce qui leur permet cette liberté, difficilement acquise, sont leur nouvelles barrières.

Permettez-moi deux analogies :

Au départ, nous sommes des poules par dizaines encagées puis, nous comprenons qu’il est possible de s’évader pour vivre dans le pré d’à côté. Certaines de ces poules l’osent et vivent plus heureuses. Elles n’en demeurent pas moins des poules limitées à ce pré. Et elles continuent de pondre pour un fermier.

 

Au Moyen-Age, nous avions 3 ordres : clergé, noblesse et paysans. Les paysans étaient subdivisés entre les serfs attachés à une terre et qui appartenaient au seigneur et les vilains (des paysans plus libres). Ils pouvaient être parfois des petits bourgeois. (Aujourd’hui, nous naissons tous plus ou moins vilains). Certains de ces bourgeois, rarement, pouvaient passer Nobles. Il n’en demeure pas moins qu’ils étaient tous vassaux de vassaux, sous la coupe d’un roi et d’une religion.

Il y a des forces supérieures qui nous contrôlent toujours. Ces forces supérieures sont parfois favorables, et parfois défavorables. Il est important d’en avoir conscience car c’est la première étape pour pouvoir toucher du doigt la liberté. 

 

Ainsi nous sommes prisonniers !

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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 21:23

Lorsque j’ai écrit mon premier article philosophique « Vision de vie » alors que je n’avais que seize ans, j’avais mis le doigt sur une vérité fondamentale : nous ne sommes pas libres.

Notre naissance est en soi un fait imposé. Nous n’avons pas eu le choix, nous y avons été contraints. Dès la naissance, nous sommes intégrés à des bases de données : registre de l’état civil, les impôts, au boulot, à la CAF, parfois à la banque et même dans les magasins (Ma fille née en novembre 2018 était connu du programme de fidélité KIABI en mars-avril 2018).

L’ensemble de ces registres forment le premier socle d’asservissement.

Les schémas éducatifs traditionnels (famille, école, amis) permettent d’enraciner l’emprise de la société sur notre être, par la communication de savoirs contrôlés et par la morale enseignée.

Ainsi, sommes-nous prisonniers !

Pourtant la société n’est pas notre première prison. Elle est celle qui se met en place grâce à la première. Notre première prison nous est offerte par notre naissance, il s’agit du corps. Bien qu’on puisse tout lui faire subir (percer, tatouer, augmenter, muscler..) nous ne pouvons-nous en défaire sans impacter notre existence. Et pourtant j’en rêve.

La prison qu’est le corps à une particularité : il grandit et nous laisse davantage d’espace nous obligeant à oublier qu’il est notre geôlier. Par « espace » et par « grandir » il faut comprendre qu’il nous offre des expériences sensorielles agréables. Les 5 sens, pourtant premiers supports d’apprentissage, sont les différentes salles de notre donjon. Et y trouvant de quoi nous réjouir, le corps semble apparaître comme un instrument des plaisirs et de félicité. Quelle n’est pas l’erreur de se perdre dans ce mensonge qui nous rattrape vite par la douleur, l’infirmité et la maladie ?

Ainsi, nous sommes prisonniers !

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 21:34

IV - Les suites de couches.
A - Du point de vue du séjour.
4 – Les autres choix :

 

Dans cette partie, je vais revenir sur l'ensemble des choix que nous avons fait pour accueillir au mieux Rose.

 

D'abord un choix personnel du point de vue de la maman, celui de ne prendre aucun médicament pendant toute la durée de la grossesse. Bien que parfois, je l'encourageais à en prendre un ou deux pour soulager de la douleur ou des nausées, elle n'en a rien fait, même pas pour soulager un mal de tête.

 

Le choix de l'allaitement a été pris ensemble. Moi j'y étais à 100% favorable. Plus naturel, plus éthique, plus économique, si j'avais été mère cela n'aurait pas été un choix mais une évidence. Bien que j'ai conscience que c'est compliqué pour ma femme, je suis fier qu'elle ait fait ce choix. A plus de trois mois, nous sommes toujours en allaitement exclusif. Manon souhaite rester ainsi autant qu'elle le pourra.

