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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 21:43

Les scientifiques disent qu'un bébé est incapable de faire un caprice. Il faut préciser. Je pense qu'ils n'ont pas la probabilité de comprendre qu'ils font un caprice. Toutefois, inconsciemment, ils le font. 

Exemples : 

1 - RAM SAM SAM.

Vous vous souvenez de cet article ? C'est comme ça que j'ai pu l'observer la première fois et émettre la théorie. On met une compilation à la télé de manière occasionnelle. Si elle n'est pas disposée à entendre ni voir les autres chansons, dès le début de la deuxième piste, elle se met à ronchonner, à crier puis à pleurer. C'est une colère qui cesse dès lors que nous travaillons à remettre A RAM SAM SAM;

 

2 - A BRAS.

Il y a des moments où je l'allonge dans son lit ou sur son tapis d'éveil et elle joue seule. Parfois, je l'assois dans le canapé ou dans son trotteur. Toutes ces activités combinées peuvent me libérer pour faire autre chose (pour donner un ordre d'idée temporel c'est environ 25 minutes). Mais ça, c'est si elle y consent. Sinon, elle nous fait savoir son mécontentement par la méthode ci-avant citée.

 

3 - Départ précipité.

Quand nous sortons avec Rose, en général, ça va. Jusqu'à maintenant, je n'ai pas vraiment eu à le regretter. Au début, puisqu'inexpérimenté, je m'attendais toujours au pire. Et finalement, après plusieurs tentatives fructueuses, je n'ai plus d'appréhension. Mais, ils arrivent très régulièrement que lorsque nous sommes ailleurs, trop longtemps, ça peut être dans la famille, dans le magasin, au parc, chez le médecin généraliste, en visite immobilière, qu'elle devienne abominable. Des sanglots inarrêtables ni par les câlins, ni par la tétée, ni par le jeu, ni par sa chanson. Alors, quand nous prenons la décision de partir, qu'on se met en mouvement pour nous habiller, la crise se calme et dès le seuil de la porte passé, c'est le silence radio.

 

Je ne suis pas du genre à m'inventer des histoires en me disant que mon enfant est le plus beau de la terre et le plus intelligent de l'univers mais il faut avouer objectivement qu'il y a bien une matière grise active capable de se faire entendre et comprendre. Capable lorsqu'une situation ne lui plait pas, de dicter un changement et de l'imposer. 

Pour pousser l'analyse, je vais tenter une expérience. La prochaine fois que je serais en famille et que ça se produit, je vais faire semblant de la préparer pour le départ, la mettre en voiture, faire un tour de quartier et revenir au point de départ. Et là, si c'était un stress passager alors ça devrait fonctionner et elle devrait rester calme. Dans le cas contraire, si elle a la capacité d'avoir été prise pour une idiote alors elle fera à nouveau sa crise. Dans ce cas là, pourra-t-on parler de caprice ?

 

  

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 22:34

Au mois de mars, ma femme est partie une dizaine de jours. D’un point de vue paternel, ayant entièrement confiance, j’étais rassuré, dans l’ensemble. En fait, j’avais quand même un peu peur du souvenir qu’elle pouvait garder de son papa. Je ne suis pas spécialiste en cerveau et mémoire du nourrisson. Mais j’avais peur qu’elle m’oublie ou qu’elle vive mal la séparation.

Avec Manon, nous pensons que c’était un peu long pour elle. Peut-être parce qu’elle n’avait pas ses repères, ses habitudes, ses odeurs, son environnement. A son retour, elles sont passées par Paris. De Montparnasse, jusqu’en métro, Rose dormait. Je me mouche bruyamment et de manière caractéristique. Elle se réveille.

Tout content, je lui fais un bisou. Et là, elle écarquille ses deux perles et ne détache plus son regard. Comme si elle voulait éviter que je disparaisse à nouveau. Elle m’a fixé avec une intensité inégalée. La première chose qu’elle fait en se réveillant, c’est manger. Là, elle n’a même pas réclamé.

