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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 23:42

 Aujourd'hui, je voudrais parler de celui qui décide dans le groupe. Il faut toujours un décideur. D'ailleurs, il n'est pas forcément le leader. 
Le leader est celui qui "lead", c'est-à-dire qu'il guide, il mène un groupe, une équipe d'un point A à un point B pour atteindre des objectifs. En cela, il peut parfois être le décideur.

Le décideur est celui qui tranche les problèmes. C'est celui qui fait avancer le groupe. c'est celui qui prend les décisions dans l'intérêt commun.

Mais qu'est-ce qui fait un bon décideur ?

L'adhésion du groupe mais pas seulement. En effet, on a beau être un très bon leader, être suivi par de nombreuses personnes qui nous sont loyales, cela ne fait pas pour autant de nous un bon décideur car ce dernier à nécessairement besoin de qualités très importantes.

D'abord le décideur est un sang-froid. J'entends, par là, qu'il ne réagit pas à chaud. Il pose et mesure les choses, il pose et mesure les décisions à prendre et les conséquences à court, moyen et long terme et il sait les expliquer et les faire comprendre à l'équipe. 
Même si, il est fortement influencé pour prendre une décision, dans un sens contraire à la majorité, il doit être capable dans un calme olympien de s'en remettre aux conseils et avis de son groupe afin de démonter ses plans et de les reconstruire avec une vision panoramique. Il intègre ainsi chaque doute de ses collaborateur et trouve la parade. Alors là, seulement, il pourra prendre une décision éclairée.

Un bon décideur doit être capable d'assumer ses choix surtout s'ils sont contre l'avis du groupe. Attention : "assumer" ne signifie pas dire "pardon ! Je me suis trompé." C'est davantage que cela, c'est accepté de rembourser les dommages et le manque à gagner et de supporter, parfois seul, les conséquences du choix.

 Un bon décideur, c'est celui qui est capable de prendre des risques. C'est celui qui est capable de miser gros au risque de perdre beaucoup pour gagner tout autant voire plus.

Un bon décideur, c'est celui qui est capable de ne pas prendre trop de risques afin de ne pas faire supporter à l'ensemble de l'équipe le poids de ses erreurs. 

J'ai même tendance à penser qu'un bon décideur, dans un groupe, est celui qui n'a rien à perdre et rien à gagner en prenant des décisions objectives, selon les données qui lui sont transmises et en prenant en compte les avis de chacun. Il sera en mesure de prendre une décision éclairée, sage et irrémédiablement équitable, parce qu'il sera détaché. 

 

Un bon décideur doit se souvenir qu'il lui faut être dans l'action et que l'action est composée en partie de la non-action. 

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 20:46

Ce signe, vous le connaissez, c'est celui qui permet de rafraîchir ou d'actualiser les pages internet et les applications. Je parlais de la représentation de l'éveil spirituel dans un de mes précédents articles ((cliquez ici)).

Voila, je pense, le symbole le plus pertinent. Très proche de la symbolique du tourbillon (voir mon article ici). Ce signe invite à reprendre les éléments d'un environnement, à les déconstruire pour les remettre en forme avec les nouveautés. Voila ce qu'est le développement personnel ainsi que la spiritualité. Ce sont comme des applications qui doivent s'actualiser sans cesse. Des lors, symboliquement parlant, le signe "actualiser" est le plus judicieux car :

- il initie un mouvement,

- il initie un mouvement circulaire,

- il initie un mouvement circulaire allant du haut vers le bas,

- il initie un mouvement circulaire allant du haut vers le bas, de la droite vers la gauche et vice-versa.

Il y a aussi un aspect de non achèvement, car  s'actualiser est une action qui peut se répéter jusqu'à l'achèvement de notre vie actuelle. 

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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 21:58

C'est sans doute la dualité la plus puissamment inutile.

 

D'abord, elle subit la même pression religieuse que le haut et le bas. La lumière représente le bon, le doux, la chaleur bienveillante et l'ombre, c'est le mauvais, le mal.

Deux questions pour commencer :

 

Dormez-vous avec toutes les ampoules de la maison allumées ?

Aimez-vous la compagnie des arbres feuillus lorsque le soleil brûle ?

Ces questions posées à trois communautés instagram donnent en respectivement et sérieusement les réponses suivantes : non et oui. 

 

D'inspiration taoïste, je dirais à nouveau que sans l'ombre il n'a pas de lumière et sans lumière il n'y a pas d'ombre. Les deux ne font qu'un, c'est le principe d'unité.

