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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 21:13

Dans les grands et verts prés
Je cueille les beaux jours d'été.
Je profite de l'ombre des cyprès
Pour m'adonner à une ardue oisiveté.

L'été n'est que la saison des bouquets de joies,
Des bouquets de joies qui n'ont pas encore éclos.
Un petit verre le soir, mais point d'eau...
Au contact de ma peau, des draps ; mais pas en soie.

Le matin avec une nouvelle énergie
Mon laboureur de nature a envie,
A sa manière de chanter la vie.
Seule la chambre verra cette synergie.

Et puis je partirai à travers les forêts,
J'observerai, Je chasserai, je mangerai
j'apprendrai, je cueillerai et je pêcherai, 
Assis sur un rocher, de délicieux brochets.


Il faudra après le repas se reposer
Pour cultiver la fertile paresse.
Projeter une soirée de caresses
Où je devrais fort me débourser sans pauser.

J'aime être dans des bras inexpérimentés
Pourvu que ce ne soit que pour dévertuer.
C'est ainsi que je passe mes étés
Entre les oueds de vie que je fais confluer.


 

 

 

Mon laboureur de nature : Expression empruntée à F. Rabelais

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 23:12

Aux yeux des miens, je parais blanc.
Aux cieux, rien n'est pourtant moins pur
Que ce secret côté obscur,
Au sang clairet, coulant du flanc.

 


Car il n'est plus un détenu
-Trop hâtivement condamné-
Qui attend d'être pardonné,
Depuis lors qu'il s'est mis à nu.

 


Pourquoi devrais-je le blâmer ?
Il vit en moi, c'est un constat !
En lui j'ai foi, c'est un contrat
Qui s'appuie sur la loi d'aimer.

 


C'est d'ailleurs ce qu'il l'a blessé :
La Haine chassée du crieur,
L'a délaissé, sans confesseur
C'était un rêveur oppressé.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 20:43

Futur goût amer d'un avant-hier...
Je crois que mon cœur connaît deux saisons :
L'été, la saison de paix, servant de prisons
Et l'hiver doublement quatre fois plus austère.

Ce que je vis peut aisément alimenter
Une tragédie qu'il faut dûment adenter
A un choix de bois qui ne nous correspond pas.
Je préfère celui qui ne crépite pas.

Alors que le tien, fait jaillir des étincelles
Qui peuvent faire quereller nos citadelles.
Ne peut-on pas harmoniser nos bois ?
Je te ferais crépiter si le tien est droit.

C'est ainsi, toujours, que l'hiver commence :
Ce sont les autres cœurs qui donnent la cadence.
J'essaie vraiment de rentrer dans la danse
Mais je suis le roi des faux-pas de tolérance.

En tant que roi des "il ne faut pas de vengeance.",
Je dois éviter la Traîtrise rance.
Condamné à vivre une très triste romance
Je cultive l'optimisme et la bienveillance.  

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 16:08

Je te reprends toi mon stylo,
Je te répands toi, ô mon encre,
Pour sottement chanter mes peines en silo
Qui déchantent mon Noble chancre.

 

Je me repends de ma folle passion
Qui ébranle toujours mes fondations.
J'ai transformé mon Obsession en Oppressions,
Et j'attends toujours ta Révélation.

 

Comment pourrait-elle venir ?
Je suis intervenu pour prévenir ;
Je t'ai prévenue pour subvenir, non guérir.
Pourquoi redevenir, si c'est pour revenir ?

Je n'aime pas abandonner,
Mais faut-il toujours pardonner ?

Réadvenir encore, pour survenir encore ?
Non, mieux vaut s'adonner à fredonner
Le bel air coordonnant l'Esprit et le Corps.

Plutôt que n'avoir de cesse de bourdonner
L’Amour, toujours fort, que j'aime te redonner ;
Je préfère le bondonner.

