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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 19:37

B – Les malaises extra-ordinaires et le retour à la maison.

1 - Les malaises. 

Souvenez-vous jusqu'à maintenant le père que je suis vous a expliqué la grossesse, l'accouchement, les choix faits et la grosse partie du séjour à la maternité. Il y a eu plusieurs cas de malaise extra-ordinaire, c'est à dire qui ne sont pas communs. 

Déjà un trimestre est passé, alors plutôt que de suivre l'historique, je vais exceptionnellement présenter un catalogue des petits moments difficiles.

Il y a des choses que j'ai déjà expliquées, c'est pourquoi elles ne font pas l'objet d'un développement.

  • La péridurale qui ne fonctionne pas du premier coup.

  • L'accouchement par forceps

  • L'interminable attente post-accouchement.

  • L'infection. Vous vous souvenez quand dans mon précédent article je parlais de ma méfiance vis à vis de la médecine ? Je vous laisse découvrir ce qui suit.

Nous sommes quelques heures après l'accouchement, au petit matin. Manon me parle de ses douleurs. Normal pensais-je. Elle se fait examiner. Tout va bien nous dit-on. Plus tard, dans l'après midi, même scénario. Le lendemain, idem. Sauf qu'elle s’aperçoit qu'elle a des pertes étranges. Elle m'en informe et je constate effectivement que ce n'est pas normal. Je ne suis pas médecin mais imaginons si vous perdez du sang bleu, on saura vous et moi que ce n'est pas normal, n'est-ce pas ? Et bien c'est un peu le même cas de figure. Elle en parle lors de la visite de l'équipe soignante qui l'examine aussitôt : « Non, il n'y a rien madame. C'est très propre et c'est une belle cicatrice. »

Une belle cicatrice, à peine moins de 36 h plus tard ? On trouvait ça bizarre. De jour en jour, la douleur ne partait pas et l'étrangeté des pertes non plus. On a bien ré-alerté, plusieurs fois, l'équipe qui nous rassurait sur la beauté de l'intervention. Étant insistant, ils ont accepté de faire un prélèvement le jour de notre départ. Les résultats ne nous parviendraient que la semaine d'après.

De retour à la maison, j'ai pu ausculter ma femme. Ce que j'ai vu m'a mis la puce à l'oreille. Nous avons consulté mon médecin-traitant à qui nous avons exposé les symptômes. Elle a contribué à une amélioration certaine en 2-3 jours grâce à l’homéopathie. 

Huit jours sont passés, la maternité nous contacte. Il y a bien une infection importante qu'il faut rapidement traiter avec des antibiotiques. Une infection avec staphylocoque à cet endroit non traitée pendant onze jours si l'on avait eu confiance ..  

  • La prise de sang de Rose. 
    Les professionnels de santé ont estimé nécessaire de faire un prélèvement de sang à Rose pour écarter des pistes infectieuses de déshydratation. Leur soupçons se reposaient sur des lèvres un peu écumeuses. Les spécialistes en allaitement sont venues, ont vues et ont conclu ça se passait formidablement bien. Mon diagnostique était que dans la chambre il faisait vraiment très chaud et qu'au moment où elle a été visitée, nous étions en peau à peau. Bref, ils ont fait leur travail bien qu'ils avaient tords mais même la prise de sang fût un carnage. Déjà deux personnels entrent et l'une dit à l'autre en tendant le matérielle : « Tu veux essayer ? »

    Ok je vous fait un arrêt sur image de la scène :
    "Manon est allongée avec Rose, une experte en lactation lui malaxe le sein pour l'exprimer et recueillir du lait dans une cuillère. Le but le donner à Rose, que le corps médical croyait déshydratée. Moi, je suis debout, contre le mur au pied du lit et j'observe. Les deux femmes sont chacune de part et d'autre du lit avec la stagiaire à ma gauche et sa « tutrice » à ma droite. Manon a eu un blocage psychologique. Plus moyen de faire sortir une goutte. On ne dit rien et on laisse sa chance. La fille pique Rose et n'y arrive pas. La petit hurle. La stagiaire continue de remuer son aiguille pour transpercer la peau. Mais rien. Elle s'arrête, et veut ré-essayer. Sa tutrice la stoppe en lui rappelant de changer d'aiguille.

    Bon, supposons que la stagiaire était stressée et qu'elle a simplement oublié l'un de ses fondamentaux. Elle ré-essaye. Je vous promets que je pourrais faire un copier-coller de tout ce qui précède. Quant à la petite, elle hurlait toujours et la maman était pétrifiée. Les deux personnels se proposaient de recommencer sans nous consulter. J'ai mis mon véto en expliquant qu'on n'en est pas à la première boulette depuis notre séjour et que ça fait trop. Une bonne heure plus tard, quand l'infirmière revient sans la stagiaire, la prise de sang n'a pris que deux minutes top chrono et sans encombre. 

     

  • Le test de guthrie

Ce test obligatoire consiste en une petite prise de sang au niveau du talon. Il permet de dépister des maladies rares. Le prélèvement doit être effectué avant le troisième jour pour un traitement dans les 12 jours en cas de résultat positif.

Pas de nouvelles. Entre son premier et son deuxième mois, on reçoit une lettre du laboratoire de Lille qui explique que la qualité du prélèvement ne lui permet pas d'être exploité. Il a donc fallu procéder (quasi inutilement) au même examen.

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