Donc, il y a bien eu un impact dû à mon absence. Un impact qu’elle n’a probablement pas subi consciemment, à chaque heure vécue, mais assez grand pour me garder captif de son regard. Et, je puis vous dire que c’était un envoutement. Plus rien, autour d’elle, ne semblait exister, ni les gens qui entraient et sortaient, ni les vêtements colorés, ni la lumière clignotante qui annonce la fermeture des portes. J’étais son univers, son hypercentre.

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 22:14

Les personnes qui ont marqué ma vie sont nombreuses. Je ne peux pas brosser de portrait parfait et détaillé de ces relations, sans entrer dans une intimité partagée. Alors je vais juste survoler les généralités en tentant malgré tout de capter l’important.  

Ma grand-mère :  

Esprit affaibli par le temps et abruti par son entourage immédiat, elle eut pendant longtemps toute sa tête. En ces moments, elle fit de moi, le gardien des secrets de famille, qui pourraient, à coup sûr, m'ériger en écrivain de renom et probablement l’un des plus attaqués en début de carrière.

Fils qu’elle ne pouvait plus avoir avec son compagnon, j’avais un lien très étroit avec ma grand-mère. Autour de cet amour que nous nous portions, est née la majeure partie de ma personnalité. Une personnalité par imitation.

Vous connaissez l’expression « avoir le cœur sur la main » ? Elle, elle portait le sien comme jésus portait son calvaire, sur le dos, tant il était grand et bon et qu’il ne put tenir dans ses deux mains.

Donner avec plaisir, sans rien attendre en retour, quitte à se priver elle-même, c’est par sa générosité, qu’elle était riche. Une grande Dame qui a vécu de nombreux tourments, mère d'une dizaine d'enfants, quinze fois grand-mère, veuve et ayant mis en terre une partie de sa progéniture, pilier d’une famille aujourd’hui déchirée. Elle a tenté de transmettre ce en quoi elle croyait : les valeurs du travail, du mérite, du courage, de l’amour, de la compassion, et de la générosité.

C’est aussi d’elle que je tiens une partie de mon ésotérisme et mon ouverture d’esprit face aux mondes non scientifiques.

Partie rejoindre Dieu, les étoiles, ou réincarnée, elle n’a jamais été autant présente dans mes pensées que depuis que je suis père. Quand je dis présente, je ne parle pas d’un vague souvenir de son physique, une image pâle que mon intellect a sauvegardée. Non, c’est plutôt, sa présence en temps qu’être. C’est assez difficile à définir. Ce n’est pas une petite voix non plus. C’est son énergie. C’est son héritage spirituel. Ca bouillonne, là-haut entre deux neurones ou ailleurs. Et quand je suis avec ma fille, je ressens autour d’elle cette sensation. On pourrait me prendre pour un illuminé et ou quelqu'un qui s’accroche à voir ce qui n’existe pas pour faire face au deuil. Seule ma poésie sera capable de me dire si je suis dans le vrai ou dans le faux. Ses énergies sont toujours là. S’ils s’avèrent que mes croyances sont erronées, je saurais, de toutes les manières, faire survivre sa personne à travers ma descendance.    

 

Ma grand-mère, je pourrais vous en parler des heures entre ce qu'elle a vécu et les souvenirs que j'ai avec, ses recettes de cuisine où le rôle qu'elle eût dans le choix de mon prénom, ça d'ailleurs, ça fera l'objet d'un article.    

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 22:55

Pour finir le tour des influences télévisées, il faut que je vous parle d’un acteur et de la première partie de sa filmographie (avant que ces films ne soient trop américanisés). Il s’agit de Jackie Chan.

Dans ses premiers films, dans un décor de l’époque, il apprend le Kung Fu auprès d'un maître. Ce qui me plaisait dans ces longs métrages, d’abord, c’est l’entraînement qui était atypique. Ce mélange d’exercices physiques dans un milieu naturel, sans poids et sans altère, me plaisait. A ça, il faut ajouter l’élégance des mouvements et l’expression poétique du corps qui rayonne son environnement d’une énergie incroyable. Peut-être que si j’avais été plus encadré, j’en aurais fait une pratique régulière. Pour le moment avec ma souplesse légendaire de barre de fer, je ne peux que commencer à m’étirer. Enfin, le tout baignait dans l'humour.