 

Ainsi l'Abeille fait tomber la Mouche,
Le Bourdon lui se mouche
Car la Mouche à l'Abeille a filé le bourdon.
Et Bourdon n'attend de l'Abeille qu'un « Pardon ! »

Voila mes ultimes amis inanimés,
Les mots unis miment la nuit de l’âme.
Ils vous laissent, toutefois, l'état sublimé
Et informe d'un sentiment infâme.  

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 19:40

                Ferais-je mon propre portrait si j'avais le don de peindre et/ou de dessiner? Il faudrait que je m'interroge sur la nécessité de le faire.

Faire son autoportrait est un très bon exercice, non seulement dans le domaine de l'art, mais également dans la domaine psychologique. Il existe un tas d'intérêts à produire un autoportrait. D'abord pour avoir une image de soi, figée dans le passé ou dans un fraguement de celui-ci, permettant à son auteur, après quelques années, de constater comme le temps nous a embelli. Moi, je parle de l'action d'embellir du temps, là où d'autres utiliseront volontiers le verbe ravager. Ce n'est qu'une différence de point de vue. En réalité ses ravages ne sont que physiques.
Ensuite, si j'étais amené à me peindre, j'oeuvrerais à me découvrir d'avantage. Bien que je pensais ma quête du "moi" révolue, j'apprends, ne serait-ce qu'en réflechissant sur ce sujet que je me découvre encore et toujours. Serait-ce une quête de l'infini ?
Enfin, on peut expliquer l'exercice de l'autoportrait d'une troisième manière, commune à de nombreux artistes: l'egotrip. En effet, faire son autoportrait lorsque l'on est artiste, paraît être l'ultime moyen pour nous complaire dans nos oeuvres. Ce serait l’outil permettant de flatter notre ego. J'y ajouterais une pointe de mystère afin que le public s'interroge. Je pense que si je pouvais m'adonner à un tel exercice en peinture, je m'arrangerai la façade. Je gommerais les défauts pour nourrir une légende de la perfection que je tente de créer. Cette touche d'hérésie sérieuse, mise de côté, j'ambitionnerais d'être de nouveau incompris. Laisser le spectateur avec un avis partagé que l'on pourrait formuler ainsi : "A t-il un ego surdimensionné? Ou ne fait-il qu'en jouer ? Et s'il en joue, pourquoi ? " Car au fond, que l'on ne me cerne pas, voilà ce que j'aime et recherche.
Je reconnais qu'il me plait de réfléchir sur ce sujet.
"Je suis peintre donc, et je dois me représenter." Comme dans tout ce que je fais, je me pose un tas de questions pour au final marier les symboles et des parties de ma personnalité pour en tirer une vraisemblance du Beau.
Je m'apperçois au fur et à mesure que j'écris, que l'université a réussi l'une de ses missions : m'inculquer une méthodologie. Puisque si l'on s'attarde sur la première partie, elle ressemble étrangement à une introduction. Dans le même temps, répondre à ce sujet, ce n'est que réaliser un autoportrait écrit. Or pour qu'il soit complet, il me fallait parler de cette analogie entre mes dissertations et le sujet traité. N'est ce pas fait habilement ? Non, je l'avoue en plus d'avoir été maladroit je fais preuve d'un humour risible.
Quel type d'autoportrait ferais-je ?

Un autoportrait chinois avec le traditionel " si j'étais ... je serais ..." Cela pourrait être intéressant de me dessiner avec ce qui est le plus représentatif de ma personnalité, avec ce que j'aime, ce en quoi je crois, ce que je pense ... Essayons sommairement:

--> Si j'étais un animal, je serais un Aigle. Pourquoi un Aigle ? Car lui, c'est un véritable roi de l'azur, pas comme ce triste Albatros. C'est un animal majestueux, noble, solitaire, au sommet de sa chaîne alimentaire. Un animal qui échappe toujours pour le mieux à la loi des Hommes.

