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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 22:48

La terre, sous les pieds, s'écarte brusquement,
Les moitiés s'accrochent encore étonnamment.
La dérive s'accroît, l'arroi relie la rive
Par sa fumée de désarroi qui démotive.

L'arbre se maintient debout, dans le vide,
Il semble léviter et son exploit fascine.
C'est sans compter sur ses souterraines racines :
Puissante base qui le consolide !

Un jour pourtant, les terres l'abandonneront,
Il se couchera, il aura touché le fond.
C'est un destin irrésistible et prévisible,
Car tout à une fin - vérité indicible.

La faille n'a pas atteint les pylônes
Toujours reliés par le coup de foudre.
Larmes attendrissantes... Si l’œil s'émotionne,
C'est qu'on vient de lui jeter de la poudre.

Les plantes séparées, ne le sont pas vraiment,
Il suffit pour savoir, d'avoir un peu de flair,
La passion florale ne vit réellement
Que par le convoi des vivants de l'air.

Les couples de toutes espèces se cramponnent,
Par une sorte de pré-science ils étonnent.
De la ré-union, ils connaissent le trajet,
Par leurs cris, ils se communiquent leur projet.

L'homme crie mais la femme n'entend pas,
Pendant que l'un prie, l'autre n'attend pas,
Quand l'un comprend, il est déjà trop tard,
L'autre s'en est allée avec trop peu d'égard.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 21:50

"Clé qui déchiffre les astres grevés
De prophéties, le poète traduit
Remarque, ressent, perçoit et déduit."
Sont les mots de mon idéal ina
chevé.

Souvenons-nous que la lumière nous parvient,
Même lorsque la mort de l'étoile survient.
Ce que le poète a lu et interprété
S'avère alors faux et désen
voûté.

Pour autant, si l'augure semble dépassé
A cause de sa part sentimentale,
Il existe au delà de l'énoncé,
Une vérité générale et abys
sale.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 22:19


Les ronces dominent de leurs piquants ;
Elles s'étalent tout le long du sol.
Leur expansion tsariste gêne l'envol
Des gamètes floraux, de l'Amour suffocant.

Sans une lumière nouvelle,
Sans un air épuré,
Sans essarter, de nos cœurs, la parcelle,
Comment faire renaître un printemps éthéré ?

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 23:10

Il est un âge où le regret s'installe, Les fautes commises en bilan s'étalent, Ainsi que les décisions méprisables; Alors, l'homme est d'humeur instable.

Dérèglement des saisons et des biles L’âme malade en proie à la passion débile Recherche une cure dans le futur. - Le remède n'appartient qu'au temps mûr.

On se morfond, le ton morose, On se meurt au fond - et pour cause ! "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé" Un seul être vous manque et tout est dévasté.

La routine du couple disparaît, La routine de l'esseulé paraît, On regrette la fin, On regrette aussi les souvenirs feints.

Il tente de se faire une raison Effaçant toutes ses traces dans la maison. L'homme tente d'oublier, sans succès, Et l'oubli le force à l'excès.

Quand dans la vie tu fais les mauvais choix De mauvaises conséquences t'échoient. Si tu persistes sur cet étrange chemin, Ne t'étonne pas de rencontrer le chagrin.

La femme est un félin, piétinant le déclin, L'homme livré à soi, ne se sent pas malin. Ce qu'il recherche est en lui, ça lui appartient, - Car le mal d'Amour n'est qu'un fruit que l'on soutient.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 13:55


La vie est faite de mystères.
C'est pourquoi un mot pend aux lèvres des enfants :
"Pourquoi". Un pourquoi incessant,
Un pourquoi qui provoque, chez
moi, la misère.

- Savoir ce qu'il faut répliquer...-
Mon malheur semble comme celui de l'Enfant,
Face à un silence étouffant.
Pourquoi vous refusez vous de nous expliquer?

La vie est faite de mystères.
C'est pourquoi je me pose souvent des questions.
Le silence est la contre-option
Qui me fragilise et éveille ma colère.

Mon enthousiasme s'étiole,
Mes larmes s'étendent, mon feu ardent s'éteint.
Étourdie ! Ma bile déteint
Et le bel oiseau bleu s'envole.

Mi-myosotis molestée
Qui gît à moitié morte, dans les gémonies
De la geôle aimante d'ami ;
Et mi-mimosa à la mine contristée.