 

L'ombre symbolise le mystère, le secret, la dissimulation, la non-connaissance. Dans l'ombre l’œil ne voit pas ou il voit mal. Spirituellement parlant, nous cherchons à être éclairés ce qui sous-entend que nous vivons spirituellement dans le noir. 

Mais que dire des aveugles de naissance qui passent leur vie dans le noir ? Ne peuvent-il pas avoir accès à la spiritualité. Bien sur que si. Parce que la lumière et l'ombre ne sont que des métaphores qui ont pignon sur rue. 

 

La lumière est la vie, la vérité... Je t'invite lecteur à regarder fixement et sans artifice le soleil, sans cligner des yeux aussi longtemps que tu peux rester les yeux ouverts dans le noir. La lumière t'aveuglera.

"Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie." Voici ce qui peut être lu dans un des livres sacrés de notre monde." Ce même livre qui plongea notre société dans des siècles d'obscurantisme.

 

N'oubliez pas que pour trouver la lumière de la vérité spirituelle, il faut se chercher dans le noir, celui de notre être, par la méditation. Des ténèbres qui se trouvent entre nos yeux et leur paupière les recouvrant.

 

Mon scepticisme m'interroge : est ce que les nouvelles lumières spirituelles ne créent pas un obscurantisme, ou en tout cas des zones d'ombre supplémentaire ? 

Dit autrement, les ampoules incandescentes et les LEDs ont de nombreuses différences, mais ces deux dispositifs sont alimentés par la même énergie : l'électricité.   

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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 21:39

Partageant ma vie depuis bientôt sept ans, j'ai appris beaucoup à ses cotés. D'une certaines manières, je me suis parachevé en appliquant à la lettre tout ce que je pensais. Le couple est toujours debout, solidement basé. Les prises de tête, il y en a partout dit-on, chez nous, il s'agit plutôt de point de discussion en raison d'opinions divergentes.

 

être en couple m'a permis de mieux comprendre tous les concepts liés au développement personnel.

 

Sur un aspect plus personnel, je vis des jours heureux et nous nous orientons paisiblement vers nos objectifs. Elle m'a aussi extirpé de mon isolement. En effet, profondément solitaire, j'ai du revoir quelques points de ma personnalité. Par sa douceur, son amour, et sa jeunesse, j'ai su trouver une place équilibrée dans un monde égoïste et froid. Elle a aussi œuvré à mon éveil vis à vis du monde animal et du rapport que nous entretenons avec.

 

On dit que derrière un homme se cache une femme. Vous l'aurez compris, elle se cache derrière ce que je suis, faisant de son mieux pour porter mes projets. Femme remarquable, fidèle amie, mêre extraordinaire et muse du poète que je reste, Manon est un pilier sur lequel je me repose parfois.

Cet article n'est pas une déclaration d'amour, pour cela voyez les poèmes. J'écris ces articles pour que chacun comprenne qui je suis et comment je suis devenu ce que je suis. Nous sommes la sommes de nos rencontres et le produit de nos influences.

 

Merci à toi ma femme de contribuer à me révéler.

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 20:59

Ma sœur est l'une des autres femmes qui se cache derrière mon identité. Je ne peux malheureusement pas entrer dans les détails au risque que l'article prenne des allure de pamphlet ou de brûlot.

 

Alors disons juste que Stéphanie (diminutif : Stef) c'est ma petite sœur. Deux ans plus jeunes, nous avons grandi ensemble. Et, comme tout grand frère qui se respecte, j'étais son chaperon.

 

Stef a manqué de chance sur deux points. Elle a eu la même éducation que mon frère et moi. Or les enfants sont différents et avec le recul, je pense qu'elle nécessitait une discipline plus stricte. Ensuite, elle a vécu dans mon ombre à l'école et dans l'entourage familial. Elle et ma mère ont toujours été confrontées à des comparaisons avec des paroles comme " Stéphanie et son frère, c'est le jour et la nuit."

 

Une scolarité difficile malgré une capacité intellectuelle bien présente et un tempérament basé sur le paraître l'ont amenée sur des chemins escarpés. Il n'en fallait pas moins pour que ça détermine dès son plus jeune age ses fréquentations.

Elle et moi, nous nous sommes toujours bien entendus pour peu que nous ne fûmes pas dans la même pièce.

 

En grandissant, ses défauts se sont affirmés. Ils endiguent son potentiel et pour le moment, nul n'a su provoquer le déclic. C'est aussi, que le genre de vie proposé ne l'intéresse pas.

Douée d'une grande sensibilité, c'est une fleur qui manque de soleil.

Victime d'un système dysfonctionnel, et de soi même, seule l'expérience a su la changer un peu et pourra la changer encore en lui offrant une certaine liberté.