--> Si j'étais une couleur je serais ... que serais-je? Il y a quelques années j'aurais dit le Blanc, pour ce que cette couleur représente; la liberté, la pureté, la bonté, la chasteté.. Mais aujourd'hui j'ai quelque peu grandi. Alors je dirais le Gris. Car le Gris est un mélange de Noir et de Blanc, de Mal et de Bien. Bref, c'est une couleur qui révèle une dualité entre deux entités qui tantôt s'opposent et tantôt s'attirent et se complètent.

--> Si j'étais une forme géométrique, je serais un carré. J'hésitais avec le cercle symbole de la continuité et de l'unité. Mais le carré présente cet avantage de perfection et de symétrie. Ne dit-on pas d'une personne droite et intègre qu'elle est carrée?

--> Si j'étais une odeur, je serais celle de la rose rouge. Car je demeure un grand romantique dans l'âme.

Alors résumons, mon autoportrait serait une toile probablement carrée, au fond gris sur lequel seraient dispatchées des pétales de roses rouges, et représentant un aigle en vol.  Seulement voyez vous le problème ? Non ? Pourriez-vous me décrire physiquement ? Réponse négative car l'autoportrait chinois est, je pense, spécialement conçu pour l'autoportrait psychique.
Devrais-je faire alors mon autoportrait en me tenant face à un miroir ? Ou avec une photo de moi pour modèle ? Devrais-je me peindre en entier ? Devrais-je insister sur mes qualités, sur mes beautés ou sur mes défauts ? Comment tenir mon tableau ? Comme le veut la Convention en mode portrait ? Ou en mode paysage ? Devrais-je utiliser des couleurs primaires uniquement ? Des couleurs chaudes ou plutôt des couleurs ternes ? Pourquoi tant de questions? Parce que j'ai le sens du détail. Chaque décision traduit une idée.  Chaque idée dessine la personnalité. La personnalité influe sur le physique. Le physique c’est le seul point de mon identité que je n’aime pas décrire.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 18:14

Le corps humain est un instrument des désirs,
Dont la sensorialité est le vizir.

 

Un regard langoureux, qui caresse mon cœur
Grondant dans une prairie de mille senteurs.

L'échos d'un baiser sucré, donné les yeux clos,
Qui laisse un agréable arôme d'abricot.

Les phalanges qui courent ta peau parfumée
Ou bien qui parcourent tes lèvres écumées.

Les papilles chatoyées par tes doux fluides
Phéromonaux, clappent ces fins nectars limpides.

Le fort nez, qui ni ne voit ni n'entend, goûte et
Touche et capte ta fragrance ; à ce banquet.

Ces désirs et plaisirs offerts par ce festin
Sont des loisirs à saisir, ouverts en bas reins.

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 13:36

          - Elle s'avance, puis se retire. Ses mouvements de va-et-vient incessant, tantôt rapides, tantôt lents, sont à l'origine de claquements sourds dans le silence de la nuit. Il y a tant de claquements qu'il a de mouvements. Se produit alors une fine écume. Une écume blanchâtre et veloutée, une écume pleine de volupté. Écume qui échoue à l'entrée de la crevasse de sa partenaire. Espace prévu à cet effet, le terrain est dégagé. Rien ne peut obstruer sa montée en vigueur. Cette blanche écume embrasse les belles courbes naturelles et chaudes de sa compagne, toujours prête à l’accueillir. Cet espace humide et chaud est un paradis de douces odeurs. C'est la Marine, celle qui par ses senteurs délivre mes narines. Imaginez vous ce tableau que je vous dépeins ?

         - Oui, j'imagine. Et je suppose que c'est une scène qui se déroule dans un lieu serein ?