La vie contracte le poète ;
Le poète humble, dicte La Vérité,
Qui a donc une tâche sans absurdité
Faire des réponses une quête.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 23:12

Un jour que je discutais avec une louve ;
Me vint en tête la question de l'Amitié.
Mon regard me perdit, je fixais une flouve*,
Et la louve me regardait avec pitié.

J'ouïs le rire goguenard du vent dans l'Hêtre.
Elle vint se blottir contre mon torse crûment,
Pour m'apporter son refuge ballant gaiement.
Elle ne fut pas atone pour mon mal-être.

Mais ses talents se confrontèrent à ma loi:
" - Qu'en penses tu toi, qui a vécu plus que moi ?
Dois-je prendre exemple sur l'arbre ci-dessus ?
Ou, suis-je, moi aussi, l'hoir d'extraits plus connus ?"

" - Lorsque l'on existe par paire,
C'est qu'il y a une raison !
Ah ! L'on parle de ma maison
Comme d'un absurde repaire...
Je me plais juste, contre toute souche
Je me plais juste, dans toutes les ouches."

" - J'avoue être perdu, seul, dans ce grand fracas,
Et je m'y perds davantage à m'y en défaire.
Ainsi donc, ne rencontres-tu aucun tracas ?
Moi qui rêve de vertus ; comment dois-je faire ? "

" - Que si, je connais le souci ;
Dès que je me retrouve seule !
Je suis calme face au Linceul,
A la douleur et à la Vie.
Cherche à lier l'Amitié
A l'Eros, son autre moitié."


*Flouve = chiendent

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 09:51

Trop de trac m'a pris au traquet.
Je troque ma trique contre ton froc,
Car les tracas matraquent mon robuste roc.
Et les quiets traquets eux, continuent de traquer.

Ma vie n'est pas un trik-trak, ni un tric tout court !
Ce n'est pas un bon cru non plus, ni un bouquin ;
C'est un quasi-tic-tac, sous les crocs du Requin ;
Un cri creux dans l'astrale cour !

Quand on quitte la traque des trois quêtes,
La troïka est en trekking vers un trou.
Le cru de l'âme, à te quitter, s'apprête,
Pour les crans d' autres crins ayant leur brou.

Il faut craquer la bourse, trinquer au troquet,
Quitte à tronquer plus d' un quart de son fric.
Ainsi le trek vers le réveil, que j'ai truqué,
Me donne le cran de ma trique.

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 19:34

- Puisque la guerre est à l'honneur, imaginons Arras, vue par l'un de ses habitants et artistes qui consignait dans son journal la découverte de la ville après avoir été bombardée.


Lundi 20 mai 1940


Les obus ne sifflaient plus, plus de cris non plus, juste des pleurs. Je décidai de sortir dans les artères d'Arras. Ma si belle ville n'était plus qu'un champ de ruines. La ville devait être réanimée : elle avait perdu de sa vie. Ses si belles fleurs, ses si beaux jardins et ses pigeons si charnus, tout cela avait disparu. L'air poussiéreux proliférait au sein de mes poumons ; je toussai, je toussai !

Près de l'ancien parc, des arbres couchés étaient recouverts de tuiles brisées ; un réverbère faisait le pont sur le Crinchon et, dans le cratère formé par l'obus gisaient une colombe et la girouette de l'abbaye. L'odeur des pavés survivants battus par la pluie et caressés par le vent, était sulfureuse.

Le calme apparent n'est pas que silence ; on entend toujours le grondement de la guerre : les explosions, les avions, les pas pressés et l'Espérance.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 19:43

Arras, toi qui m'as vu naître et m'a vu grandir Je suis rentré, avec mes lettres pour t'écrire.

Le pays ne rayonne pas qu'avec le gris !
Je me lasse d’ouïr et de lire Paris,
La capitale de ma Douce France.
Pour le pays d’Artois, ma ville est sa préface !
Je préfère jouer la lyre pour Arras
Qui est, j'en suis désolé, moins tendance. 
 

Pourtant cœur de l'Artois, au très joli minois,
Au centre se dresse son délicat Beffroi
Surmonté d'un lion, gardien depuis longtemps coi.
Arras, ville où les civilisations s'embrassent...
Le soleil est porté par ce matou matois,
C'est le signe de sa richesse d'autrefois,

Temps, où elle était élevée sur le pavois.
Arras, ville pleine de grâces.
 