 

Elle m'a donc contraint à mûrir d'une certaine manière. Si l'on combine mes autres influences, et notamment celles de mon conditionnement aux détectives, il n'en fallait pas plus pour que je sois sur-protecteur avec les armes qui étaient les miennes.

Bref, Stéphanie et moi, c'est un peu le même esprit que le morceau "Même sang" de Sinik et Diam's.

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 21:40

C'est une opposition classique qui désigne des directions vis à vis d'un point fixe. En haut pour dire l'étage, en bas pour dire la cave. C'est aussi un moyen de se repérer sur un plan 2D.

 

Toutefois, avec les religions qui placent la demeure des dieux et ou du croyant dans les nuages, et l'enfer sous terre, le Haut et le Bas ont embrassé les connotations religieuses. Ainsi, spirituellement parlant, on dira "être tiré vers le haut ou le bas", "être à la hauteur de quelqu'un ou de quelque-chose".

 

Les verbes "monter" et "descendre" suivent le même raisonnement. Donc dire que dans la vie, il y a des hauts et des bas, pour dire respectivement qu'il y a des moments où ça va et d'autres ou ça ne va pas n'a pas réellement de sens. Encore une fois, nous nous sommes limités par notre vocabulaire en donnant un pouvoir aux mots. C'est ainsi que nous schématisons l'éveil spirituel.

 

Quelques pistes :

Imaginons que Dieu n'existe pas. En Haut, il n'y a donc rien de sacré et en bas rien de démoniaque. Dire qu'il y a des hauts et des bas serait vidé de sa substance signifiante.

 

Pour ceux et celles qui ne jurent que par l'univers, il est vrai que plus haut (physiquement) vous irez plus vous serez dans l'espace. Mais l'espace n'est qu'une partie de l'univers. D'ailleurs, en vous enfonçant toujours plus, vous sortirez de la terre, pour aller vers le ciel de l'autre côté puis l'espace. Au cas où vous l'auriez oublié, tout est univers : l'espace, la Terre, vous et moi.

Autre chose, la Terre tourne sur elle-même donc successivement le haut devient le bas et le bas devient le haut, si l'on se place en dehors de la planète. Je conclue donc comme dans tous les articles de cette série en disant qu'il faut tenter de voir l'union, le TOUT. L'éveil spirituel ne peut pas être schématiser par une flèche pointant vers le haut. Qui peut me proposer une représentation ?

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 21:38

Avec une vision panoramique depuis l'azur, le volatile battait des ailes avec indolence. Son embonpoint le freinait. Il avait faim. Mais il sut contenir son appétit parce qu'il avait une vue, si belle, sur cet océan de verdure aux nombreuses nuances, qu'il fit fi des plaintes de son estomac. Ses yeux détectèrent un mouvement, là, en bas. Il reconnut trois bipèdes, tous tenant une énorme branche, lourde et brillante, d'un arbre qu'il n'avait jamais vu en vrai. Ils avancèrent et bientôt leur itinéraire les mènerait sur un membre de leur espèce endormi. Le pigeon avait déjà vu dans sa jeunesse comment ces branches étaient utilisées, par ces autres animaux. Il avait même pu se repaître des viscères qu'elles avaient laissées sortir d'un cadavre. Comme pris d'un sentiment de bienveillance, de bonté et d'empathie, il inclina son corps et amorça un léger changement de direction. Il commença une descente, pointant de son bec rosé cet autre animal en danger, qu'il espérait réveiller soit par son approche soit par son atterrissage. Il envisageait de roucouler pour augmenter les sonorités à des fins d'alerter.

Une douleur subite et aiguë, et soudaine, et mortelle le gagna lorsqu'il fut perforé par les serres d'un rapace. L’œil restant, l'autre était sorti de l'orbite expulsé par la pression, se ferma quasi-instantanément, désolé par son échec et regrettant sa décision. Car en poursuivant sa trajectoire initiale, les vingt degrés non-couverts par sa vision lui aurait permis, à la hauteur où il était, d'apercevoir ce prédateur et de l'éviter. C'est ce changement de plan de vol qui le désigna comme quatre heures laissant par la même occasion un vieux coucou s'enfuir et échapper à l'emprise mortelle qui devait être sienne.

La douleur et la peur qui avaient su le gagner entre le moment où il sentit l'étreinte et celui où il perdit la vie avait provoqué un relâchement. L'en bas allait recevoir quelques gouttes jaunes et rouges de la vie.

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28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 20:15

IV - Le sort du corps.