 

Un autre choix est celui de l'accouchement. En principe, j'étais pour l'accouchement le plus naturel qui soit et Manon aussi. Mais la réalité nous rattrape vite et Manon s'est penchée sur le cas de la péridurale. Étant le mâle, ce n'est pas moi qui pouvais faire ce genre de choix, je ne donnais donc qu'un avis consultatif.

 

Pour la péridurale, j'étais mitigé. D'une part, je savais qu'elle pouvait soulager et qu'elle était « sans danger ». J'étais donc favorable pour la mère. Toutefois, elle n'est pas naturelle et le risque zéro n'existe pas. C'est pourquoi j'étais un peu contre.

 

La position classique n'avait pas fait l'objet de réflexion. Nous avions vu à la maternité qu'il existait d'autres positions mais l'équipe soignante me semble, avec le recul, peu formée sur la question. S'il devait y avoir un regret c'est de ne pas s'être davantage interrogé sur la question.

 

La césarienne, j'étais à 100% contre. Les raisons me paraissent évidentes. D'abord la césarienne est culturelle et non naturelle. Le bébé est prévu pour arriver à un terme. Laissons la nature faire. Pourquoi vouloir le faire sortir plutôt si ce n'est par égoïsme ? La peur qu'il devienne trop gros ? Une date qui a notre préférence ? La peur de souffrir ? Ensuite, c'est une opération chirurgicale qui comporte tout son lot de risques. Trop de fois confronté à l'ignorance médicale, je n'ai pas beaucoup confiance en la médecine occidentale. Enfin, c'est surtout pour le bébé que je suis inquiété. Si la nature prévoit la sortie à un instant donné, je suppose qu'il ne faut pas la contrarier. Les exemples sont légions des cas où l'homme contrarient la nature et jamais il n'a eu raison de le faire. Je soupçonne que la césarienne provoque un stress important au corps de la mère et au bébé. Vous me direz que la mère est anesthésiée. Ce n'est pas parce que l'on n'a pas conscience de la douleur que la mémoire cellulaire n'enregistre pas de traumas. De même, le bébé n'a pas achevé son évolution pour sortir. Déjà l'accouchement est une épreuve mais toute la magie de la nature est qu'elle accompagne le bébé vers la sortie grâce aux hormones, aux contractions … La césarienne le tire d'un état à un autre. Il n'y a pas de phase transitoire.

 

Le choix du prénom et de son secret. Nous avons choisi plusieurs prénoms et avions décidé de les garder pour nous. Pourquoi garder secret un prénom ? Pour moi il y a de nombreuses raisons. D'abord, c'est con à dire mais pour éviter qu'il ne fuite. Je crois que c'est profondément humain mais nous cherchons tous à rendre unique cet être. On ne veut donc pas voir un prénom choisi précautionneusement être donné à un nouveau-né de l'entourage juste parce qu'il sonne bien.

J'avais d'autres raisons plus personnelles. La première c'est que donner le prénom aurait pu amener les plus enthousiastes à acheter des objets personnalisés. « On ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué » de même on n'achète pas de futilité à un non-né. La deuxième concerne la crainte de la perte du bébé. Donner un nom à un être, c'est lui donner une identité. Il me semblait plus judicieux que nul autre personne ne connaisse le prénom. Je peux faire erreur mais il me paraît plus simple de faire le deuil de l'innommé. Enfin, une légende veut qu'au dernier moment les parents sont susceptibles de changer de prénoms.

 

Il y a eu d'autres choix mineurs qui ne feront pas l'objet d'article. Je reste toutefois à l'écoute si jamais une question vous vient.

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 21:01

IV - Les suites de couches.
A - D'un point de vue du séjour.

3 - Les après-midis et choix pré-accouchement.

 

Il y a eu le premier, celui des visites. Nous avons reçu 6 personnes. La tradition veut que ce soit normal d'être visité, ne serait-ce que pour partager la joie et l'intérêt qu'ont nos proches pour ce nouveau membre. Mais, il faut reconnaître que ça fatigue aussi beaucoup.

Pendant la grossesse, nous avons suivi les cours offerts par la maternité. Nous avons appris qu'il était très très important pour un nouveau-né d'être dans le calme et seul avec ses parents (sauf l'équipe soignante).