Au-delà de l’entraînement du protagoniste, il y avait le maître. Une espèce de clochard ambulant vivant de rien, si ce n’est de charité ou de petits larcins. Toutefois la maîtrise de l’art martial les érigeait au rang de maître. J’aimais beaucoup ce genre de personnage, gardien d’un savoir qu’il transmet gratuitement comme une évidence. Un homme plein d’humilité et de simplicité qui véhiculait en plus de ces valeurs un art de vivre.

Je me suis souvent imaginé en mode ermite érudit mêlant savoir, zen et poésie ; le tout baignant dans quelques gouttes de saké. J’ai au moins réussi ce grand écart, père fonctionnaire, diplômé d’un rien, poète et yogi aux heures perdues, le tout posé sur un estomac ventru adepte de produits perturbés.      

 

Mon film préféré : le chinois se déchaîne avec sa bande son qui me motivait autant que celles des Rocky. Je mets le lien en commentaire pour les nostalgiques et les curieux. 

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 20:10

Contrairement à ce que pense mon entourage, je n’ai pas beaucoup lu. Pourtant l’une de mes lectures a été déterminante. Il s’agit en réalité d’une double lecture : celle de Croc-Blanc d’une part et celle du Philosophe et le loup d’autre part. C’était à l’occasion de mon mémoire, portant sur les relations entre l’homme et le loup.

Mark Rowland a su simplement mettre en mots justes un paradigme, selon lequel l’homme et l’animal ont beaucoup en commun, à ceci près que l’homme a oublié sa nature animal. Bien que j’avais déjà conscience d’un malaise entre nous et le reste du vivant, je n’avais pas encore été « touché ».

Même si, je ne suis pas encore végétarien, cet ouvrage fut le marteau  qui enfonça un peu plus le clou de la compassion et celui de l’interconnexion. Ces deux clous avaient déjà étaient positionnés par L214 et par ma femme.

Mon rapport aux animaux a beaucoup évolué et peut encore s’améliorer. J’y travaille.

 

Deux mots sur le livre : 

Entre narration et philosophie, l'auteur revient sur une période de sa vie où il cohabitait avec un loup et en tire les enseignements.  Au delà d'un simple témoignage, il s'agit bien d'une réhabilitation d'un animal mal-connu et stéréotypé et de l'invitation à renouer avec notre nous naturel, le moi animal. 

Essai inspiré et inspirant, il se lit très facilement et mériterait une place dans les programmes scolaires. 

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 21:14
Demi-teinte.
 
À la manière d’un levé ou peut être d’un coucher de soleil, la moitié
de l’astre borde l’horizon, mettant ainsi fin à une vaste plaine, quelque peu
vallonnée et faisant perdre au ciel sa couleur si caractéristique en la
remplaçant par celle du Diospyros Kaki. L’étendue tantôt rocailleuse, tantôt
herbeuse venait d’être agrémentée de trous et de tranchées. Tant
d’impacts présumant l’opposition de colossales forces, dont ont été seuls
témoins le millier de conifères et le vide, ceignant cet espace, désormais
délivrés des énergies tumultueuses.
Le silence qui règne, la sérénité qui se dégage de cette esquisse d’après guerre,
sont en demi-teintes. Les faibles rais de lumière inondent
timidement la surface de leur clarté et de leur chaleur. Mais, la lisière et
l’espace environnant la forêt, imposent toujours une inquiétante et sombre
atmosphère. Une frontière nette séparant deux mondes ; l'un d'un vert
vital assombri, l'autre bariolé, buriné, dont l'air semble saturé et suffocant.
Espace de l'entre-deux, où l'informe s'anime, où erre le danger anonyme.
Au milieu d’un parterre de dents-de-lion fraîchement retournés, un
corps gît.
Comme un projecteur, tous les rayons de l’astre sont braqués sur
lui, ne laissant, que difficilement, percevoir une flaque rouge grenat, qui
s’estompe puis disparaît à mesure que le sol l’absorbe. Bientôt
l’hémoglobine se mêlera à l'argile aux sels et autres minéraux.
En lisière, une autre silhouette tripédique titube, tel un poivrot au sortir
d’un bistrot de campagne, à l’heure de la fermeture. Il achoppe contre
chaque obstacle rencontré, branches, pierres, et tombe gauchement en
marchant sur un des lambeaux de son vêtement. C’est un tableau désolant
et pittoresque.
Vêtu d’une toge blanche, déchirée et souillée d’un vert
chlorophyllien et de taches de boue brunes, il marche s’aidant de son épée.
Il repense alors à tout ce qu’il a laissé derrière lui. Jeune et curieux, il est
parti étancher sa soif et n’est jamais revenu.
Éreinté par son combat, il débarrasse sa lame du bout de bois qui servait
d’appui. Las, il glisse son arme dans la fente d’un rocher et s’accoude sur la
garde. Le front contre le pommeau, il ferme les yeux. Son esprit le quitte
pour revivre les souvenirs des choix déterminants qu’il avait opérés.
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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 21:01
II - L'éveil panoptique.
 