Le corps se décomposera naturellement et servira de nourriture. D’un point de vue historique,  on enterre ses morts depuis des dizaines de milliers d’années. Il y a d’autres rituels dans le monde comme la momification, l’immersion, l’anthropophagie, l’incinération. Ces pratiques témoignent d’une certaine spiritualité.

La momification se justifiait par la croyance en l’immortalité. Le mythe d’Osiris, notamment, revenu à la vie grâce à la conservation du corps fonde cette croyance.

L’immersion consistait à offrir au défunt un repos éternel dans les eaux profondes de la mer ou de l’océan.

L’enterrement suit aussi ces mouvances. L’homme pensait qu’être enterré permettait le repos de l’âme après la mort corporel. D’ailleurs, dans l’Antiquité, les traîtres ou ennemis pouvaient être condamnés à la double peine, la mort et le refus de sépulture.

L’anthropophagie est la pratique la plus désuète,  c’était aussi un rituel funéraire important. Dans les sociétés la pratiquant, on pensait récupérer l’âme ou l’énergie vitale du défunt en l'absorbant.

La crémation est à la fois une pratique spirituelle dans certains pays ou dans certaines civilisations disparues qui permettait à l’âme (la partie divine de l’être) de retrouver le monde divin. Cela permettait aussi d’éviter une réincarnation dans un corps pourri. La crémation c’est aussi dans nos sociétés occidentales, la pratique la plus rationnelle. Le corps est réduit en cendres par économie de temps, d’argent et de logistique.  

 

J’émets l’hypothèse que nous avons enterré nos morts d’abord pour notre confort. Un corps en décomposition libère, dit-on, une odeur nauséabonde, une odeur qui augmente selon la chaleur. Or, géographiquement, l’histoire de l’humanité a commencé dans le croissant fertile mésopotamien et la pratique de l’enterrement s’est généralisée à partir de la sédentarisation.

 

V - Le Respect au mort.

 

Le mort est mort. Ca c’est une vérité incontestable. L’âme qu’elle soit au paradis, esprit frappeur, réincarnée ou inexistante ne reviendra jamais dans le corps quitté. Preuve encore que le corps ne nous appartient pas.

Que faire donc de ce corps ? L’enterrer ou l’immerger ? Oui pourquoi pas. Mais où ? Les cimetières, ce n’est pas très beau et ça prend de la place. Ca nécessite de l’entretien et ça coûte cher. Où est le respect dans le cimetière ? Le dépôt d’une gerbe par an ? Rares sont les tombes entretenues et fleuries toute l’année. Quant à l’immersion, je ne suis pas sûr que la décomposition n’ait pas d’effet sur l’environnement aquatique. Et puis maintenant avec nos dents en or, nos broches et chevilles en métal, nos prothèses et batteries, ça m’apparaît irrespectueux de l’environnement.

 

L’incinération n’est pas une si mauvaise idée. A l’état de cendres, la place prise est minimisée. Mais que faire des cendres ?  Ce que le défunt aurait souhaité pour le peu que ce soit écologique. A défaut, ce que veulent en faire les proches parents.

 

La momification, ça en jette grave. Mais c’est un sacré boulot et niveau praticité, on peut faire mieux.

 

L’anthropophagie... Oubliez une seconde l’idée de manger de la chair humaine et imaginez un bon porc à la broche pour célébrer un événement. C’est le top, n’est-ce pas ? Et bien, ce serait la même chose. Avouons que ce serait mieux avec une hygiène de vie certifiée mais nous nous autorisons à manger des poulets et autres animaux gavés, encagés, sur-vaccinés et dénaturés… Ce serait une solution écologique et économique. De plus, c’est respectueux des autres, du mort aussi et de l’environnement.

 

Le temps que survit le souvenir, le respect du disparu demeure.

 

VI - Quand ce sera mon tour.

 Si c’est pour être enterré, je préférerai que ce soit en forêt, en réserve naturelle, ou dans mon jardin. Que ma décomposition soit une offrande à la Terre. Sans pierre, ni croix … rien qui nécessite l’entretien. Quant au respect qui me serait dû, une fois mort, je pense qu’il doit être tourné vers la personne que j’étais ou vers mon âme si vous préférez et aussi envers ma famille. Chantez donc des chansons que j’aimais en me les dédicaçant. Souvenez-vous de moi et agissez comme vous l’auriez fait si j’avais été là, ne m’oubliez pas. Voilà de belles preuves de respect.    

 

Si je devais être incinéré, je trouve symboliquement fort la conservation des cendres dans une urne avec mon portrait par-dessus. Comme un petit autel où l’on vient brûler parfois de l’encens pour me dire « je t’aime », « tu me manques », « repose toi bien ».    

