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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 21:24

Poursuivons donc avec les autres petits pépins que nous avons rencontrés. Rien ne se passe jamais comme prévu, n’est-ce pas ? 

  • Durant le séjour en maternité, le corps médical procède au test de dépistage préalable de la surdité. Les aides-soignantes débarquent et nous expliquent la procédure. On pose des capteurs sur l’enfant et deux grosses oreillettes. L’appareil est sensible aux bruits. A la porte, une petite pancarte indique : "test auditif en cours". Dans la chambre, nos portables son éteints, on ne parle pas, on chuchote légèrement. Mais c’est un échec, « bébé bouge trop » pouvait-on lire sur l’appareil alors que Rose était profondément endormie. Au troisième test même scénario. L’oreille gauche est validée rapidement. Mais pour l’oreille droite c’est un peu plus long. L’appareil affiche "trop de bruit". Sauf qu’il n’y en avait pas. L’oreillette se détachait et l’aide-soignante la remettait sans cesse. Elle tenait également les fils à l’arrière qui, vu l’état devait avoir traversé les âges. Nouvel échec de ce troisième test.
    Oui, je ne vous ai pas parlé du deuxième. Il a durée 2 ou 3 minutes, avant que les professionnelles n’abdiquent par impatience.
    Jour de la sortie, le test doit obligatoirement avoir un résultat viable. Il a lieu mais l’oreille droite fait un caprice. Enfin ça c’est ce que pensent les médecins. Pour nous, c’est différent : un vieil appareil, qui ne tient pas à l’oreille, dont il faut tenir les fils et qui indique trop de bruit dans l’endroit le plus calme de l’établissement ne peut pas donner de bonnes informations... Nous serons donc convoqués ultérieurement à Lens ou à Lille pour un nouveau test.
    Quelques jours plus tard, un rendez-vous est fixé à Lens, la veille de son premier mois. Nous nous y rendons et passons avec au moins deux heures de retard. Un petit coup d’appareil dans les mêmes conditions, avec toutefois un équipement en meilleur état, et un résultat positif.

     
  • Une fois que Manon fut contactée pour le résultat du prélèvement vaginal, on lui somme de se rendre à la maternité pour obtenir un antibiotique. Originairement ce devait être administré localement puiqu’elle allaitait. Mais on lui en donne à prendre par voie orale, contre-indiqué chez la femme allaitante. Manon décide, dans un premier temps, de ne pas le prendre. Puis sur les conseils d’une amie infirmière qui explique que l’infection pourrait remonter jusqu’à contamination du lait, elle s’y résout. Sachez que cet antibiotique peut développer, en effet indésirable, une mycose (un champignon).
     
  • Rose a fait le muguet. Doux nom floral, pour une infection (par champignon) de la muqueuse buccale à l’anus en passant par le système digestif. Il y a un soupçon fort de lien de causalité entre l’antibiotique et le muguet. Une horreur qui dura une semaine avec les symptômes à leur paroxysme et plus de deux semaines jusqu’à éradication.
     
  • Enfin à l’hôpital, Rose s’était raidie en se tordant, retint sa respiration et bava de la mousse. Je n’ai pas vu la scène. Elle m’a été décrite par la maman, qui paniquée m’appelle et appelle au secours. Moi, je ne comprends pas bien ce qu’il se passe et finalement, avant même que j’ai pu réagir tout était redevenu normal. A notre retour à la maison, il y eu un épisode similaire.

Je dormais et Manon s’occupait de Rose qui était en phase de pré-réveil pour pouvoir la préparer à l’allaitement. Elle m’interpelle paniquée, tenant Rose à bout de bras qui ne respirait pas. Elle était consciente mais elle ne respirait pas. Je ne sais pas si elle retenait sa respiration ou si elle a été effrayée par le mouvement qui la sortait du lit. Tout ce dont je me souviens c’est qu’elle se tordait en mode fœtus inversé, avec des yeux qui semblaient appeler à l'aide. Je ne sais pas comment, cependant j’ai agi avec beaucoup de sang froid. Je l’ai saisie, je l'ai retournée et je lui ai tapoté  un peu le dos au cas où ce serait un problème d’étouffement. Je crois que le mouvement de bascule à créer un appel d’air qui l’a soulagée. Mais je n’en suis pas certain. Quoiqu’il en soit le reste de la nuit fut psychologiquement compliquée.

 

B – Le retour à la maison.

 

Le retour à la maison est parfois redouté des jeunes parents car nous sommes seuls face à l’enfant. Quel bonheur que de remettre les pieds chez nous, loin de tous ces tracas médicaux. Si humainement, l’équipe était sympa, nous avons eu notre lot d’erreurs et de méconnaissances. J’avais pris une semaine de vacances pour assurer la transition sur les bons conseils de ma belle-mère. Finalement, le rythme a été pris très vite . A par l’épisode nocturne et le muguet, tout s’est bien passé et tout se passe bien.

 

Voilà ainsi s’achève cette très longue série sur la paternité. Rien de transcendant, ce n’est jamais qu’un retour sur expérience. Sobrement intitulé « La Paternité », je pars de la définition pour en venir petit à petit sur le rôle du père pendant cette phase intermédiaire que l’on appelle la grossesse. La vie ne s’arrête pas là et il y a probablement beaucoup de choses qui m’attendent. Mais j’ai la conviction que tout ira pour le mieux. Je sais et je sens la fibre paternelle inscrite en moi.

Dans la prochaine série sur la paternité, qui portera sans doute un autre nom, je partagerais des épisodes courts mêlant un peu de pratique et de réflexion.

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