          - Oh oui, hormis ces claquements, souvent on n'entend rien d'autre. C'est une ambiance décontractante et relaxante qui nous libère, qui révèle note être intérieur le plus profond. Mais ... mais... il ne faut pas oublier, Docteur, que parfois d'autres sons émanent de ces enchaînements d'actions. Parfois, en effet, on peut entendre un souffle puissant, comme la respiration saccadée d’Éole essoufflé. Devant ce vaste lit bleu, on entend aussi, lorsque l'on reste longtemps, pour satisfaire ce désir insatiable de plaisir et de légèreté, le chant d'une femme. Chant qui nous pousse à rester en ce lieu. Chant qui nous attire, nous ensorcellerait presque, comme pour nous inviter à y passer l'éternité. Chant qui nous rend joyeux. Et toute la magie réside dans le fait que tout peut s'arrêter subitement, comme un retour au calme le plus absolu qui soit.

          - Etes vous sûr de l'entendre ? Ce peut être votre imagination. Qu'en pensez vous ?

          - Peut être, que je me convaincs que je l'entends. Ou il se peut qu'à l'attendre, je pense l'entendre. Maintenant est-ce celui d'une sirène ou, est ce là, tout simplement, ce que l'on nomme: l' Appel de la Mer ?

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 00:14

N’y pense pas, tu ne dois pas la (le) désirer !
Tout ce qui est à moi le reste,
Jusqu’à ce que d’un geste,
Je décide de m’en séparer.

Te voir,par autrui, être contemplé(e),
M’est difficile à supporter.
Quand je t’entends rire, avec d’autres,
Je me dis « ce n’est pas le (la ) vôtre » !

Alors de colère je rougis,
Et de manière austère je réagis.
Et puis tu me prends dans tes bras,
Et je peux écouter ton cœur qui bat pour moi.

De mon amour résulte ma jalousie,
Et de ton amour je me rassasie.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 12:21

                 Le terme trahison est, étymologiquement parlant, d’origine latine  « tradère »,  et signifie « livrer, transmettre ».  Ainsi les définitions retenues sont : « livrer ou abandonner avec perfidie », « se montrer infidèle ». 
Cependant il existe des points de vue différents. De manière générale, la trahison est une rupture abrupte entre deux entités liées. Par conséquent, la trahison est d’abord une action engendrant, ensuite, chez la victime, une mosaïque de sentiments négatifs dont celui d’être trahi.
De plus il en existe deux grands types. L’une qui peut s’exercer à grande échelle (échelle nationale) et l’autre (la plus répandue) qui sévit au sein des groupuscules comme la famille ou les couples qu’ils soient liés par l’amour et/ou l’amitié.
La trahison « à grande échelle » implique la notion d’Etat. Elle regroupe la trahison interétatique, ou celle d’un individu en vers sa patrie. Ce genre de trahison ne peut être le fruit que de personnes affranchies des idéologies civiques. En effet, les actions fondant ce type de trahison peuvent avoir pour conséquences l’occupation du pays, la mort de nombreuses personnes innocentes, attentat à la sureté de l’Etat…. Les causes de telles actions sont diverses mais peuvent être synthétisées comme suit : œuvre d’un déséquilibré, ou d’un nationaliste extrémiste, ou encore les agissements par profit. Quoi qu’il en soit, des réflexions concernant ce sujet, est née une législation sanctionnant le crime de haute trahison. La punition étant souvent la condamnation à mort ou l’exil, cela a permis de la contrôler. Cependant, cette trahison n'est pas celle que je souhaite analyser.
A une échelle bien plus petite, la trahison est quotidienne. Pour la comprendre il nous faut répondre à des questions : d’abord d’où vient la trahison ? Pourquoi sommes-nous trahis ? Que se passe-t-il après la trahison ?

 

                 D’où vient la trahison ?

                    De même que la première cause de divorces est le mariage, la première cause de trahisons est la confiance. Comme disait Voltaire : « Dire le secret d’autrui est une trahison, dire le sien est une sottise ». En effet du moment où par confiance, on se confie à une personne, on se prive d’une partie de notre liberté. Quelle est donc cette manie de toujours vouloir s’enchainer ? L’origine de toute trahison est ce « besoin » répressif de vouloir trouver l’amour et/ ou l’amitié ( cf Amitié partie 1   Amitié partie 2 ). Esope rapporta qu'un jour, les chênes se plaignirent à Zeus:

" A quoi bon, lui dirent-ils, être venus sur cette terre pour finir à coup sûr sous la hache du bûcheron ?- N'est-ce pas vous, répondit Zeus, les responsables de vos maux puisque vous fournissez vous-même les manches pour les haches ?"