A une époque troublée par le désastre,
Quand elle eut été délivrée, lors d'un jour faste,
Arras trouva la protection du pieux Saint Vaast.
Son nom nous légua un précieux vestige...
Sur le Crinchon s'élève un séduisant astre
Qui, au paganisme et au chaos, fait contraste,
Anoblissant Arras en une ville faste.
Les vestiges figent notre prestige.


Arras est un fauve qui, parfois, se terrait ;
Visitez les Boves qui aiment prospérer.
Sous les pas des passants, le pavé palpitant
Pénètre en perçant le cœur de ses habitants.
 

Il est un autre homme, nommé Vauban,
Qui laissa un bel édifice,
Dont on ne connut jamais le service.
Ce qui est un mobile qui vaut ban.

Utile est-il d'inscrire la Belle Inutile
Au sein de ce poème arrassophile,
Car son surnom muche son sex-appeal.
Aujourd'hui on te pense être nubile...
De ce que j'imagine, ton futur rutile.
Non, tu n'es pas une infertile !

 

 

Faute de fil je scelle là, sa fin.
Pas de flac sans flaque, pas de flaque sans flotte.
Voici le sac des rimes un peu sottes
Qui filent le faîte d'Arras sans lin.
Si cette soyeuse foi est sans suite,
Zut ! c'est que mon souffle est en fuite.

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 21:27

Arras, toi qui m'as vu naître et m'a vu grandir,
Je suis rentré, avec mes lettres pour t'écrire.

 

Les aiguilles de l'horloge ont tourné
Depuis que j'ai quitté la rue Voltaire.
Mais dans le secret, je t'ai espionnée
Comme si j'étais ton dépositaire.

Mon quartier et moi avons cheminé
Suivant un divergent itinéraire.
Lui cherchant un fidèle passionné,
Moi, délaissant le riche Sanctuaire.

Le passé susurre aux maux à venir,
Des présents mots pour adoucir.
Sauvez le suave vesou de Souvenir

Car cette sève est savourée par l'avenir.


Souvenirs de l'école élémentaire,
- Entourée de deux bienveillantes tours -
Dont les mystérieux tracés de la cour
Ont tant suscité mon imaginaire...

Près du labyrinthe, deux grands sapins
Ont pris, dans leur feuillage, mon jouet.
Je vous ai maudit avec un discret
Mépris pour la perte de mon gredin.

Vous en vouloir toujours, je ne le puis.
Faisons la paix car les années ont fuit
Et je sais que mon nom n'est pas sculpté
Dans votre graciée écorce exultée.

 

Le passé susurre aux maux à venir
Des présents mots pour adoucir.
Sauvez le suave vesou de Souvenir
Car cette sève est savourée par l'avenir.


Le nom d'une institutrice est gravé
Puisqu'elle me permit de m'élever.
Madame K, vous avez animé
L'un de mes piliers : l'Amour de rimer.

Mais l'école a une place de choix
Dans la mémoire du vieux chérubin.
Outre votre voix, comptons les copains,
La première punition qui déçoit...

Les concours et les combats dans la cour,
Les premiers résultats et les bons points,
Les tristes adieux lors d'un sombre jour
Dont l'image garde ses embonpoints.

Le passé susurre aux maux à venir
Des présents mots pour adoucir.

Sauvez le suave vesou de Souvenir
Car cette sève est savourée par l'avenir.
 

Des connaissances de la Tour Pascal,
Je ne me souviens que d'un adulte banal
Pour qui j'éprouvais une compassion
Car il vivait dans la désolation.

L'été je visitais Voltaire et puis Corneille
- Olivier et moi chassions les abeilles -
Mais aussi Descartes et puis Balzac
- Que nous avions choisi comme bivouac … -

Du présent provient ma mélancolie
Quand je vois que la défense d'orties
Ne donne plus sur un champ de blés las ;
Mais sur Rabin et Nelson Mandela.

 

Le passé susurre au mot « avenir »
Des présents maux à adoucir.
 

Le Temps passe et les habitants oublient,
J'ai subi le même sort que Timy,
Ce petit commerce près du Vincennes.
Le Temps reste le champion de l'arène.

 

Sauvez le suave vesou de Souvenir
Car cette sève est savourée par l'avenir.

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