La deuxième école n'en est pas une à proprement parler. En fait, il s'agit davantage d'un sous-courant aux idées proches mais à la nuance iconoclaste.
Vous l'aurez compris, je me sens plus proche de cette branche. Elle mène aussi à l'éveil spirituel et je suis convaincu qu'elle mène à un éveil plus général. 
Comme les autres, les préceptes sont issus d'une expérience personnelle mais pas d'une situation personnelle. C'est au gré des lectures mais surtout de questionnements que je suis parvenu à m'éveiller et non à cause d'un "malheur".
 
Je qualifie cette branche d'éveil panoptique parce qu'elle me semble plus complète. Il ne s'agit pas simplement de qualifier l'éveil de "spirituel".
Décomposons le :
- L'éveil des sens ; qui n'est pas l'usage primaire mais une utilisation plus pénétrante, plus instantanée. C'est être constamment présent en soi et à soi, pour soi et pour l'autre. Dans la langue du poète, on parle du Beau. 
- Un éveil de notre part animale avec ses instincts et sa capacité d'adaptation. Il s'agit là de renouer avec notre être physique primordial, avant le commencement du Verbe. C'est aller chercher en soi, notre premier nous, notre racine de vie. Pour le poète, c'est la rencontre de la douleur et du plaisir, en somme c'est l'expérience. 
- Un éveil de la sensibilité et de notre capacité à relier les évènements. C'est la capacité de connecter les trois phases du temps (que nous avons) créé dans le non-temps. C'est le développement de notre intuition. C'est être à l'écoute de soi, des autres, du monde, voire des mondes. Pour le poète, il s'agit du rapport avec le TOUT. 
- Un éveil spirituel qui est d'abord une connexion constante avec notre énergie vitale puis une connexion avec le Tout. Le terme poétique est quintessence.
- Un éveil intellectuel. Ce n'est pas l'engrangement de tous les savoirs mais une optimisation du savoir. Cela ne signifie pas connaître des choses nécessaires et oublier la culture, non ! L'éveil intellectuel, c'est la question, c' est une torture. C'est adopter une démarche sceptique et constructive dans laquelle nous acceptons de démolir tous nos grands schèmes de pensée pour aller chercher la vérité selon notre être exempt de ce qui nous a été présenté ou non. 
Voilà ce qu'est, selon moi, l'Eveil ; l'addition de ces différentes strates.
 
Dans les fondements, cette branche ne réinvente pas l'eau chaude. C'est évidemment les même thèmes qui sont abordés mais de manière différentes, parfois avec des nuances et surtout sans autre logique que le partage. Autrement dit, je n'ai pas et ne veux pas de prospect, je n'ai pas de grille tarifaire mais j'ai un prix. Mentalité française me direz-vous ? Appréciation spiritualisée vous répondrai-je !
Du point de vue des particularités, cette mouvance de l'éveil panoptique inclut aussi de l'ésotérisme et abolit les dualités. Le principe premier est l'unité. 
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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 20:20
I) L'école de l'éveil du résistant
 