Il en est de même pour les hommes: certains reprochent absurdement aux dieux des maux qu'ils ne doivent qu'à eux-mêmes. "
 N’est-ce pas là, le même problème ?
Bien que la trahison soit un acte égoïste entrainant chez l’autre un sentiment de déchirement intérieur profond, on ne pourrait réellement la blâmer, puisqu’elle proviendrait de la victime.
Cependant, ce n’est pas tout à fait juste. En effet la trahison à une seconde origine : l’éducation. Si tout individu apprenait à ériger le respect comme premier principe universel et absolu  « tout irait comme dans le meilleur des mondes possibles » car:
1 par respect pour autrui on ne se confierait pas ou peu, puisqu'on respecterait le fait que l’autre a aussi ses problèmes.
2 par respect pour l’autre, si on nous confie une quelconque histoire, celle-ci doit demeurer secrète, même en cas de conflit avec la personne concernée. Et si l’on se sait bavard, il nous faut refuser d’écouter.
3 par respect pour soi, il nous faut garder ce que l’on nous confie, afin de ne pas nous dévaloriser aux moyens de la lâcheté et de la médiocrité.

                   Pourquoi sommes-nous trahis ?

                      Le but est, ici, de lister et d’expliquer le plus grand nombre de causes possibles, par conséquent la liste peut ne pas être exhaustive.

Il y a d’abord la trahison non intentionnelle, qui peut être due soit à un excès de paroles, soit au comportement de l’individu. Bien que fréquente, cette cause est, je pense, la plus pardonnable. En effet dans le premier cas celui où le problème est l’excès de paroles, on ne peut en vouloir au « traitre ». Le seul coupable est celui qui a fait confiance. Celui qui aura délivré un secret, par imprudence, n’est pas condamnable. Cet individu aura été victime soit de manipulation, soit d’une relation esprit-langage le conduisant à un lapsus, ou d’une relation langage vocal et langage corporel contradictoire le trahissant. Dans le second cas, où le comportement est le problème, la trahison ciblée n’est pas la livraison d’un secret mais l’abandon. En effet dans notre société, abandonner une personne est subi, et ressenti comme une trahison. Cependant, bien que cet abandon soit douloureux, puisqu’on pensait avoir trouvé en cette personne la satisfaction au pseudo-besoin de se lier d’amitié, on ne peut pas, non plus, trop en vouloir à l’abandonnant. Effectivement comment prouver que cet abandon est intentionnel ? L’individu reste juste fidèle à une manière de vivre qu’il a adopté causant quelques dégâts émotionnels chez la personne qui s’était attachée. N’est-ce pas à la victime de faire l’effort de comprendre la personnalité de son homologue afin de remédier au problème ?

Il y a dans un second temps la trahison intentionnelle qui se décline en une multitude de causes :
la première est toujours d’origine comportementale ; elle concerne toujours l’abandon mais dans une optique différente. Cette fois l’abandonnant est conscient de la portée de ses actes. Malgré tout, il continue. C’est le genre de personne qui tire profit des situations. Dans ce cas il n’y a pas d’option.  La victime doit accomplir un travail sur soi, lui permettant d’accepter le fait qu’elle ait été abusée, afin de pardonner. Pourquoi pardonner ? Car c’est l’accord du pardon qui permet de passer à autre chose.
La seconde est d’avantage le résultat d’un manque de morale, c’est la trahison rentabilisée au moyen de l’argent. Inutile de développer, ni même de porter un jugement il faut juste se poser la question quel est mon prix pour que je trahisse ? Le plus difficile étant de ne pas se donner bonne conscience en se mentant et en se disant que même pour tout l’or du monde on resterait muet.
La troisième est le cas de la vengeance. Cette trahison est la plus ignoble, puisqu’elle reflète toute la bassesse, toute la méchanceté d’un esprit troublé incapable de faire fi de tout sentiment pour agir avec discernement. C’est en cela que réside souvent la bêtise de l’homme.