En effet, le bébé qui découvre son nouveau monde se fatigue plus vite. Les odeurs et le bruit provoquent du stress qui peuvent déclencher des réactions hormonales. L'excès de monde fait varier la température ce qui n'est pas bon pour le bon développement de l'enfant. Nous avons fait le choix de l'allaitement. L'allaitement, c'est un peu différent du biberon car il n y a pas d'heure fixe. On donne le biberon une fois toutes les trois heures mais on donne le sein a la demande. De plus la montée de lait peut être perturbée par l’environnement. Enfin, nous avons pratiqué beaucoup le peau à peau, pratique hautement conseillée par les professionnels. En parlant avec une sage-femme, elle nous a dit que c'était la première fois que des parents respectaient aussi bien tous les conseils. Mais nous ne l'avons pas fait pour être de bons élèves. Nous l'avons fait en connaissance de cause et en adéquation avec nos valeurs (voir infra). Je suppose que nous avons fait les bons choix puisque nous sommes sortis avec un peu d'avance, elle n'a quasiment pas perdu de poids et elle a pris un rythme vachement intéressant. Rose a inversé sa courbe de poids le vendredi matin, elle n'avait même pas 48h ce qui est peu fréquent d'après les sages-femmes normalement c'est au 3e voire au 4e jour. 

 

Et puis il y a eu l'accouchement. Pénible, douloureux, fatigant, l'accouchement provoque un traumatisme pour le corps. L'utilisation de forceps s'ensuivit d'une déchirure qu'il a fallu soigner durant longtemps.

A ça s'ajoute, le rythme de maternité : la nuit, il faut se lever pour changer le bébé et le nourrir.

Le matin, il y a les va-et-vient incessants de 6h30 à 13h. L'après midi, il y a les examens complémentaires, nourrir et changer le bébé et tenter de se reposer, surtout pour la convalescence de la maman.

 

 

Voilà donc l'ensemble des raisons justifiant les choix de recevoir le minimum de visiteur. Je disais que les recommandations de la maternité étaient en adéquation avec nos valeurs :

Par nature, les mammifères qui mettent bas sont isolés les premiers temps de la progéniture. Dans d'autres cultures, on laisse la femme et l'enfant une semaine voire un mois, enfermés à la maison avec pour seul visiteur le papa. Le tout doit permettre à la famille de prendre un rythme en excluant toutes les causes exogènes de stress divers (bruits, odeurs, microbes..)

 

Pour moi, nous restons des animaux et de surcroît des mammifères et bien que tout le monde n'est pas prêt à l'entendre j'estime qu'il y a un temps nécessaire entre la naissance et la visite.

Pendant le dernier trimestre, j'ai essayé de faire véhiculer l'idée. Il fallait voir la tête des gens qui s'offusquaient, oubliant par la même occasion qu'il ne s'agit que d'un choix. Un peu comme l'achat d'une marque au lieu d'une autre, la pause de faux ongles, le choix de l'école privée ou publique … Les choix nous appartiennent et ne sont pas opposables.

Manon, quant à elle, voulait recevoir au moins les grands-parents. Sans doute parce qu'elle savait que les gens n'étaient pas prêts à vouloir comprendre. Ce que j ai accepté. 

Je ne considère pas l'enfant comme un trophée, ni une bête de foire et encore moins comme une possession. Beaucoup sont heureux de montrer leur enfant tout de suite. Je ne comprends pas cette pratique et pourtant je ne la condamne pas.

Si ça ne tenait qu'à moi, Rose ne serait pas sortie pendant ses six premiers mois puisque nous sommes en hiver. Manon voulait attendre au moins les premiers vaccins.

Le dialogue m'a amené à accepter mais la décision de la sortir n'émanera pas de moi.

 

On pourrait penser qu'il s'agit d'une sur-protection. Je vous assure qu'il n'en est rien, je vous invite juste à regarder les documentaires sur le règne animal et à comparer les petits des autres animaux avec les nôtres. Vous remarquerez qu'ils sont beaucoup plus précoces en ce qui concerne la sortie du terrier ou du nid.

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