Cette école est la plus commune. Vous prenez n'importe quel coach, il vous proposera la même démarche expérimentale. 
De manière sommaire et synthétique : 
1) Prendre conscience que l'on est
2) S'accorder du temps pour soi
3) Développer la confiance en soi
4) Tout mettre en œuvre pour réaliser son projet
5) Respecter tous les principes et vivre heureux
 
Une méthode qui se veut simple n'est-ce pas? Pourtant croyez-moi, c'est bien plus complexe qu'il n'y parait parce que sous chacune des rubriques, se cachent une multitude de paliers. 
Entendons nous bien ! Je ne critique absolument pas les résultats puisqu'ils sont là et, du moment que les gens atteignent leurs objectifs, le contrat est honoré. 
Ce qui me chagrine, c'est le contexte. En faisant de la spiritualité une science, j'ai cette impression, peut-être erronée, que l'on déspiritualise le processus. De plus, on fait du prospect une victime de soi. Autrement dit, on travaille à le faire culpabiliser en lui imputant sa situation. Tout ce qui lui arrive, selon les mentors, est de sa faute et il a, par conséquent, le pouvoir de s'en défaire, un pouvoir qui est en lui. La solution ne peut venir que de lui. Même s'il est vrai que l'individu représente 90% de son problème, ça me dérange au plus haut point car on crée avec le prospect (in)consciemment une relation hiérarchique. Lui parler ainsi, c'est l'infantiliser. Et, c'est mettre de côté tout ce qui a précédé. 
 
J'appelle cette école "l'éveil du résistant" parce que, que se soit les coachs ou les prospects, ils résistent. Ils résistent à leurs addictions, ils résistent à leur quotidien, ils résistent face à la société, ils résistent face à l'opinion commune, ils résistent aux traditions, parfois ils résistent à leurs passions, ils résistent aux critiques ... Pour ce faire, ils usent de méditation, de l'autosuggestion, et d'un égocentrisme bienveillant. 
Pour conclure, cette école mène à l'éveil spirituel permettant un rééquilibre entre le matériel et l'esprit et amenant sur le chemin du bonheur. C'est l'une des étapes de l'Eveil.
 
Une autre faille que je décèle : si l'on résiste, nous sommes en combat permanant. Le combat est un antonyme de la paix. Or le but de la spiritualité c'est bien de retrouver une paix au moins intérieure qui est sensée influencer sur notre environnement immédiat. C'est pourquoi je pense que la mouvance actuelle et la pensée qui s'est mise en place, sont perfectibles.  
 
Le préceptorat amical n'est pas un concept créé ab initio. Calqué sur les pratiques du coaching actuel, c'est une école qui considère l'ensemble de l'être et de l'étant et s'attache aux grandes valeurs qui la forgent. 
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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 21:33
Dans un article précédent, je mentionnais l'existence d'au moins deux écoles. C'est le thème du jour. 
Le développement personnel peut être défini comme une philosophie de vie parfois assortie de méthodes pour améliorer la qualité de la vie, la connaissance de soi et promouvoir la réalisation de nos rêves.
 
Les religions partagent des objectifs similaires, elles enjoignent à faire ou ne pas faire, dans une logique de partage et de santé. Les deux points sombres sont :
- qu'il faut vivre dans l'ombre d'un dieu qui a le pouvoir de vie (éternelle) ou de mort "infernale"
- qu'elles sont tournées sur elles-mêmes. Chacune prétend détenir La vérité.
 
Après de nombreuses privations et autant d'actions, pour plaire à une entité divine, voilà la mort. Qu'a-t-on laissé sur notre passage ? Le vague souvenir d'un individu pieux au sein de sa communauté et sans histoire pour les autres, un numéro pour l'Administration, un pauvre pour les riches et un riche parmi les pauvres. Il n'y a finalement que la puissance de sa foi qui pourra rester longtemps et témoigner de son passage. 
 