Si plus jeune j’étais branché bandelettes, la momification me plait beaucoup moins maintenant. Je pense surtout que je serais un fardeau et je risque même d'être endommagé pendant un déménagement. Alors à proscrire.

Enfin, si un jour, il vous est possible et concevable de recycler mon corps en repas copieux alors n’hésitez pas ! Vous pouvez même vous servir de mes os pour faire de jolis pendentifs, ou une décoration naturelle pour les fêtes Halloween.

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 21:49

Il y a ce qu'on est, et puis ce qu'on paraît.
Il y a ce qu'on croit et ce qu'on sait.
Mais l'être entier tend à vous échapper ;
La Vérité, le temps permet de l'échopper.

Car le « Moi » se révèle dans l'instant.
Cn'est pas que ce que l'on est soit inexistant,
Mais faisant le « Moi » duel, les traits sont latents.
Et ce n'est qu'à certains moments que c'est patent :
Il y a Elle et puis il y a Lui,
Il se fond en Elle, Elle se mêle à lui.
Séparément, ils ne sont plus.
Ils se confondent en l'unité absolue.

Les échanges des effluves,
Les désirs qui affluent,
Mélanges qui confluent,
La magie opère en étuve.
On s'oublie, on se perd, et on se mue
En proie d'une bienveillante chaleur ;
Absent par l'esprit mais... C'est le bonheur ;
La Quintessence d'Amour est promue.


Parfois le corps et l'esprit s'abandonnent ;
On ne sait pas lequel rejette l'autre.
Mais l'enveloppe n'est pas vide elle est l'apôtre
D'un Amour qui gronde, qui grogne, et qui tonne !
Alors le corps sert à contrer.
Devant les coups il reste coi,
Car il tient comme poix
A ce cœur qu'il veut cuirasser.

 

On s'oublie, on se perd et on se mue
En rempart contre le danger !
Tantôt perclus, Tantôt pêchu,
Hors de soi est-on objet ou sujet ?

Boum ! Boum ! Boum ! Les battements saccageurs
Bombardent et irriguent à l'excès
Jusqu'à donner à la Fureur l'accès
A un moi ravagé par des erreurs.
Rougi d'une colère noire,
L'Ego prend un coup de boutoir.
Et avec le cœur dans la gorge :
Se dire que le caractère se forge !

 

Hors de soi, l'être est dans l'instant. 
Permettez-moi d'être insistant,
Hors de soi, êtes-vous vous ? suis-je moi ? 
Non ! Alors faisons du zen un surmoi. 

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 23:08

On parle facilement de personne pour les êtres vivants. Mais la personne disparaît avec la mort. Seuls restent le corps et le souvenir. 

I - Le principe du Réinitialisation.

Né poussière, nous retournerons à la poussière. Pour certains théoriciens, l'univers est formé d'une masse invariable de matière. Ils partent du principe que tout est déjà virtuellement présent et que la création procède de la destruction.  Ainsi la nouvelle variété de fleur que l'on découvrira dans 200 ans sur mes restes décomposés seront issues de ma propre matière. 

Le principe naturel veut que la création se fasse à partir de l'existant. C'est le cycle de la vie. 

 

II - Une espèce à part : l'homme.

 

La mort d'une personne (au sens large, c'est à dire l'être vivant) est à la fois une partie de la Vie, le commencement de la vie (de l'autre) et la fin d'une vie (au moins d'une incarnation).

Le paradigme est simple : Naissance, évolution, décroissance ou  dégénérescence et disparition.

L'ensemble du vivant a compris cela depuis longtemps. Toutefois, une espèce sort du lot face à la mort : la notre. 

 

III - L 'angoisse de la mort.

 

L'angoisse de la mort c'est une émotion commune aux êtres vivants. C'est d'ailleurs cet angoisse qui actionne notre instinct de survie lorsque nous sommes menacés. C'est une émotion naturelle et normale qui est ponctuelle. 

Chez l'homme, elle est plus exacerbée. Nous pensons à la mort dès lors que nous la comprenons réellement. C'est à dire lorsque l'on prend conscience que tout ce que nous vivons ou pourrions vivre ne peut être vécu que dans le laps de temps où nous sommes incarnés. C'est ce qui appuie toute la mouvance du vivre l'instant présent. La pensée de la mort c'est un frein à la vie. 

Pire encore, nous en avons tellement peur que nous nous sommes inventés des possibles après : réincarnation ou éternité. Peut-on parler de peur de l'inconnu ? Dans une certaine mesure, je le suppose. 

Nous devrions lâcher prise avec la mort. Elle n'est pas grand chose au final sauf peut être un instant indéfinissable. 

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