                    Les conséquences.

La trahison est comme un poison qui s’écoule dans nos veines. Sans contrepoison, nos organes principaux sont touchés. Selon le degré et le type de trahison, il y a plus ou moins de dégâts. En effet le panel de dommages peut sétendre d'un simple reproche à un cocktail d'émotions négatives. De nouveau je procèderai à une énumération :

1 le reproche : La victime peut avoir tendance par bonté à pardonner aveuglément. Ainsi elle se contente d’un petit reproche tel un avertissement. Et s’imagine que tout est rentré dans l’ordre.

2 la déception : la victime peut en effet être déçue de ce comportement. Elle ne parvient pas à comprendre le geste pour la simple et bonne raison que jamais elle n’aurait imaginé cette possibilité. Cette déception provoquera à l’avenir un sentiment de prévention face à autrui. Mais la victime parvient à oublier très vite cette mésaventure.

3 la déception et la colère (voire haine). La victime déçue, ne veut entendre raison et souhaite causer autant de mal qu’il lui en a été fait. Le pardon semble impossible. Elle se voue donc à un long épisode de tortures inutiles.

4 le déchirement émotionnel. Il existe des êtres dotés d’une extrême sensibilité. Ceux-ci sont très affectés par la trahison. Ils sont pris dans un tourbillon infernal d’émotions négatives et destructrices comme la déception, la haine en vers l’autre, la colère en vers soi, la méprise de soi et des autres, la perte de confiance en soi, la tristesse, la perte de repères, l’incompréhension, la dévalorisation du lien humain et celle de leur personnalité, l’impression d’avoir été abusés, humiliés, violés …. Ce qui déstabilise psychologiquement la victime au point que son état peut être dépressif, ou même suicidaire. Et se relever peut s’avérer très difficile. Une fois remise de la trahison, la victime peut être le fruit d’un changement d’identité totale. (Dans ce cas extrême, les conséquences touchent aussi les proches de la victime, et influencera ses choix toute sa vie.)

Ainsi, je rejoins ma conclusion de l'article sur Amitié partie 1 ( et partie 2 ), même si la romancière québécoise, Charlotte Savary, nous offre une autre voie d'analyse : " La trahison n'est qu'un mot inventé par les hommes, pour confondre leurs frères qui ne pensent pas de la même façon qu'eux."

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 12:50

Réponse au poème d'un ami interrogeant Dieu

 

Mon très cher et humble fidèle,
Ta lettre m'interpelle.
N'as tu donc pas encore compris
Que l'humanité est mon idiotie ?

 

Même en ma qualité de TOUT puissant
Je ne peux intervenir aisément.
Donc à ta justifiée demande d'être aidé
Je resterai sourd et muet.

 

Depuis la faute originelle
Je m'évertue en très bon paternel
A pardonner. Et je continue de guider,
Ceux qui veulent bien m'écouter.

 

Certains cherchent encore en moi un pieux refuge
Même si la Foi peu à peu s'égruge.
Ils préfèrent se laisser entraîner
Par des illusoires réalités.

 

Ce n'est pas seulement la Peur qui freine
La révolution menant à l'évolution
Il y a aussi l'argent qui tire les rennes
De votre société* de consommation.

 

Dès lors je peux te conseiller
Un rapprochement de ceux qui peuvent briller.

 

En effet ceux dotés de la soif de savoir
Et d'une grande capacité d'abstraction
Viennent au monde, avec un devoir:
Proposer les clés de compréhension.

Certains sont économistes, ascètes...
D'autres sont moines, et puis d'autres sont Poètes.

 

* a lire so-ci-é-té

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