Qu'apporte le coaching ou le préceptorat ? La liberté, le libre-arbitre. Le coaching ne prétend pas que dieu n'existe pas mais la notion est polysémique. Dieu peut être la Nature, l'Univers, une Aura, un Etre Primordial, un Esprit, un des dieux connus… Dieu c'est aussi chaque individu pour ce qu'il est, parce qu'il est.
Cette exaltation de l'individu n'est que le prolongement d'un processus qui a commencé il y a déjà quelques siècles. Voilà ce que je pense : nous vivions holistiquement, puis la période de la Renaissance, l'avènement des sciences, l'effervescence de la pensée et le développement du libéralisme nous ont conduit progressivement à l'individualisme. Ce qui a nécessairement engendré le capitalisme et l'égoïsme. La course à l'avoir et la possession a marginalisé le pouvoir de l'être et de la spiritualité. Dans un monde en souffrance psychologique, dépourvu de spiritualité, qui pousse à se lancer des défis de rapidité et faisant du Temps un dieu vivant sans le reconnaître comme tel, il était nécessaire que ça craque, comme se rompt la branche sous le poids de la neige.  
 
Dans le coaching, il y a de nombreuses mouvances. On peut malgré tout en extraire une doxa, et des topoï. C'est ce que l'on peut retrouver dans mes articles ; il ne s'agit jamais que de sujets que d'aucuns traitent. Au risque que l'on m'associe à Michel Onfray, j'ai tendance à dire que le coaching c'est comme le Freudisme. C'est a dire, qu'une personne a tiré une philosophie de ses expériences et l'a scientisée pour sa faire maître à penser. Soyons plus clairs, je ne parle pas de "charlatanisme" mais plutôt d'un regard septique sur les discours qui nous sont proposés car, j'en reviens à ce que je disais dans mon précédent article : Cheminer vers l'Eveil, j'ai l'intime conviction que le coaching (ou le développement personnel) comme nous l'entendons, est assimilable à une religion ou une secte. 
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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 22:04

Il y a une notion importante dans le développement personnel. Il s’agit de l’acceptation.

 

I – L’acceptation de soi.

 

Cela signifie d’abord d’accepter d’être soi. Il faut s’affranchir du regard des autres et du « qu’en pensera-t-on ? » J’aime parler avec des exemples, c’est beaucoup plus simple.

 

Exemple  :

Le port de la moustache carrée. Pari très osé, n’est-ce pas ? Et pourtant, la coupe de la moustache est-elle vraiment synonyme d’une idéologie ?

La longue barbe taillée en pointe, est-ce le propre du druide ? La grosse barbe bien fournie est-elle l’attribut exclusif des musulmans ou des nains de Tolkien ? La moustache carrée est-ce le propre d’Hitler ?

A ce que je sache, une coupe de cheveux ou le port de la barbe ou de la moustache ne fait pas l’action..

Cependant, dans la pensée commune, le porteur de la moustache carrée sera assimilé à un disciple de l’idéologie hitlérienne. La conscience fera appel à la mémoire collective et éveillera ainsi des peurs.  

Comment l’enfant ou le chien verraient-il ce genre d’individu ? Moi, je sais : dans son entier, sans s’arrêter sur la moustache.

 

En effet, l’acceptation de soi, c’est savoir faire ce qu’il nous plait et c’est d’accepter qui nous sommes réellement sans se soucier de ce que en pensent les autres. Pourquoi ? Parce que ces mêmes autres portent un jugement qui n’est pas objectif. Leur jugement est empreint d’émotions générées par la mémoire. Nous agissons en fonction de l’autre mais au détriment de soi. Or une vie bienheureuse passerait d’abord par un repli sur soi. Un certain égoïsme léger. Il faut donc accepter ce qu’on est, qui on est, et être authentique.

En étant dans le rejet de soi, nous nous condamnons à l’échec. Si nous nous pensons moches, nous le serons. Si nous nous pensons pauvres, nous le serons. Savoir cultiver son jardin avec amour et confiance est la clé pour une acceptation de soi en trouvant les qualités et nos points à améliorer.

Dans les quatre accords toltèques, le premier dit d’avoir une parole impeccable, c’est-à-dire qui ne nous fait pas de tort. La parole est associée à la magie et le parleur à un jeteur de sort. Alors usez à votre égard de magie blanche ! Exaltez vos qualités s’en vous en enorgueillir, rechercher vos points perfectibles et travaillez à les corriger. Mais, corrigez les uniquement si vous le souhaitez et pas pour plaire. Autrement, vous ne vous acceptez pas.  

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